jeudi 31 octobre 2013

#geneatheme Mon arrière-grand-mère


(archives personnelles)

Cette photo est la seule que je possède de mes arrière-grands-parents paternels, les parents de ma grand-mère. Pierre Paul Georges René TROUVE a épousé Marie Thérèse MEGE le 7 avril 1927 à Faye-d'Anjou (49). Lui y est né en 1900, elle est née à Rablay-sur-Layon, commune voisine, en 1909. Ils ont l'air sérieux sur cette photo, dans leurs habits du dimanche. Mais au quotidien, c'était bleu de chauffe pour ces agriculteurs.

Elle a à peine 18 ans lorsqu'ils se marient, elle les aura une semaine plus tard. Ce mariage a peut-être été un peu précipité, car on découvre que ma grand-mère Annie (dont j'ai déjà parlé sur ce blog) naît tout juste deux mois après leur union. Viendront ensuite Marie-Jo Raymonde en 1928, "Tonton Pierrot" en 1933, Léone en 1936, "Tante Michelle" en 1941 et "Tonton Gaby" en 1942.

Je n'ai jamais connu grand-père Trouvé, décédé en 1976, soit 3 ans avant ma naissance, mais j'aimais aller voir Grand-mère (c'est comme ça qu'on l'appelait). C'est la seule de tous mes arrière-grands-parents que j'ai connue. Elle habitait à Thouarcé (49), au lieu-dit de Misolive, hameau déjà présent sur les cartes de Cassini.


Je me rappelle sa maison, avec toilettes dans un cabanon dans le jardin. Un détail complètement inimaginable pour le petit garçon que j'étais ! Avec l'âge, et pour plus de confort, elle a ensuite emménagé dans une maison de ville à Faye-d'Anjou et continuait à faire un petit bout de jardin avec l'aide de ses enfants. Elle est décédé en 1992, une semaine à peine avant ma première communion, à 83 ans. Et a priori, elle a transmis ses secrets de santé à ma grand-mère, toujours en pleine forme à 86 ans !

lundi 30 septembre 2013

#geneatheme Mon organisation

Le thème du mois de septembre du généathème est l'organisation, ou plutôt l'organisation de chacun. C'est parti !

Matériel
Un PC portable Asus, écran 17", Windows 7, disque dur 1,2 To (ça laisse voir venir). J'en suis très satisfait. Il fonctionne bien, répond rapidement à tout ce qu'on lui demande, donc a priori, sauf casse, il va me faire encore un petit moment.

Logiciel
Heredis 12 pour ma part. J'ai acheté Heredis il y a maintenant 5 ou 6 ans, et j'achète globalement une mise à jour sur 2. A voir si la version 14, annoncée pour très prochainement, m'incitera à le renouveler. Je suis très satisfait de ce logiciel, compte tenu de mon utilisation. Je ne fais pas de saisie d'acte ou autres choses du genre, donc pour rentrer des ancêtres dans un logiciel, il le fait très bien !

Un compte Geneanet, pour publier mes données, mais aussi pour rechercher le cas échéant des indices de déblocage (l'option privilège est alors essentielle !).

Mes recherches
J'en ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog, je dépouille pour l'instant des communes où mes ancêtres ont vécu (en fait, les ancêtres de ma femme pour l'instant). Au début, comme tout le monde, je remontais toutes les branches (du moins j'essayais). Et puis, je ne sais pas pourquoi, je me suis passionné pour cette branche de ma femme, et depuis, je ne la lâche plus. Peut-être au début parce que les archives du 91 étaient ergonomiques et fonctionnaient bien, je ne sais pas. L'inconvénient est que, du coup, je laisse complètement en jachère mes autres recherches (sauf quand j'en ai marre de certains registres...).

J'ai donc un fichier Word, intitulé "En cours", avec une liste de communes (une vingtaine environ, aux frontières de l'Essonne, du Loiret et de la Seine-et-Marne), que je voudrais éplucher. J'en ai fait 5 pour l'instant, il reste beaucoup de travail sur ce point là.
Pour chaque commune, je note les registres disponibles en ligne, au début en rouge. Chaque registre en cours passe en surligné jaune et une fois fini, devient noir. Ca me permet de ne rien oublier.

Pas d'Evernote pour moi, ni de petit cahier noir, juste une clé USB (très précieuse).

