vendredi 10 juin 2016

#ChallengeAZ - I comme Inconnu ou presque

Nous voici maintenant à Maisse, sud est de l'actuel département de l'Essonne, aux limites du Loiret et de la Seine-et-Marne. Commune qui m'est chère, car une grande partie des ancêtres de ma femme y a vécu. J'ai commencé (et effectué à peu près à 50%) le relevé (quasi intégral) des registres de cette commune et j'ai commencé à en photographier le cimetière.

Au détour d'un registre, je tombe sur un acte qui, forcément, interpelle. Dans la marge est écrit "Décès d'un inconnu". Mais nous allons nous rendre compte que cet inconnu ne l'est pas tant que ça. A mon avis, il est surtout déclaré inconnu, car n'étant pas du coin.

On découvre (copie en est insérée à l'intérieur du registre) qu'il possède sur lui un billet de sortie de l'Hôpital du Val de Grâce.

Archives en ligne de l'Essonne - Maisse
Registres d'état civil - 4E_1875

Du dix mars l'an mil huit cent sept
Acte de décès d'un inconnu decedé le
neuf mars à cinq heures du soir chez le
sieur Toussaint Minier aubergiste (n'ayant
dautre papier qu'une feuille de route moitié déchirée)
ou etoit inscrit mois de février 1807 a l'hôpital
militaire a paris par billet est sorti
cejourd'huy trois du mois de mars
1807 [...]
d'apres les renseignements que nous avons
pu recueillir cest un conscrit parti depuis
deux mois de moulin en bourbonnois. Son
etat paroissoit être cultivateur vetu d'un
gilet pantalon gris melé foncé et un
autre gilet blan le tout en gros lainage
taille d'environ cinq pied deux pouce n'ayant
reconnu aucune marque ni cicatrice sur son
corp nous avons trouvé xxx en argent
dont partie a servie pour le faire enterez [...]


Quant au billet en question, il nous en dit en peu plus sur son identité.

Archives en ligne de l'Essonne - Maisse
Registres d'état civil - 4E_1875

Billet de sortie
58e régiment d'infanterie de ligne 8e Bataillon 8e Compagnie
Le nommé Jean Segaud chasseur agé de 19 ans natif de
Cindré canton de Jaligny departement de l'allier domicilié de droit
a cindré entré le dix sept du mois de fevrier 1807 a lhopital
militaire du val de grace par billet est sortie ce jourd'huy
trois du mois de mars 1807

jeudi 9 juin 2016

#ChallengeAZ - H comme Hollandais, ces soldats

Nous changeons complètement de région pour atterrir à Breteuil, dans l'actuel département de l'Oise. La commune se situe quasiment au centre d'un triangle Amiens-Beauvais-Compiègne.

Nous voici au début de l'an 3, pendant la Révolution Française. La France, en plus des remous créés par la dite révolution, doit affronter la Première Coalition. Techniquement, c'est la France qui déclare la première la guerre au Roi de Hongrie et de Bohème en 1792. Les mois et les années suivantes verront s'affronter les belligérants, que ce soit dans le nord de la France, en Belgique ou aux Pays-Bas notamment.

1794 fut le théâtre de nombreuses batailles :
- la Bataille de Tourcoing en mai 1794, remportée par la France
- la Bataille de Tournai toujours en mai 1794, remportée par les Coalisés
- la Bataille de Fleurus en juin 1794, remportée par le France. Cette bataille voit par ailleurs la première utilisation militaire d'un ballon d'observation
- la Bataille de Sprimont en septembre 1794, remportée par la France

Lors de ces différentes batailles, la France a probablement fait de nombreux prisonniers, et a priori certains d'entre eux ont atterri à Breteuil, pas si loin finalement des différents théâtres d'opération.

On trouve leurs traces dans les registres des décès de cette période. Je ne trouve en revanche trace nulle part de ce 8 fructidor an 2 lors des diverses batailles, si certains ont des informations, n'hésitez pas.

