jeudi 20 mars 2014

#geneatheme M...comme métier, celui de garde-moulin

Le thème de ce mois-ci pour le #geneatheme est M comme métier, qui nous permet de mettre en avant un métier méconnu, oublié ou beaucoup pratiqué par nos ancêtres.

Je triche un peu, en vous invitant à (re)lire mon article du dernier #challengeAZ concernant le garde-moulin.

mardi 11 mars 2014

François Fils et ses femmes

François FILS fait partie d'une des branches collatérales de ma femme. Il naît le 08/03/1764 à Boigneville (Essonne), fils de Barthélémy FILS et de Denise GUDIN. Il exercera le métier de cultivateur.

Le 5 Ventôse an 3 (23/02/1795), il va se marier à Buno-Bonnevaux, commune voisine, avec Marie Anne BUTET, de 10 ans sa cadette. Elle est la fille de Louis François BUTET et de Marie Anne POIRIER.

Voici l'acte de mariage, un acte rien de plus classique.

Sources : Archives 91, Buno-Bonnevaux, cote 4E_0453

Ils auront deux enfants, dont un seul Amand François survivra et se mariera. Marie Anne BUTET décède cependant trop jeune, en 1802 à l'âge de 27 ans, quelques semaines avant sa fille, à peine âgée de 2 ans.

François FILS, tout à son chagrin, ne se remariera pas aussitôt, élevant son garçon très certainement seul, ses parents étant décédés déjà avant son mariage.

Enfin, en 1804, il franchit le pas et décide de se remarier. Le mariage apparaît toujours sur les registres de Buno-Bonnevaux, où il est installé. Le 10 Ventôse an 12 (01/03/1804), il épouse donc en secondes noces.....Marie Anne BUTET ! Celle-ci est fille de Jean BUTET et de Anne CHARPENTIER, et veuve de Jean Pierre PREVOST. Se seconde femme est donc la parfaite homonyme de sa première femme décédée.

Source : Archives 91, Buno-Bonnevaux, cote 4E_0454

Les deux Marie Anne BUTET ne sont en plus pas étrangères l'une à l'autre, étant cousine par leurs pères.

Source : mon arbre Geneanet

Pour la petite histoire, la seconde Marie Anne BUTET décédera quelques années après le mariage, en 1807 et François FILS se remariera en 1810 avec Marie Louise Lucas.

lundi 24 février 2014

Frères d'armes

Il est parfois des destins particuliers, quand des voisins, des amis peut-être se croisent, se retrouvent, sur le chemin de cette guerre qui va les voir tomber.

Alcide Désiré Auclerc est né le 14/04/1875 à Buno-Bonnevaux, petit village de l'Essonne dont j'ai déjà parlé maintes fois. Selon sa fiche matricule, il exerce la profession de maçon. Il est appelé sous les drapeaux le 16/11/1896 et y passera presque 3 ans, jusqu'à son envoi en disponibilité en septembre 1899. Malheureusement pour lui, la guerre va le rappeler à l'activité par suite de la mobilisation générale. Il intègre le 35ème Régiment Territorial d'Infanterie. Il passera ensuite au 405è RI le 04/09/1915.

Charles Lucien Pericat est né quant à lui le 13/03/1894, dans le même village de Buno-Bonnevaux. Même s'il réside à Tousson (proche commune de Seine-et-Marne) en 1914 selon sa fiche matricule, on peut aisément supposer qu'il connaît Alcide Auclerc. Dans ce village de 323 âmes en 1911, tout le monde se connaît. Alcide Auclerc a peut-être connu sur les bancs de l'école un des oncles de Charles Pericat, né dans les mêmes années que lui.

J'ai déjà évoqué les frères Pericat, tous trois décédés en quelques mois sur le front ici.

Charles Lucien est passé au 405è RI le 15/03/1915, où il sera donc rejoint le 04/09/1915 par Alcide Désiré. Peut-être se sont-ils croisés, peut-être ont-ils profité du défilé le 24 septembre à Izel-les-Hameaux devant le Colonel et devant le Général Toulorge pour parler de leur village qu'ils aimeraient tant retrouver. Ils peuvent se remémorer les rues du village, les bals du 14 juillet, la place de l'église où l'on aime à se retrouver entre amis pour discuter.

La suite sera forcément moins gaie, comme tous les combats auxquels ils ont déjà pris part. "Le 25 au matin, le Régiment est en tranchées, entre Mont-Saint-Eloi et le ferme de Bethonval, prêt à appuyer l'attaque soit sur Souchez, soit sur Vimy. A 13h30, les Bataillons s'ébranlent en colonnes doubles, les Compagnies en ligne de sections par quatre, sous le feu des 150 et 105 allemands. La nuit se passe en avant de la route de Béthune, à hauteur de Neuville-Saint-Vaast. Le 26, de la seconde ligne une partie du 2ème Bataillon appuie le mouvement du 407ème et perd quelques dizaines de tués ou blessés. Le lendemain 27 est calme. Enfin, à minuit, le Régiment tout entier va prendre position sur le terrain déjà conquis devant le bois de la Folie par les 5ème et 6ème Divisions. Le 405ème est mis à la disposition du Général commandant la 11ème Brigade. La 5ème Compagnie s'empare à le grenade de deux points importants , puis, à partir de 11h20, toutes les unités sont successivement engagées, prenant le tranché Nietzsche, le Boyau des Communs, les retournant, les organisant, non sans avoir perdu les deux tiers des Officiers (tués ou blessés) et un millier d'hommes. Le 405ème a beaucoup souffert certes, mais il a fait l'admiration de tous ceux qui ont eu la privilège de le voir à l’œuvre." (Historique du 405è RI)

Les deux compagnons sont décédés le même jour, le 28 septembre 1915, à Neuville-Saint-Vaast, lors d'une de ces offensives destinées à gagner un bois, une plaine, une butte, qui de toute manière sera très certainement perdu les jours suivants, quand ce n'était pas le jour même.