Mon organisation
Mon disque dur est partitionné en 4, et une partition est consacrée à la généalogie.


Contrairement à beaucoup de monde (d'après les différents articles parus sur le sujet ce mois-ci), pas de classement par n° SOSA, ou par individu. De par mes recherches, j'ai beaucoup d'individus non SOSA, donc ce serait trop fastidieux.
J'ai opté depuis le début, et cela me convient parfaitement, pour un classement que je qualifie de simple : un dossier avec les actes de naissance / baptême, un autre pour les actes de décès / sépulture, un autre pour les mariages (aussi un pour les divorces, mais très peu d'actes).
A l'intérieur, tous les fichiers sont nommés NOM prénom date. Ainsi l'acte de naissance de mon AAGP est dans le dossier Actes de naissance, sous la référence DAVY Jean 31011855.

"Actes à trier" contient, comme son nom l'indique, les actes à trier que j'ai conservés, car sur les communes épluchées, le nom est dans ma généalogie, mais ne peut pas être rattaché à mon arbre pour l'instant. A l'intérieur, même système, un dossier naissance, mariage et décès, avec un sous-dossier par commune, pour ne pas mélanger tout ça. J'essaie de faire du tri une à deux fois par an dans ce dossier, principalement l'été quand les connexions Internet ne sont pas excellentes.

"Livrets de famille" contient les photos / scans des livrets de famille que j'ai pu récupérer. Ils sont une des bases des recherches généalogiques.

"Livrets militaires" contient les photos du livret militaire du grand-père de mon épouse. C'est sa grand-mère qui m'a permis de le consulter. En attendant les suivants.

"Photos" contient, comme son nom l'indique, des photos, mais qui ne recèlent aucune information "traitable" en tant que tel. Divers sous-dossiers : églises, individus, lieux, mariages, monuments aux morts, naturalisations, sépultures.

Enfin, un dernier gros morceau avec le dossier "Registres". Il contient les photographies faites des registres communaux, non disponibles sur les AD en ligne, mais que je suis allé photographier directement dans les mairies en question. Trois communes de l'Essonne pour l'instant : Boigneville, Buno-Bonnevaux et Gironville.

Tout ceci est sauvegardé sur une disque dur externe, à une périodicité que je vais devoir raccourcir, étant pour l'instant très aléatoire (globalement tous les 4 ou 5 mois).

La suite
On ne s'arrête jamais quand on a commencé sa généalogie. Les prochaines étapes pour moi :
  • scanner les documents papiers que j'ai (principalement des actes du XXème siècle, reçus des mairies)
  • traiter les photos que ma grand-mère maternelle m'a données, et qui permettent enfin de mettre des visages sur des noms (un article prochainement sur le sujet)
  • rechercher les registres matricules des ancêtres décédés lors de la Grande Guerre
  • essayer de laisser tomber de temps en temps mes recherches dans l'Essonne pour débroussailler mes autres branches qui en ont grandement besoin pour certaines !

vendredi 13 septembre 2013

CSI Buno : une mort naturelle pour Marie Bruneau ?

Un nouveau spin-off pour la célèbre série ? D'accord, la paroisse de Buno, dont j'ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog, c'est moins sexy que Las Vegas, Miami ou Manhattan. Mais tout de même, déjà en 1668, les légistes avaient leur mot à dire...

Le curé de l'époque, plutôt bavard à plusieurs reprises, nous "narre" ici l'enterrement, puis le "déterrement" de la malheureuse Marie Bruneau, servante âgé de 15 ou 16 ans... Et égratigne au passage la justice de l'époque.

Sources : archives communales

"Marie Bruneau servante de Charles Rouzelle laboureur
a Buno apres avoir recu les s sacrements pendant sa maladie
derniere a ete enterrée a costé de la tour de cette eglise aagée de
quinze ou seize ans le lundy vingt et un may mil six cent
soixante et huit de par autorité de justice deterrée le lendemain
pour etre visitée sur le bruit qui couroit  qui sa mort luy avoit
ete causée que quelques coups quelle avoit depuis peu ressut (?), et
fut remise a sa fosse le mesme jour apres avoir eté ouverte du
chirurgien, elle avoit pourtant eté laissée libre apres sa mort pres
de vingt quatre heures avant que destre portée en terre sur quoy
le juge pretendit cause d'ignorance
Elle nestoit pas de cette paroisse"

samedi 31 août 2013

#geneatheme Thouarcé, le village de mes ancêtres

Mieux vaut tard que jamais ! Pendant les mois de juillet et août, Sophie Boudarel, de La Gazette des Ancêtres, nous emmène une fois de plus sur leurs traces, avec la (re)découverte de leur village.