On trouve de même des soldats français décédés également sur ce même champ de bataille.

En date du 18 vendémiaire an 3

Archives en ligne de l'Oise - Breteuil
Registres d'état civil - 2MI/ECA 104 R5

[...] lesquels
nous ont déclaré que Kleckener, hollandois natif de
Masto Sergent au Régiment Douglas fait prisonnier
à l'Ecluse le huit fructidor dernier, est mort ce jour d'huy
en la maison de l'hospice de cette commune [...]

En date du 23 vendémiaire an 3

Archives en ligne de l'Oise - Breteuil
Registres d'état civil - 2MI/ECA 104 R5

[...] lesquels
nous ont déclaré que Tricouge né suisse, servant
dans le Régiment Darmstadt hollandois fait prisonnier
à l'Ecluse el huit fructidor dernier est mort ce jour d'huy
en la maison de l'hospice de cette
commune [...]

Et beaucoup d'autres actes du genre sur les pages suivantes.

mercredi 8 juin 2016

#ChallengeAZ - G comme Géomètres amateurs

Nous restons dans la commune actuelle de Miramont-de-Guyenne (Lot-et-Garonne), mais dans l'ancienne paroisse Saint-Etienne de Befferry. Je conseille d'ailleurs au passage à ceux qui ne connaissent pas cette ville d'y passer faire un tour, notamment pour y découvrir sa bastide.

Cette commune est située entre Agen (47) et Bergerac (24), un peu à l'est de Marmande. Et est limitrophe d'Armillac, dont nous allons parler dans l'acte qui nous intéresse.

Source : Google Maps

Nous voici donc chemin faisant avec les curés desdits Armillac et Befferry. Le but est de délimiter plus précisément ces deux paroisses, pour des raisons administratives mais aussi, à n'en pas douter, pour des questions de (gros) sous. Pour essayer d'être le plus juste possible, on emmène les plus anciens paroissiens pour aider à la tâche. Dommage que le registre soit tâché sur une partie du texte, qui nous gâche en partie la compréhension de certains passages.

Archives en ligne du Lot-et-Garonne - Miramont-de-Guyenne
Registres paroissiaux 1739-1792 - E SUP_1483

Ce jourd huy 30 juillet 1768 Mr le curé d'armillac et moy
nous sommes transportéz avec les plus anciens de nos paroissiens
connaissant mieux que nous la divise de la paroisse d'Armillac
d'avec celle de Befferry, et avons fait piqueté la dite divise
qui prend a quarante pas ou trente neuf depuis le coin de la maison
de Mademoiselle Briffaut en suivant le chemin ou il y a un picquet placé
dès aujourd'huy en suivant en droite ligne au ruÿsseau de xxx
dupar (?) qui est au coin du jardin du dit Briffaut portage xxx
et près de meme qu'un petit ruisseau xxx ou il y a aussi xxx
sur le terrier ou un coignassier. Route ou la xxx
d'armillac avait accoutumé de passé avant qu'on ne defrichat quelque
lambeau de pré, et pour ne pas gater et domagé le terrain en
semance, Mr le Curé d'armillac passe au dessus de la maison
de Mademoiselle Briffau. Ce a quoy j'ai consenti quoy que cela feut
dans ma paroisse, sans toutefois me porter aucun prejudice ny a mes
successeurs.

mardi 7 juin 2016

#ChallengeAZ - F comme Feu de Joie à Miramont

Nous voici maintenant en janvier 1782 à Miramont-de-Guyenne, dans l'actuel département du Lot-et-Garonne, paroisse Notre-Dame-de-Miramont.

Début janvier 1782 est organisé un feu de joie, un grand feu allumé en plein air lors de réjouissances publiques. Quelles sont les réjouissances en question ?

Tout d'abord "la naissance de Monseigneur Le Dauphin". Louis XVI est roi depuis déjà 7 années, quand Marie-Antoinette met au monde le 2ème enfant du couple, leur 1er fils. Louis Joseph Xavier François de France naît le 22 octobre 1781. Malheureusement, il mourra le 4 juin 1789.