D'après sa fiche matricule, Charles Lucien Pericat est déclaré disparu, il fait parti de ces hommes dont le corps ne sera pas retrouvé, parce que les obus, les grenades ont creusé des trous où souvent sont enfouis les corps de soldats morts et que leurs camarades n'ont pas le temps d'ensevelir convenablement.

Source : Registres matricules archives 78

Alcide Désiré Auclerc aura plus de "chance". Son décès a été constaté le 12/11/1915 et son corps est inhumé au cimetière de la Motte (Pas-de-Calais), d'après son registre matricule. Mais son décès a bien été fixé au 28/09/1915 par jugement déclaratif de décès du Tribunal Civil d'Etampes.


Source : Registres matricules archives 78

lundi 13 janvier 2014

Des tableaux et beaucoup de boulot !

Ma résolution du mois de janvier peut paraître plutôt simple : recenser mes ancêtres (ceux de mes enfants en fait) et les actes qui vont avec sur les dix premières générations. Le but est de savoir où j'en suis. Ces derniers temps, je me suis en effet beaucoup concentré sur certaines branches (principalement du côté de ma femme), et j'en ai délaissé de nombreuses autres. Et bien, le moins que l'on puisse dire est qu'il y a un boulot monstre à effectuer (et que j'ai un peu honte aussi du retard pris par endroit) !

Mais pour faire un point, il faut d'abord un outil de travail. N'étant pas du tout papier ou cahier, ni Evernote, j'ai construit un outil simple et rapide sur Excel. Il n'a pas pour but d'être génialissime, ni même d'inventer la roue (certains ont sûrement déjà un outil du genre), mais juste d'être simple d'utilisation et de me permettre de visualiser en quelques instants mes SOSA sur 10 générations et les actes que j'ai en ma possession.

Les informations dont j'ai besoin : les prénoms et noms des SOSA, leurs dates, lieux et départements de naissance, mariage et décès. J'ai volontairement séparé lieux et départements pour pouvoir si besoin faire des statistiques plus facilement.
J'ai ensuite listé tous les numéros SOSA par génération et ce sur 10 générations donc.

Et j'obtiens le tableau suivant :

Tableau SOSA vierge - source : Cyril DAVY

Bien sûr, le tableau continue sur les numéros SOSA suivants, il ne s'agit ici que d'une capture d'écran. Comme vous le voyez en bas à gauche, deux onglets : la liste des SOSA et le récap.
Si vous n'avez pas trouvé un acte, vous mettez la case de la date en rouge (ou dans toute couleur qui vous plaira ;-)). Une fois l'acte trouvé, vous décolorez la case.

En ce qui concerne la récapitulatif, en voici la capture d'écran.


Tableau récapitulatif SOSA vierge - source Cyril DAVY


Ici le but est de savoir où on en est de nos recherches. Par génération, sont listés le nombre d'ancêtres, théoriques tout d'abord, et trouvés. Ensuite, le nombre d'actes de naissance/baptême, théoriques et trouvés. Idem pour les actes de mariage et de décès/sépultures.

Illustrons un peu avec mes données pour exemple.

Je commence volontairement à la génération 5, pour ne pas avoir à cacher des données sur des contemporains. Avec des cases blanches, l'exemple ne serait pas idéal.

Tableau SOSA rempli - source Cyril DAVY

On voit donc ici que je connais tous les ancêtres de mes enfants à la 5ème génération. Tout du moins, je sais qui ils étaient. On voit aussi en rouge donc qu'il manque déjà 2 actes de naissance, 2 actes de mariage et quasiment tous les actes de décès. Je connais pourtant presque toutes les dates, je les ai obtenues soit dans les mentions marginales des actes de naissance, soit dans les précieux livrets de famille que j'ai pu consultés. Mais c'est vrai que je n'avais pas forcément fait la démarche de les demander aux différentes mairies concernées. Mais j'ai commencé à réparer tout ça en commençant avec les demandes d'actes en ligne de la mairie de Paris.

Et donc si on fait le bilan des actes en ma possession pour mes SOSA jusqu'à la 10ème génération, le résultat final n'est pas très brillant !

Tableau récapitulatif SOSA rempli - source Cyril DAVY

Ouf, je connais au moins les SOSA sur 6 générations. Le chiffre commence à diminuer ensuite, du fait de certaines branches complètement abandonnées (sur l'Italie notamment). Au total, il me manque 2/3 des individus. Je savais qu'il m'en manquait, mais je ne pensais pas que ce serait autant.

Pour les actes de naissance, les manques commencent dès la génération 5, du fait de l'Italie et également puisqu'il y a un acte dont je connais la date mais que je n'ai pas (encore) demandé. Ensuite, le pourcentage d'actes en ma possession baisse au fur et à mesure. Ce qui est logique, vu que le nombre d'individus trouvés diminue. Au final, j'ai honte de dire que je n'ai que 10% des actes de naissance.

Concernant les actes de mariage, le constat est presque identique. Les failles commencent dès la génération 3. Il me manque l'acte de mariage des parents de ma femme (les miens n'ayant jamais été mariés). Au final, un peu moins de 15% des actes de mariage trouvés.