Une fois n'est pas coutume, je laisse un peu de côté les ancêtres de ma femme, pour m'intéresser à ma lignée patronymique.

Les Davy, aussi loin que remontent les archives, viennent du département du Maine-et-Loire. Ceux auxquels je vais m'intéresser aujourd'hui viennent de Thouarcé.

Source : Google Maps

Située dans la vallée du Layon, qui la traverse, elle est située au sud d'Angers et à l'ouest de Saumur. On y produit notamment du Bonnezeaux, un vin blanc liquoreux classé AOC, que je conseille à tous.

Thouarcé est un petit village plutôt calme, qui tend à attirer de jeunes familles, ce qui permet de redynamiser un peu le village. Son histoire est plutôt banale, rien d'exceptionnel, hormis deux incendies dans le bourg, lors de la Guerre de Vendée avec ses colonnes infernales.

Ascendance Cyril Davy

Les DAVY arrivent à Thouarcé en 1842, lorsque Louis René DAVY, né en 1815 à Gonnord, dorénavant commune de Valanjou, épouse le 2 juillet Christine Potentienne Ludivine LAMOUREUX, née en 1822 à Vauchrétien, à quelques kms de là. Ils viennent de fixer à La Tremblaye, chez René, le père de Christine.

Source : Google Maps

Le lieu-dit de La Tremblaye est assez ancien, apparaissant déjà sur les cartes de Cassini. Sur cette carte Google plus récente, on le situe un peu à l'écart du bourg, non loin des Chasnières, dont j'ai parlé ici lors du Challenge AZ, où réside ma grand-mère. Egalement non loin Le Paradis, où habitait mon grand-oncle Pierre Trouvé et aussi Misolive, où habitait mon arrière-grand-mère Marie-Thérèse Mège.

Cette maison de La Tremblaye est depuis le milieu du XIXème siècle dans la famille. Elle l'était en tout cas jusqu'au décès de mon grand-oncle Maurice, en septembre 2011. A priori, elle a été vendue depuis, malheureusement serais-je tenté de dire.

Mes grand-père, arrière-grand-père et arrière-arrière-grand-père y sont tous nés et y ont tous vécus. Je n'ai pas de photo récente de La Tremblaye, et Google Maps n'y est pas passé, vu les petits chemins de campagne. A peine peut-on l'apercevoir au loin sur le Street View ci-dessous.

Source : Google Street View

lundi 26 août 2013

Des vacances généalogiques

Avec le mois de septembre qui approche, et la reprise également (depuis une semaine déjà pour ma part), vient le temps de faire un bilan des vacances généalogiques.

Des registres à trier
Comme je l'ai déjà évoqué, pour les ancêtres de ma femme, originaires en grande partie du sud de l'Essonne, j'épluche une à une les communes qu'ils ont traversées, afin de les suivre le plus possible à la trace. Je m'étais déjà rendu dans 2 mairies, afin de photographier des registres manquants sur les AD en ligne.
Mais pour la commune de Buno-Bonnevaux (fusion des paroisses de Buno et de Bonnevaux au moment de la Révolution), il n'y a quasiment rien en ligne avant 1716, hormis 3 ou 4 années éparses.
J'ai profité dernièrement d'un moment libre pour y faire un saut et photographier ainsi tous les registres disponibles dans les archives communales. Au total, près de 50 années supplémentaires de registres paroissiaux ! Et pas loin de 1000 photos à trier. J'en ai épluché une grosse moitié déjà, ce qui m'a permis de remonter une à deux générations sur les Sosas de ma femme, et de regrouper certains individus (les remariages étant très fréquents à l'époque).