Ensuite le feu de joie célèbre également "la victoire remportée par Mr le comte de grace sur les anglois". La France a pris part à la Guerre d'Indépendance des Etats-Unis. Et y prit même une part importante, d'abord par la fourniture de matériel et d'aides en faveur des Insurgés américains, qui ne voulaient plus des colons anglais, ensuite par un apport d'hommes. Notamment lors de la Bataille de Yorktown, qui fut un tournant décisif de cette guerre.

Cette Bataille oppose les insurgés américains et leurs alliés français commandés par le Comte de Rochambeau aux Britanniques commandés par Lord Cornwallis. La flotte française (dirigée par l'Amiral de Grasse, que nous retrouvons donc) assure le blocus du port de Yorktown, alors que les troupes franco-américaines encerclent la ville, puis l'assiège. Lord Cornwallis, qui commande les forces anglaises, se rend, avec ses troupes, soit 7500 hommes. On est donc assez proche des 8000 hommes dont parle notre curé, par-delà les océans.

Archives en ligne du Lot-et-Garonne - Miramont-de-Guyenne
Registres paroissiaux 1767-1792 - E SUP_1481

Transcription du début de l'acte
Le six janvier 1782 la communauté a fait un feu de joye
a l'occasion de la naissance de Monseigneur Le Dauphin
et de la victoire remportée par Mr le comte de grace
sur les anglois par la prise de Cornualis fait prisonnier
avec toute la garnison de huit mille hommes dans la
ville d'hyork en amerique. Mrs les consuls ont conduit
le cure de l'eglise en procession jusqu'au bucher dressé au
foirol, la bénédiction a été faite, et il a été allume par
le sr curé conjointement avec mrs les consuls chacun a sa
loge au nombre de trois. On a fait de suite une decharge et
le sr cure a autorisé le Te Deum Laudamus qui a été chanté
devant le feu, et étant fini, mrs les consuls avec la troupe
ont réacompagné le sr curé en procession a l'eglise ou etant
arrives avons chante xxxx agenoux le sub tuum
praesidium , le verset et l'oraison pour le roy.

lundi 6 juin 2016

#ChallengeAZ - E comme Eglise et réparations en série à Chapaize

Nous voici dans la paroisse de Chapaize, aujourd'hui département de la Saône-et-Loire. On connaît l'importance de la religion chez les Français sous l'Ancien Régime. Mais pour pratiquer le culte dans de bonnes conditions, encore fallait-il que l'église de la paroisse soit dans un état convenable. Et un curé un peu bavard, comme on les aime, nous relate les réparations et installations entreprises en 1741 dans l'église de cette paroisse.

Et on peut dire que les réparations sont d'envergure. Réfection du toit (manquant depuis plus de 120 ans !), de la voûte. Installation d'un confessionnal, d'un escalier pour monter au clocher. On imagine facilement dans quel état pouvait être l'église avant tout ça.

Archives en ligne de Saône-et-Loire - Chapaize
Registres paroissiaux 1727-1768 - E dépôt 3459

En l'année 1741 a eté couverte a neuf en laves l'Eglise
de chapaise, savoir le clocher et le chœur a la
décharge du seigneur decimateur ; les nefs a la décharge
des habitants : il y pleuvait partout auparavant comme
dans les rues pour n'avoir pas été couverte depuis
peut etre plus de 120 ans. En meme tems a été reparé
la voute tombé du collateral près de la petite porte
d'entrée au bout bas de l'eglise. Le confessionnal a été
fait et placé dans le meme tems. L'escalier pour
monter au clocher a été aussy edifié et lecroux
de la voute du chœur bouché le tout par les soins
et peine de Maitre François Martinsa curé alors
du dit lieu. Ledit escalier a été construit aux frais du seigneur
decimateur, et les fenetres du clocher racommodées.

samedi 4 juin 2016

#ChallengeAZ - D comme Dispense (ou le curé généalogiste de Lauzun)

Pour se marier aujourd'hui en France, les restrictions sont moindres qu'avant la Révolution Française. Vous pouvez par exemple légalement vous marier entre cousins. Sous l'Ancien Régime, c'est l'Eglise qui gère les sacrements, dont le mariage. Et qui accorde le droit ou non de se marier.