Pour les décès, le résultat est pire. Les premières générations sont faussées, forcément. Mais ensuite, les résultats ne sont pas probants, avec un total bien faible de 6% d'actes en ma possession.

J'ai donc beaucoup de travail en perspective. Pour commencer, je vais déjà essayer de trouver (ou obtenir auprès des mairies) les actes dont j'ai les références. Et ensuite, il me faudra mettre les mains dans le cambouis pour remonter patiemment les générations et trouver les individus manquants. Et refaire des points d'étapes en cours d'année.

J'avoue que c'est un excellent exercice. J'avais remonté certaines branches assez loin (pour moi en tout cas, 14ème génération au maximum je crois), alors que d'autres sont restés des rameaux très fins. Je redécouvre des ancêtres, des régions inexploitées pour l'instant et tout cela me promet des recherches et des trouvailles fascinantes dans les prochains mois.

mercredi 18 décembre 2013

#geneatheme Mon bilan 2013

Voilà une année bien chargée pour ma part, comme pour beaucoup d'autres généabloggeurs !

Twitter / le blog
Qui d'abord aurait pu croire il y a encore quelques mois que je serais en train d'écrire ce post aujourd'hui, pour faire le point sur mon année 2013 généalogique ? Sûrement pas moi pour commencer ! Même si j'ai ouvert mon compte Twitter fin 2012, j'ai vraiment commencé à interagir durant 2013, et bien m'en a pris. Cette communauté de Généatwittos est très enrichissante et, pour avoir rencontré quelques personnes "en vrai", ma foi très sympathique ;-) J'espère renouveler cette expérience lors des prochains Matins Malins de la RFG en mars.

Mais surtout la nouveauté cette année a été mon blog ! J'ai voulu relever le challenge AZ et ce blog a été créé ... le 1er jour du dit challenge. Je ne pensais pas pouvoir tenir le coup, mais au final, l'expérience fut très enrichissante (merci à ma femme pour son soutien moral ;-)). Pour mes débuts, je suis plutôt satisfait.

Au final, 40 articles écrits (en incluant ce bilan). J'ai généralement entre 70 et 100 visites sur chacun de mes articles, ce que je trouve plutôt bien, avec mon "best seller" à plus de 600 clics ! C'est mon article du Challenge AZ sur Louis XIV, qui reprend notamment une image de la lignée royale, ce qui est généralement ce qui conduit les gens sur cet article (dixit Blogger).

Mes recherches
J'ai pas mal avancé cette année, même si on n'avance probablement jamais aussi vite qu'on le voudrait. J'ai découvert 7 couples à la génération 14 pour mes 2 fils. Pour avancer plus loin, il me faudra consulter les archives "non classiques", notariales principalement, étant arrivé au bout des BMS disponibles.

J'ai complété beaucoup de lignées (directes ou non). Pour ce faire, j'ai fini d'éplucher complètement l'état civil et les registres paroissiaux des communes de Boigneville, Prunay-sur-Essonne et Gironville-sur-Essonne (toutes trois situées dans le département de l'Essonne). Globalement, je pense pouvoir dire que 80 à 85% des actes de ces communes se retrouvent dans ma généalogie (SOSA ou alliés proches ou lointains).

Résolutions pour 2014
La première sera d'écrire un peu plus sur ce blog. Dans le meilleur des mondes, j'aimerais écrire au moins un article par semaine, et surtout rentrer un peu plus dans les détails de mes recherches, ce que je n'ai pas assez fait pour l'instant à mon goût. A voir si je peux tenir le rythme. Et surtout, il va falloir assurer pour le prochain Challenge AZ au moins de juin, qui tombe mal car en plein pendant la Coupe du Monde de football ;-) Il faudrait cette fois que j'ai planifié mes articles à l'avance, ce serait quand même beaucoup plus simple.

Le deuxième grand chantier sera de compléter mes SOSA. Avec mes histoires de dépouiller des communes entières (ce que je ne regrette pas, mais c'est très chronophage), j'ai laissé des branches entières à l'état de simples rameaux. J'aimerais trouver tous les actes concernant mes SOSA sur les 7 ou 8 premières générations. Ce serait déjà un bon début, en sachant que pour certains, je n'ai quasiment aucune information à ce jour.

Enfin, la dernière résolution sera l'entraide et l'indexation. Il y a tout d'abord le projet actuel d'indexation sur le site Mémoire des Hommes. Ensuite le projet de Clément sur l'indexation d'un tableau d'honneur de la grande guerre. Et enfin, divers sites sur lesquels j'ajoute des informations quand je les trouve au hasard de mes recherches, comme par exemple le site de l'Association Histoire du Premier Empire.

Bonnes fêtes de fin d'année à tous !

jeudi 5 décembre 2013

Indexation des Poilus sur Mémoire des Hommes

Le site Mémoire des Hommes propose un module d'indexation collaborative. Celle-ci doit permettre aux internautes d'enrichir la base des Morts pour la France de la Première Guerre Mondiale.

Voici ma contribution au projet.