Des monuments aux morts publiés
J'avais également pris le temps dernièrement de photographier certains monuments aux morts, toujours dans la même région du sud Essonne. Et j'ai profité des vacances pour les publier sur Geneanet, afin d'en faire profiter les autres internautes. Cela m'a également permis de retrouver traces de plusieurs cousins éloignés des ancêtres de ma femme, tombés lors de la Grande Guerre. Sont donc dorénavant consultables les Monuments aux Morts des communes de Boutigny-sur-Essonne, Buno-Bonnevaux, Champmotteux, Mespuits, Moigny-sur-Ecole et Prunay-sur-Essonne.

Du ménage
Dans mon "épluchage" des registres des communes des aïeux de ma femme, je mets parfois de côté certains actes, dont je pense qu'ils peuvent se raccrocher à mes recherches, mais que je ne peux pas raccorder pour l'instant. Et bien sûr, l'été est la période propice pour faire un peu de ménage et justement tenter de bouturer ces branches aux autres déjà existantes, même si ce ne sont au final très souvent que des branches cousines éloignées.

Des vieilles photos
J'avais également fait part à ma grand-mère maternelle de mon souhait de voir les vieux albums photos qu'elles conservent chez elle. Et c'est chose faite depuis hier ! Que de générations remontées et des visages sur des noms, allant jusqu'à des arrières-arrières grands-parents. Il faut maintenant que je fasse du tri dans les clichés que j'ai pris de ces albums. Et ce sera peut-être l'objet d'un article ultérieur.

Et même en voyage...
Oui, même en vacances, au bord de la plage, toujours une pensée pour la généalogie. Nous sommes partis en Gironde cette année (sans aucune arrière-pensée généalogique à la base ;-)), et ce fut l'occasion au final de nous rendre dans la mairie de la ville de décès du grand-père de ma femme, afin de récupérer cet acte. Et également de passer devant sa dernière demeure...

Et vous ? Avez-vous profité des vos vacances pour avancer dans vos recherches ?

vendredi 28 juin 2013

#geneatheme Alliance et mariages croisés

Mes voyages récents en mairie, en plus de combler les vides manquants sur les AD91 en ligne, m'ont donné l'occasion de mettre la main sur certains actes intéressants. Notamment cet acte, dans la commune de Boigneville, en date du 14 novembre 1707.

Deux beaux mariages croisés, entre le frère et la soeur Dezerville (Charles André et Marguerite) et la soeur et le frère Poitou (Catherine et Charles). Deux familles désormais fortement alliées entre elles.

Le mariage Charles Dezerville / Catherine Poitou sera cependant plus fécond, l'autre branche s'éteignant a priori à la génération suivante.

Archives municipales de Boigneville

"Le quatorze novembre mil sept cent sept ont
esté mariés en face de notre mère la sainte eglise les
fiançailles estants faites le jour précédent et
après la publication des trois bans sans qu'il se
soit trouvé aucun empeschement Charles André
Dezerville fils de deffunct Paul Dezerville et
deffuncte Jacqueline Guiet ses pere et mere
et Catherine Poytou fille de Jean Poytou et de
deffuncte Catherine Tiercelin ses pere et mere
Et ont este maries a la meme messe les
ceremonies cy dessus estant faites Charles Poytou
fils de Jean Poytou et de deffuncte Catherine
Tiercelin ses pere et mere
et Marguerite Dezerville fille de deffunct Paul
Dezerville et de deffuncte Jacqueline Guyet ses pere
et mere en presence de Jean Poytou d'Estienne
Guiet François Lestau"

vendredi 21 juin 2013

Jusqu'à ce que la mort ne nous sépare pas

En continuant mes explorations de registres, je suis tombé sur cet acte, qui m'a beaucoup touché. J'avais déjà rencontré des époux/épouses inhumés peu de temps l'un après l'autre, mais inhumés en même temps, c'est la première fois. Sont-ils morts ensemble ? A un jour d'écart et inhumés ensemble ? On ne le saura certainement jamais...

AD91 en ligne - Gironville-sur-Essonne - 4E_1582 pp 138

"Le premier avril mile sept cent quante six furent inhumés dans le cimetière de la paroisse les corps de Marin Reveillé agé environ quarate quatre ans (manoeuvre ?), et Marie Pigneau sa femme âgée de quarante trois ans qui avant mourir ont resu tous leurs sacremens sepultures faites en presence de Marie Godard sa mere de Jean Reveille son frere, de Pierre Pigneau frere de la deffunte, de Pierre Broust beau frere et plusieurs autres parens et amis"

mardi 4 juin 2013

Un curé assassiné

Je continue mes voyages au coeur des archives de la commune de Gironville-sur-Essonne (91). Je suis en train de traiter les photos que j'ai prises vendredi dernier en mairie des registres manquants en ligne. Et je suis tombé sur cet acte.