Plusieurs dispenses existent, afin de contourner les règles très strictes de l'Eglise sur le sujet. Par exemple, la dispense d'affinité spirituelle. Normalement, quelqu'un qui est parrain ou marraine ne peut, sauf dispense, se marier avec son/sa filleul(e) ni même avec un des parents de l'enfant.

Mais la dispense qui va nous intéresser ici est la dispense de consanguinité. Sous l'Ancien Régime, l'Eglise interdisait le mariage entre parents jusqu'au 4è degré canonique. En droit canonique (ou droit religieux), on calcule les degrés en comptant le nombre de générations jusqu'à l'ancêtre commun.


Pour obtenir une dispense pour le 2è degré, il faut la demander directement à Rome. Pour les 3è et 4è degrés, c'est l'évêque qui va se charger de vérifier et de donner (ou pas) la dispense.

C'est notre cas ici. Nous voici à Lauzun, paroisse Saint-Nazaire, dans l'actuel département du Lot-et-Garonne, en 1758. Les dits Jean Duffeu et Pétronille Barré désirent se marier, mais ont un arrière-arrière-grand-père en commun. L'Eglise ne leur permet donc pas de se marier, sauf à obtenir une dispense. C'est pourquoi ils sont convoqués "dans la maison qu'habite le sieur maitre Jean Lescure Bachelier en theologie et curé dudit Saint-Nazaire".

Celui-ci, pour accorder la dispense, doit s'assurer de plusieurs points. L'un après l'autre, d'abord le dit Jean Duffeu, ensuite la dite Pétronille Barré, ils vont répondre aux questions du curé et de la "commission" mise en place pour examiner leur demande.

On commence par l'état civil des requérants.

Puis le curé s'assure de la bonne volonté des requérants "interrogé s'il n'a point été forcé, violenté et contraint par crainte, surprise ou autrement de rechercher en mariage Pétronille Barré sa parente et de présenter la dite requete
a répondu non."

Ensuite vient la question essentielle de cette dispense, le degré de parenté.
"Interrogé en quel degré il est parent de la dite Pétronille Barré.
A répondu que c'est au quatrième degré".

S'ensuit alors de la part de notre curé un bout d'arbre généalogique, qui ravira les généalogistes que nous sommes en ce qu'il nous donne tout simplement les 4 générations précédant celle de nos futurs mariés. Autant dire une aide précieuse pour les recherches, d'autant plus que le marié n'est pas de la paroisse de la mariée.

Archives en ligne du Lot-et-Garonne - Lauzun
Registres paroissiaux 1753-1757 - E SUP_1504

Les mêmes questions seront posées à la requérante, qui apportera les mêmes réponses. Puis aux témoins, à savoir les parents, un frère et un oncle de la mariée et un oncle du marié.

Enfin, le curé rend sa décision, qui va dans le sens de la demande des requérants.

Tout considéré le Saint Nom de Dieu invoqué, vu ce qu'il résulte du dit procès
verbal et empiètement. Disons que nous avons dispensé et dispensons
Lesdits Jean Duffeu et Pétronille Barré de l'empêchement dirimant
du quatrième degré de consanguinité qui est entreux, leur avons
permis et permettons non obstant iceluy de contracter et solenniser
mariage ensemble, en face de notre mère La Sainte Eglise, suivant
les cérémonies requises par le Saint Concile de trente et
les ordonnances de Notre diocese ; dans lequel mariage
ainsi contracté

vendredi 3 juin 2016

#ChallengeAZ - C comme Conversion

Il ne va pas être question ici de conversion de monnaie ou encore de conversion de date entre les calendriers Grégorien et Républicain sous la Révolution.