AECHTLE
Gaston Marcel AECHTLE, Sergent au 414è RI, né le 22/12/1893 à Paris 20 (75), MPLF le 26/04/1918 à Locre (Belgique)

AMIARD
Henri Appolinaire AMIARD, 2è cl. au 246è RI, né le 13/03/1884 à Mainvilliers (45), MPLF le 31/08/1916 à Esnes-en-Argonne (55)

ANDRE
Hilaire César ANDRE, Caporal au 55è RI, né le 05/07/1886 à Gironville-sur-Essonne (91), MPLF le 10/04/1918 à Faulx (54)

AUCLERC
Alcide Désiré AUCLERC, Soldat au 405è RI, né le 14/04/1875 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 28/09/1915 à Neuville-Saint-Vaast (62)

BAQUET
Louis Joseph BAQUET, 2è cl. au 10è BCP, né le 13/11/1882 à Cerny (91), MPLF le 04/04/1916 à Verdun (55)

BAUDET
Julien BAUDET, 2è cl. au 119è RI, né le 01/03/1894 à Prunay-sur-Essonne (91), MPLF le 23/12/1916 à Souilly (55)
Maurice Julien BAUDET, 2è cl. au 69è RI, né le 04/09/1895 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 22/01/1915 à Autun (71)
Nestor Odile BAUDET, Canonnier conducteur au 59è RA, né le 09/07/1889 à Gironville-sur-Essonne (91), MPLF le 23/09/1914 à Fresnes-en-Woëvre (55)
Raymond Joseph BAUDET, 2è cl. au 276è RI, né le 27/02/1887 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 05/09/1914 à Plessis-l'Evêque (77)

BESNARD
Gaston Auguste BESNARD, Sergent au 26è Bataillon de Chasseurs, né le 22/08/1883 à Gironville-sur-Essonne (91), MPLF à Heippes (55)

BEZ
Antoine BEZ, 2è cl. au 22è RIC, né le 10/04/1881 à Chalabre (11), MPLF le 25/09/1915 à Massiges (51)

BOIVIN
Désiré Albert BOIVIN, soldat au 22è SCOA, MPLF le 30/09/1917 à Boigneville (91)

BOUDINEAU
Henri BOUDINEAU, 2è cl. au 58è RIC, né le 29/11/1873 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 28/05/1915 à Seddul Bahr (Turquie)

BREGE
Fernand Emile BREGE, 2è cl. au 176è RI, né le 17/05/1894 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 21/06/1915 à Seddul Bahr (Turquie)

BRIZEMUR
Jules André Lucien François Victor BRIZEMUR, 1è cl. au 196è RI, né le 01/03/1898 à Paris 9 (75), MPLF le 25/04/1918 à Heuvelland (Belgique)
Lucien Victor BRIZEMUR, capitaine au 29è RIT, né le 12/02/1873 à Prunay-sur-Essonne (91), MPLF le 24/02/1916 à Verdun (55)

BRUNEAU
Armand BRUNEAU, soldat au 31è RI, né le 20/08/1881 à Boigneville (91), MPLF le 12/06/1919 à Boigneville (91)

BUREAU
Louis Emile BUREAU, Caporal au 82è RI, né le 09/09/1888 à Sury-aux-Bois (45), MPLF le 04/01/1915 à Vauquois (55)

CAILLEAUX
Albert Paul Jules Augustin CAILLEAUX, 2è cl. au 10è BCP, né le 28/05/1895 à Etampes (91), MPLF le 04/09/1916 à Soyécourt (80)

CHAPART
César Arthur Casimir CHAPART, Caporal au 66è Bataillon de Chasseurs, né le 04/05/1884 à Neuvy-en-Beauce (28), MPLF le 13/07/1915 à Lachalade (55)

CHATELAIN
Fabien Alexandre CHATELAIN, 2è cl. au 82è RI, né le 02/01/1891 à Nanteau-sur-Essonne (77), MPLF le 24/09/1914 à Cheppy (55)

COLLEAU
Marcel Gustave COLLEAU, Sergent au 160è RI, né le 23/06/1887 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 13/07/1916 à Maricourt (80)

DARCHY
Raphaël Daniel DARCHY, 2è cl. au 151è RI, né le 04/09/1896 à Beaumont-du-Gâtinais (77), MPLF le 20/10/1916 à Rancourt (80)

DASSY
Jules DASSY, 2è cl. au 31è RI, né le 07/08/1880 à Malesherbes (45), MPLF le 17/02/1915 à Vauquois (55)
Marcel Henri DASSY, sergent au 26è BC, né le 20/05/1884 à Maisse (91), MPLF le 28/02/1916 à Suippes (51)
Victor Edmond DASSY, 2è cl. au 43è RIC, né le 19/11/1885 à Boutigny-sur-Essonne (91), MPLF le 20/08/1914 à Dieuze (57)

DAVY
René Joseph DAVY, 2è cl. au 32è RI, né le 19/11/1888 à Thouarcé (49), MPLF le 24/04/1918 à Rouvrel (80)

DENECE
Alcide DENECE, Caporal au 76è RI, né le 02/04/1890 à Valpuiseaux (91), PMLF le 28/10/1914 à Ronceux-Neufchâteau (88)
Maurice Charles DENECE, 2è cl. au 31è RI, né le 25/06/1888 à Valpuiseaux (91), MPLF le 23/08/1914 à Longuyon (54)

DIDIER
Jules Etienne DIDIER, 2è cl. au 354è RI, né le 05/01/1886 à Paris 14è, MPLF le 16/09/1914 à Osly-Courtil (02)

DUCOUP
Paulin Eugène DUCOUP, soldat au 331è RI, né le 01/05/1896 à Boigneville (91), MPLF le 13/10/1916 à Bouchavesnes-Bergen (80)

FEUILLAS
Maurice Prosper FEUILLAS, 2è cl. au 82è RI, né le 20/07/1888 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 17/01/1915 à Boureuilles (55)

FOIRY
René François FOIRY, caporal au 169è RI, né le 07/01/1893 à D'Huison-Longueville (91), MPLF le 09/09/1918 à Nanteuil-la-Fosse (02)