Archives Municipales de Gironville-sur-Essonne

"L'an 1713 le vingt quatre janvier au dit an a été par moy prêtre desservant sousigné inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Messire Ambroise Grimault de Maupas en son vivant prêtre et curé de Golainville doyenné d'Etampes, agé de cinquante cinq ans, lequel s'est trouvé le vingt deux du présent mois et an assassiné sur le territoire de cette paroisse et après avoir levé son dit corps en présence de plusieurs habitants de cette dite paroisse qui m'avoient averty de sa mort et ce en présence de maître Robert Charles le Cauchois prêtre curé de Notre Dame de Maisse, de Charles Quatrehomme ancien habitant, Etienne Petit, Médard Bluet sonneur et de Barthelemy Leloup marguillier dont les uns ont signé les autres non, et après l'ouverture du corps dudit Sieur Grimault de Maupas qui en a été faite le vingt trois du présent mois et an par Charlost le jeune chirurgien de Milly et un autre chirurgien dudit Milly et de Marchand medecin audit lieu à la requeste de m Allaire procureur fiscal dudit lieu."

Pourquoi cet assassinat ? Il faudrait sûrement que je me rende aux archives, pour voir s'il subsiste la trace d'un éventuel procès. Pour l'argent qu'il aurait pu posséder sur lui peut-être ?

lundi 27 mai 2013

Anne Louise la cloche

Je continue mon exploration des registres de la commune de Gironville-sur-Essonne (je me rends d'ailleurs à la mairie a priori vendredi pour photographier des registres manquants sur les AD91 en ligne).

En date du 21 décembre 1705, on peut trouver l'acte suivant :

AD91 en ligne - Gironville-sur-Essonne - 1601/1706 (collection communale) pp 259

"Le vingtieme jour de decembre la grosse cloche de cette paroisse a esté benite par moy curé soussigné et a esté parrain La personne de Noble Louis Alexandre de Laumoy escuier chevalier seigneur de Gironville Des Grands et Petits Carnaux et de Boigneville en partie et la marraine Noble Dame Anne Perrette Ginisse femme de Monseigneur Louis (Huraux?) De l'Hospital escuier chevalier seigneur de Vignay et l'ont nommée Anne Louise le jour cy dessus de l'année mil sept cent et cinq"

Pourquoi nommait-on les cloches ? Compte tenu de l'importance de l'église et des diverses célébrations du calendrier catholique ? Pour lui porter chance ?

vendredi 24 mai 2013

Des quadruplés en 1722

Nous avons tous croisé des jumeaux lors de nos recherches, parfois éventuellement des triplés, mais des quadruplés (d'une même ventrée, comme le souligne le curé), c'est la première fois pour ma part. Et cette naissance s'est déroulée en 1722... Nous sommes toujours à Gironville sous Buno (devenue depuis Gironville-sur-Essonne).

Comme il fallait malheureusement s'y attendre, l'acte suivant celui relatant l'inhumation des quadruplés est celui de l'inhumation de la mère... Des quadruplés dans les conditions médicales que nous connaissons, ce n'est déjà pas une mince affaire, alors imaginons il y a près de 400 ans.

La femme décède à 37 ans, alors que les enfants décèdent à peine 6 mois et demi après le mariage des parents.

 AD 91 en ligne - Gironville-sur-Essonne - 4E_1582 pp 65

"Le vingt septième octobre mil sept cent vingt deux furent inhumez dans le cimetière de la paroisse les corps de trois garçons et une fille qui ont été ondoyez à la maison nés d'une même ventréele jour et an que dessus qui ont eu pour père Jean de La Foy laboureur à Moignanville et pour mère Catherine Morinet fait en présence de leurs parents et amys. Renard curé de Gironville"

"Le douzième novembre mille sept cent vingt deux fut inhumé dans le cimetière de la paroisse le corps de Catherine Morinet femme de Jean de La Foy laboureur à Moignanville, laquelle était agée environ de trente sept ans fait par moy curé sous signé, ses parents et amys présents, Renard curé de Gironville"