Tout au long du XVIè siècle, le Royaume de France est déchiré par des guerres de religion. Ces conflits opposent catholiques et protestants (ou huguenots). Entre 1562 et 1598, la France va connaître huit guerres de religion. En 1598, le roi Henri IV promulgue l'Edit de Nantes, qui accorde notamment des droits de culte, des droits civils et des droits politiques aux protestants.

Mais en 1685, Louis XIV révoque cet Edit et signe l'Edit de Fontainebleau. Le protestantisme devient alors interdit en France. Au moins 200 000 protestants choisissent l'exil.

C'est dans ce contexte "anti-protestant" que nous arrivons en 1723 à Sauxillanges, aujourd'hui dans le département du Puy-de-Dôme, alors partie du diocèse de Clermont en Auvergne. Ces conversions qui apparaissent sur les registres sont toujours un moment particulier. On imagine le converti, dans l'attente de sa conversion, entouré de tous les paroissiens, catholiques, alors que lui est protestant. Il s'agit ici d'un soldat allemand, protestant, qui se convertit au catholicisme, on imagine, pour pouvoir rester en France, dans cette paroisse de Sauxillanges. Conversion d'autant plus symbolique qu'elle a lieu le jour de l'Ascension.

Une transcription quasi intégrale de l'acte en question suit la photo.

Archives en ligne du Puy-de-Dôme - Sauxillanges
Registres paroissiaux 1721-1730 - 3E 319 46

L'an de grace mille sept
cent vingt trois le sixieme
jour de mai jour de l'ascension
de notre seigneur Jesus christ au ciel
en presence des témoins soussignes et
principaux habitans de la ville et paroisse de Sauxillanges
dioceze de clermont en auvergne, Jean Christian
Gôd Lôp meysner naquit de la ville de dresde capitale
du royaume de saxe, dioceze de ...... agé de
vingt deux ans soldat dans le regiment de brie infanterie
ayant reconnu que hors de l'eglise catholique, apostolique
et romaine il n'y a point de salut, a de sa bonne
volonté et sans aucune contrainte fait profession
de la foy catholique, apostolique et romaine, & a
fait abjuration de l'hérésie de Lhuter entre mes
mains, de la quelle je luy ai donné l'absolution en
vertu du pouvoir que monseigneur l'éveque de
Clermont m'a donné pour cet effet, en foy de
quoy ledit Jean Christian god Lôp  meysner qui a été
absous de l'hérézie a signé [...]

jeudi 2 juin 2016

#ChallengeAZ - B comme Bénédiction de croix à Lucy-sur-Yonne

On connaît tous l'importance de la religion catholique pour nos ancêtres, surtout avant la Révolution Française, où le calendrier était réglé comme du papier à musique par les diverses célébrations catholiques et où chacun devait se conformer aux règles de l'Eglise, sous peine de châtiment spirituel et de damnation éternelle.

On imagine donc l'effervescence provoquée en 1724 par le changement de la croix située aux abords de l'église de Lucy-sur-Yonne (dans l'Yonne). Comme les cloches de l'église trois ans plus tôt, la nouvelle croix va donc avoir droit à sa bénédiction, non sans avoir rappelé l'importance de cette croix et de son adoration (et à travers elle, de l'adoration du Christ).

A priori, cette croix n'existe plus. Grâce à notre ami Google Maps, qui m'a permis de faire virtuellement le tour de l'église de Lucy-sur-Yonne, je ne décèle qu'une croix en fer, sur un socle en pierre. Peut-être a-t-elle été changée au fil du temps.

J'ai retranscris intégralement cet acte de bénédiction, juste après l'image dudit acte.