GAURAT
Henri Alfred GAURAT, 2è cl. au 146è RI, né le 10/08/1887 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 23/09/1914 à Lironville (54)

GENEVELLE
Eugène Léon GENEVELLE, 2è canonnier conducteur au 2è RAL, né le 10/09/1883 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 04/02/1915 à Bar-le-Duc (55)

HAMOND
André Louis Emile HAMOND, soldat au 37è RIC, né le 18/06/1895 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 09/09/1918 à Skra-di-Legen (Grèce)
Toussaint Jules Gustave HAMOND, soldat au 131è RI, né le 31/08/1874 à Semoy (45), MPLF le 08/09/1915 à Paris 15 (75)

HERBLOT / HERBELOT
André Charles HERBLOT, 2è cl. au 167è RI, né le 04/02/1896 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 18/07/1918 à La Savière (02)
Désiré Emile HERBLOT, 2è cl. au 143è RI, né le 21/05/1878 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 31/10/1915 à Sommepy-Tahure (51)

HUREAU
Arthur HUREAU, Soldat au 8è Régiment de Hussards, né le 14/03/1893 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 08/07/1918 à Ognon (60)

LABRU
Emile Armand LABRU, 2è cl. au 4è RI, né le 31/03/1888 à Boigneville (91), MPLF le 22/08/1914 à Signeulx (Belgique)

LABRU-CAILLAT
Louis Abel LABRU-CAILLAT, 2è cl. au 231è RI, né le 25/11/1880 à Noyers (45), MPLF le 17/11/1915 à Souchez (62)

LANDRY
Léon Emile LANDRY, soldat au 139è RI, né le 01/01/1896 à Orveau-Bellesauve (45), MPLF le 21/09/1916 à Hargicourt (80)

LEPICIER
Armand Alexandre LEPICIER, 2è cl. au 31è RI, né le 21/08/1883 à Gironville (91), MPLF le 05/10/1915 à Bar-le-Duc (55)
Auguste Alexandre LEPICIER, 2è cl. au 239è RI, né le 06/12/1877 à Engenville (45), MPLF le 23/06/1916 à Fleury-devant-Douaumont (55)
Felix Victor LEPICIER, sergent au 31è RI, né le 24/05/1883 à Maisse (91), MPLF le 13/10/1916 à Bouchavesnes-Bergen (80)

LUCHARD
Anselme Alphonse LUCHARD, 2è cl. au 82è RI, né le 19/10/1897 à Mespuits (91), MPLF le 14/09/1918 à Courlandon (51)

MACE
Jules MACE, 2è cl. au 295è RI, né le 21/03/1889 à Brinay (18), MPLF le 19/10/1914 à La Bassée (59)

MIGNOT
Emile Joseph MIGNOT, 2è cl. au 82è RI, né le 18/03/1888 à Orveau-Bellesauve (45), MPLF le 02/10/1914 à Lachalade (55)
Marius MIGNOT, 2è cl. au 168è RI, né le 29/12/1869 à Prunay-sur-Essonne (91), MPLF le 05/02/1917 à Jouy-sur-Morin (77)

MOREAU
Charles Léopold MOREAU, 2è cl. au 4è Zouave de Marche, né le 25/11/1890 à Mespuits (91), MPLF le 30/08/1914 à Villers-le-Sec (02)
Emile Honoré MOREAU, 2è cl. au 4è RI, né le 10/10/1891 à Mespuits (91), MPLF le 22/08/1914 à Signeulx (Belgique)

NARDON
Camille Dominique NARDON, 2è cl. au 289è RI, né le 01/06/1879 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 25/05/1915 au Plateau de Notre-Dame de Lorette (62)
Léon Louis NARDON, 2è cl. au 1er ETEM, né le 30/08/1881 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 13/10/1918 à Urbès (68)

NORMAND
Ernest Firmin NORMAND, 2è cl. au 4è RI, né le 28/12/1889 à Boigneville (91), MPLF le 13/11/1915 à Clermont-Ferrand (63)

PERAULT
Lucien Eugène PERAULT, 2è cl. au 89è RI, né le 22/11/1892 à Boigneville (91), MPLF le 22/08/1914 à Longuyon (54)

PERICA
Charles Lucien PERICA, Soldat au 405è RI, né le 13/03/1894 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 28/09/1915 à Neuville-Saint-Vaast (62)
Fernand Joseph PERICA, 2è cl. au 29è Régiment de Dragons, né le 09/05/1891 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 18/12/1914 à Nieuwpoort (Belgique)
Henri Georges PERICA, 2è cl. au 12è Régiment de Cuirassiers, né le 23/03/1890 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 26/09/1916 à Deauville (14)

PEROT
Armand PEROT, 2è cl. au 113è RI, né le 28/03/1894 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 21/03/1915 à Pougues-les-Eaux (58)
Louis Léon PEROT, 2è cl. au 31è RI, né le 02/10/1888 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 24/08/1914 à Longuyon (54)

POINTEAU
Albert Adrien POINTEAU, soldat au 271è RIT, né le 24/01/1873 à Marsainvilliers (45), MPLF le 17/11/1918 à Clavier (Belgique)

RAYER
Léo Edouard Pierre RAYER, Maréchal des Logis au 1er Groupe d'Aviation, né le 01/10/1891 à Montgeron (91), MPLF le 27/12/1917 à Châlons-en-Champagne (51)

ROYNE
Georges Auguste ROYNE, 2è cl. au 2è RMZT, né le 13/01/1886 à Moisenay (77), MPLF le 02/05/1916 à Douaumont (55)
Lucien ROYNE, Caporal au 331è RI, né le 09/03/1887 à Moisenay (77), MPLF le 24/09/1914 à Cheppy (55)

SANTERNE
Georges Charles SANTERNE, sergent au 74è RI, né le 22/04/1888 à Boigneville (91), MPLF le 23/05/1916 à Douaumont (55)

SCHARFF
Amédée Jean SCHARFF, 2è cl. au 279è RI, né le 24/11/1886 à Paris 14 (75), MPLF le 25/08/1914 à Courbesseaux (54)

SIMONET
Louis Julien SIMONET, 2è cl. au 82è RI, né le 20/08/1892 à Paris 12 (75), MPLF le 26/09/1914 à Varennes-en-Argonne (55)

SIROTEAU
Ernest Célestin Modeste SIROTEAU, sergent au 276è RI, né le 07/01/1878 à Tigy (45), MPLF le 16/08/1917 à Bezonvaux (55)

SYLVAIN
René Emilien SYLVAIN, 2è classe au 89è RI, né le 16/04/1894 à Boigneville (91), MPLF le 25/09/1916 à Bouchavesnes-Bergen (80)

TABOUREL
Prosper Adolphe Louis TABOUREL, soldat au 321è RI, né le 19/5/1879 à Saint-Georges-de-Reimtembault (35), MPLF le 18/8/1918 à Malesherbes (45)

THEVENOT
Eugène THEVENOT, soldat au 14è RI, né le 27/02/1879 à Boigneville (91), MPLF le 10/10/1917 à Verdun (55)
Marcel André THEVENOT, Caporal au 10è BCP, né le 19/01/1890 à Boigneville (91), MPLF le 20/09/1914 à Suippes (51)

TOURET
Clément Louis TOURET, 2è cl. au 169è RI, né le 01/10/1891 à Brouy (91), MPLF le 26/05/1915 à Ecrouves (54)
Henri Désiré TOURET, 2è cl. au 21è RIC, né le 29/09/1889 à Brouy (91), MPLF le 06/09/1914 à Ecriennes (51)

TRANCHANT
Adrien Eugène TRANCHANT, 2è cl. au 26è RI, né le 19/01/1891 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 26/09/1914 à Dompierre-Becquincourt (80)

VELLARD
Georges Désiré Eugène VELLARD, Maréchal des Logis au 45è RA, né le 09/11/1893 à Coinces (45), MPLF le 04/05/1915aux Islettes (55)

jeudi 21 novembre 2013

#Geneatheme Une famille décimée

Contrairement à beaucoup de généalogistes, je n'ai pas d'ancêtres directs décédés lors du conflit de 14-18. Des frères, des cousins, des oncles de SOSA, mais pas de SOSA. Ma femme en a pour sa part 3 : ses deux arrière-grands-pères paternels, ainsi qu'un arrière-arrière-grand-père du côté maternel.

Mais je vais les laisser de côté, au moins pour l'instant, pour montrer une nouvelle fois que cette guerre a coûté très cher à beaucoup trop de familles. C'est en indexant le monument aux morts de Buno-Bonnevaux (91) sur Mémoire des Hommes que j'ai noté les informations dont je vais traiter.

Monument aux morts Buno-Bonnevaux, collection personnelle
 
Eugène Honoré PERICAT et Adèle Eugénie BARDIN font partie de familles collatérales alliées de celle de ma femme. Ils se marient à Buno-Bonnevaux le 19/10/1887. Naissent de cette union deux filles : Henriette Adèle Eugénie en 1887 et Fernande Marie en 1889. Suivent quatre garçons : Henri Georges en 1890, Fernand Joseph en 1891, Charles Lucien en 1894 et enfin Alphonse Maurice en 1896.

Lorsque la guerre éclate, Henri Georges et Fernand Joseph ont a priori terminé leur service, sauf s'ils sont encore sous les drapeaux alors que la loi Barthou fait passer le service de 2 à 3 ans. A noter qu'Henri Georges est de la classe 1911, alors qu'il est né en 1890 (les registres sont formels, je ne sais pas d'où vient cette erreur). Charles Lucien est quant à lui appelé l'année du début de la guerre. Je pense qu'Alphonse Maurice sera appelé ensuite, le temps venu (à vérifier aux AD sur les registres matricules).

Sur les fiches Mémoire des Hommes, Henri Georges est affecté au 12ème Régiment de Cuirassiers, Fernand Joseph au 29ème Régiment de Dragons et Charles Lucien au 405ème Régiment d'Infanterie.

Fernand Joseph au sein du 29ème Régiment de Dragons commencera la guerre en Belgique, avant de revenir vers Paris, puis de reprendre le chemin des Flandres. L'historique du régiment sur Gallica nous indique les événements suivants pour décembre 1914.
"Dans les premiers jours de décembre 1914, le 29ème Dragons [...] est prêt à prendre part à nouveau au combat.
Il semble que l'ennemi, épuisé par la sanglante bataille de l'Yser, renonce à ses projets offensifs. Le Commandement français décide de saisir l'occasion pour élargir la tête de pont de Nieuport, afin de pousser jusqu'à Ostende.
[...] Le 15, l'escadron à pied franchit l'Yser et participe aux attaques de la Grande Dune. Pendant 12 jours, il se maintient avec la S.M. sur le terrain conquis malgré de lourdes pertes et les difficultés chaque jour plus grandes d'une lutte qui se poursuit dans les tranchées de sable."

Fernand Joseph sera de ces lourdes pertes, tué à l'ennemi le 18/12/1914 aux dunes de Nieuport.