Archives en ligne de l'Yonne - Lucy-sur-Yonne
Registres paroissiaux 1705-1729 - 4E235/E2, 5Mi536/6

Le dimanche vingt neuf octobre de l'année mil sept cent
vingt quatre Nous Guillaume Grossot prestre bachelier
en theologie curé de cette paroisse de nostre dame de la
nativité de Lucy sur Yonne à l'issue de nos vespres de
paroisse nous sommes transportes en procession au devant
de la grande croix de pierre qui est derrière le chœur de
la ditte eglise dans la place publique ou il y en avoit une
de bois auparavant, la ditte croix de pierre manuellement
erigée par les soins de Jean Maillaut batonnier de la
confrerie de la vierge et des deniers de sa queste, Où après
avoir prononcé un discours touchant l'obligation d'honorer
la croix comme le moyen dont notre Sauveur s'est puny
pour nous racheter, et l'obligation que nous sommes de faire
un bon usage des croix et des souffrances à l'exemple de ce
xxx sauveur. Nous avons suivant la permission de Monseigneur
le grand vicaire beny la dite croix solennellement présent
ledit Jean Maillaut et les autres habitans assemblez
apres quoy nous etant agenouillez pour l'adorer nous
l'avons baisée par respect et tout le peuple ensuite
pendant que nous avons chanté les xxx, nous nous
en sommes ensuite retournez en procession a
l'eglise, et avons dressé le present acte pour servir de
memoire de la susdite benediction et nous nous sommes
soussignez avec les soussignez lesquels se sont xxx
sans signer

mercredi 1 juin 2016

#ChallengeAZ - A comme Avis de recherche

Lorsqu'on fait appel à un généalogiste, celui-ci doit mettre tous les moyens en œuvre pour apporter une réponse à son client. Il a une obligation de moyens, et non de résultats. Encore faut-il qu'il apporte la preuve qu'il a effectué toutes les recherches possibles. Il en était de même au XIXè siècle.

On retrouve au détour d'un registre de 1739 un acte de recherche d'un certain Léon Carüel, généalogiste à Paris. Cet homme n'a pas les moyens technologiques à notre disposition aujourd'hui, à savoir les archives en ligne notamment, ou éventuellement même Geneanet s'il est coincé. Et il n'a a priori pas très envie de se déplacer dans le département de la Haute-Saône. Il contacte donc les différentes mairies susceptibles de pouvoir l'aider, selon les premiers éléments qu'il a en sa possession.

Archives en ligne de la Haute-Saône - Passavant-la-Rochère
Registres paroissiaux 1739/1749 - EC_404EDEPOT12 pp2

J'identifie ce document comme un document du XIXè siècle car notre généalogiste parle de communes et d'arrondissement.
Les communes ont été créées par l'Assemblée Constituante le 14 décembre 1789. Les arrondissements ont été créés par la loi du 28 pluviôse an VIII (17/02/1800), en remplacement des districts.

Probablement à des fins de succession, notre confrère généalogiste recherche divers actes (de naissance, de mariage et de décès), afin, j'imagine, de pouvoir identifier les personnes à même de récupérer la succession.

Pour motiver les mairies interrogées à effectuer des recherches, il promet 100 francs de récompense pour les informations, ou 20 francs par acte retrouvé.

mardi 31 mai 2016

#ChallengeAZ, j'en suis cette année !

Un petit moment déjà que je n'ai pas écrit de billet sur mon blog, la faute à plein de choses, dont la flemme d'écrire, je l'avoue. Et quoi de mieux pour reprendre l'écriture que le Challenge AZ, qui m'a déjà mis le pied à l'étrier pour la création de ce blog ?

Le pire, si on peut dire, c'est que je mets de côté, au fil de mes recherches personnelles mais surtout professionnelles, des idées d'articles. A foison, enfin presque.

Et c'est donc dans toutes ces idées que je vais puiser pour écrire mes articles et effectuer ce challenge cette année. Il sera donc question de sujets aussi divers et variés que ... Ah bah non, patience, vous en saurez plus dès demain. Pas de thème spécifique, mais des anecdotes, des bizarreries trouvées dans les registres, des actes pas communs. On voyagera dans toute la France ou presque, de l'Oise au Lot-et-Garonne, en passant par le Puy-de-Dôme ou encore la Saône-et-Loire.

A demain pour le début de ce nouveau Challenge !