Source : Mémoire des Hommes

Charles Lucien a dû intégrer le 405ème Régiment d'Infanterie lors de sa création en mars 1915 (cf Historique du Régiment sur le BDIC). Après quelques semaines en Champagne, le Régiment part en direction du nord, où il sera présent de nombreux mois dans le Pas-de-Calais. En juillet, "le 405ème aborde le secteur de Neuville-Saint-Vaast, où tant des siens seront destinés à verser leur sang.
Il y reste avec quelques pertes, sensibles surtout au 1er Bataillon, du 26 juillet au 5 août. Puis il va se reposer vingt jours [...]. Ce repos est employé surtout à enseigner le lancement des grenades et le travail des sapes, puis le 23 août commence une longue période de tranchées, riche en pertes et en rudes travaux. [...]
La préparation d'artillerie lourde commence, en vue de l'offensive prochaine. [...] Le 25 au matin, le Régiment est en tranchées, entre Mont-Saint-Eloi et la ferme de Bethonval, prêt à appuyer l'attaque soit sur Souchez, soit sur Vimy. A 13h30, les Bataillons s'ébranlent en colonnes doubles, les Compagnies en ligne de sections par quatre, sous le feu des 150 et 105 allemands. [...] Enfin, le 28 à minuit, la Régiment tout entier va prendre position sur le terrain déjà conquis devant le Bois de la Folie par les 5ème et 6ème Divisions. [...] Puis, à partir de 11h20, toutes les unités sont successivement engagées, prenant la tranchée Nietzsche, le boyau des Communs, les retournant, les organisant, non sans avoir perdu les deux tiers des Officiers (tués ou blessés) et un millier d'hommes. Le 405ème a beaucoup souffert certes, mais il a fait l'admiration de tous ceux qui ont eu le privilège de le voir à l'œuvre."

C'est pendant ces combats que Charles Lucien est tué à l'ennemi, le 28/09/1915, à Neuville-Saint-Vaast. En l'espace de 9 mois, la guerre vient de tuer deux des fils d'Eugène Honoré et d'Adèle Eugénie...

Source : Mémoire des Hommes

Presqu'un an jour pour jour plus tard, les deux parents recevront une 3ème mauvaise nouvelle. Henri Georges décède le 26/09/1916 à Deauville, à l'hôpital 31, des suites de blessures de guerre. Dans l'attente de consulter la fiche matricule aux AD, je n'en sais pas plus sur les circonstances de ces blessures.
21 mois auront suffi pour décimer la quasi totalité des hommes de la famille, comme dans de trop nombreuses familles en France.

Source : Mémoire des Hommes

jeudi 31 octobre 2013

#geneatheme Mon arrière-grand-mère


(archives personnelles)

Cette photo est la seule que je possède de mes arrière-grands-parents paternels, les parents de ma grand-mère. Pierre Paul Georges René TROUVE a épousé Marie Thérèse MEGE le 7 avril 1927 à Faye-d'Anjou (49). Lui y est né en 1900, elle est née à Rablay-sur-Layon, commune voisine, en 1909. Ils ont l'air sérieux sur cette photo, dans leurs habits du dimanche. Mais au quotidien, c'était bleu de chauffe pour ces agriculteurs.

Elle a à peine 18 ans lorsqu'ils se marient, elle les aura une semaine plus tard. Ce mariage a peut-être été un peu précipité, car on découvre que ma grand-mère Annie (dont j'ai déjà parlé sur ce blog) naît tout juste deux mois après leur union. Viendront ensuite Marie-Jo Raymonde en 1928, "Tonton Pierrot" en 1933, Léone en 1936, "Tante Michelle" en 1941 et "Tonton Gaby" en 1942.

Je n'ai jamais connu grand-père Trouvé, décédé en 1976, soit 3 ans avant ma naissance, mais j'aimais aller voir Grand-mère (c'est comme ça qu'on l'appelait). C'est la seule de tous mes arrière-grands-parents que j'ai connue. Elle habitait à Thouarcé (49), au lieu-dit de Misolive, hameau déjà présent sur les cartes de Cassini.


Je me rappelle sa maison, avec toilettes dans un cabanon dans le jardin. Un détail complètement inimaginable pour le petit garçon que j'étais ! Avec l'âge, et pour plus de confort, elle a ensuite emménagé dans une maison de ville à Faye-d'Anjou et continuait à faire un petit bout de jardin avec l'aide de ses enfants. Elle est décédé en 1992, une semaine à peine avant ma première communion, à 83 ans. Et a priori, elle a transmis ses secrets de santé à ma grand-mère, toujours en pleine forme à 86 ans !

lundi 30 septembre 2013

#geneatheme Mon organisation

Le thème du mois de septembre du généathème est l'organisation, ou plutôt l'organisation de chacun. C'est parti !

Matériel
Un PC portable Asus, écran 17", Windows 7, disque dur 1,2 To (ça laisse voir venir). J'en suis très satisfait. Il fonctionne bien, répond rapidement à tout ce qu'on lui demande, donc a priori, sauf casse, il va me faire encore un petit moment.

Logiciel
Heredis 12 pour ma part. J'ai acheté Heredis il y a maintenant 5 ou 6 ans, et j'achète globalement une mise à jour sur 2. A voir si la version 14, annoncée pour très prochainement, m'incitera à le renouveler. Je suis très satisfait de ce logiciel, compte tenu de mon utilisation. Je ne fais pas de saisie d'acte ou autres choses du genre, donc pour rentrer des ancêtres dans un logiciel, il le fait très bien !

Un compte Geneanet, pour publier mes données, mais aussi pour rechercher le cas échéant des indices de déblocage (l'option privilège est alors essentielle !).

Mes recherches
J'en ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog, je dépouille pour l'instant des communes où mes ancêtres ont vécu (en fait, les ancêtres de ma femme pour l'instant). Au début, comme tout le monde, je remontais toutes les branches (du moins j'essayais). Et puis, je ne sais pas pourquoi, je me suis passionné pour cette branche de ma femme, et depuis, je ne la lâche plus. Peut-être au début parce que les archives du 91 étaient ergonomiques et fonctionnaient bien, je ne sais pas. L'inconvénient est que, du coup, je laisse complètement en jachère mes autres recherches (sauf quand j'en ai marre de certains registres...).

J'ai donc un fichier Word, intitulé "En cours", avec une liste de communes (une vingtaine environ, aux frontières de l'Essonne, du Loiret et de la Seine-et-Marne), que je voudrais éplucher. J'en ai fait 5 pour l'instant, il reste beaucoup de travail sur ce point là.
Pour chaque commune, je note les registres disponibles en ligne, au début en rouge. Chaque registre en cours passe en surligné jaune et une fois fini, devient noir. Ca me permet de ne rien oublier.

Pas d'Evernote pour moi, ni de petit cahier noir, juste une clé USB (très précieuse).

Mon organisation
Mon disque dur est partitionné en 4, et une partition est consacrée à la généalogie.


Contrairement à beaucoup de monde (d'après les différents articles parus sur le sujet ce mois-ci), pas de classement par n° SOSA, ou par individu. De par mes recherches, j'ai beaucoup d'individus non SOSA, donc ce serait trop fastidieux.
J'ai opté depuis le début, et cela me convient parfaitement, pour un classement que je qualifie de simple : un dossier avec les actes de naissance / baptême, un autre pour les actes de décès / sépulture, un autre pour les mariages (aussi un pour les divorces, mais très peu d'actes).
A l'intérieur, tous les fichiers sont nommés NOM prénom date. Ainsi l'acte de naissance de mon AAGP est dans le dossier Actes de naissance, sous la référence DAVY Jean 31011855.

"Actes à trier" contient, comme son nom l'indique, les actes à trier que j'ai conservés, car sur les communes épluchées, le nom est dans ma généalogie, mais ne peut pas être rattaché à mon arbre pour l'instant. A l'intérieur, même système, un dossier naissance, mariage et décès, avec un sous-dossier par commune, pour ne pas mélanger tout ça. J'essaie de faire du tri une à deux fois par an dans ce dossier, principalement l'été quand les connexions Internet ne sont pas excellentes.

"Livrets de famille" contient les photos / scans des livrets de famille que j'ai pu récupérer. Ils sont une des bases des recherches généalogiques.

"Livrets militaires" contient les photos du livret militaire du grand-père de mon épouse. C'est sa grand-mère qui m'a permis de le consulter. En attendant les suivants.

"Photos" contient, comme son nom l'indique, des photos, mais qui ne recèlent aucune information "traitable" en tant que tel. Divers sous-dossiers : églises, individus, lieux, mariages, monuments aux morts, naturalisations, sépultures.

Enfin, un dernier gros morceau avec le dossier "Registres". Il contient les photographies faites des registres communaux, non disponibles sur les AD en ligne, mais que je suis allé photographier directement dans les mairies en question. Trois communes de l'Essonne pour l'instant : Boigneville, Buno-Bonnevaux et Gironville.

Tout ceci est sauvegardé sur une disque dur externe, à une périodicité que je vais devoir raccourcir, étant pour l'instant très aléatoire (globalement tous les 4 ou 5 mois).

La suite
On ne s'arrête jamais quand on a commencé sa généalogie. Les prochaines étapes pour moi :
  • scanner les documents papiers que j'ai (principalement des actes du XXème siècle, reçus des mairies)
  • traiter les photos que ma grand-mère maternelle m'a données, et qui permettent enfin de mettre des visages sur des noms (un article prochainement sur le sujet)
  • rechercher les registres matricules des ancêtres décédés lors de la Grande Guerre
  • essayer de laisser tomber de temps en temps mes recherches dans l'Essonne pour débroussailler mes autres branches qui en ont grandement besoin pour certaines !

vendredi 13 septembre 2013

CSI Buno : une mort naturelle pour Marie Bruneau ?

Un nouveau spin-off pour la célèbre série ? D'accord, la paroisse de Buno, dont j'ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog, c'est moins sexy que Las Vegas, Miami ou Manhattan. Mais tout de même, déjà en 1668, les légistes avaient leur mot à dire...

Le curé de l'époque, plutôt bavard à plusieurs reprises, nous "narre" ici l'enterrement, puis le "déterrement" de la malheureuse Marie Bruneau, servante âgé de 15 ou 16 ans... Et égratigne au passage la justice de l'époque.

Sources : archives communales

"Marie Bruneau servante de Charles Rouzelle laboureur
a Buno apres avoir recu les s sacrements pendant sa maladie
derniere a ete enterrée a costé de la tour de cette eglise aagée de
quinze ou seize ans le lundy vingt et un may mil six cent
soixante et huit de par autorité de justice deterrée le lendemain
pour etre visitée sur le bruit qui couroit  qui sa mort luy avoit
ete causée que quelques coups quelle avoit depuis peu ressut (?), et
fut remise a sa fosse le mesme jour apres avoir eté ouverte du
chirurgien, elle avoit pourtant eté laissée libre apres sa mort pres
de vingt quatre heures avant que destre portée en terre sur quoy
le juge pretendit cause d'ignorance
Elle nestoit pas de cette paroisse"