Le site Mémoire des Hommes propose un module d'indexation collaborative. Celle-ci doit permettre aux internautes d'enrichir la base des Morts pour la France de la Première Guerre Mondiale.
Voici ma contribution au projet.
AECHTLE
Gaston Marcel AECHTLE, Sergent au 414è RI, né le 22/12/1893 à Paris 20 (75), MPLF le 26/04/1918 à Locre (Belgique)
AMIARD
Henri Appolinaire AMIARD, 2è cl. au 246è RI, né le 13/03/1884 à Mainvilliers (45), MPLF le 31/08/1916 à Esnes-en-Argonne (55)
ANDRE
Hilaire César ANDRE, Caporal au 55è RI, né le 05/07/1886 à Gironville-sur-Essonne (91), MPLF le 10/04/1918 à Faulx (54)
AUCLERC
Alcide Désiré AUCLERC, Soldat au 405è RI, né le 14/04/1875 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 28/09/1915 à Neuville-Saint-Vaast (62)
BAQUET
Louis Joseph BAQUET, 2è cl. au 10è BCP, né le 13/11/1882 à Cerny (91), MPLF le 04/04/1916 à Verdun (55)
BAUDET
Julien BAUDET, 2è cl. au 119è RI, né le 01/03/1894 à Prunay-sur-Essonne (91), MPLF le 23/12/1916 à Souilly (55)
Maurice Julien BAUDET, 2è cl. au 69è RI, né le 04/09/1895 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 22/01/1915 à Autun (71)
Nestor Odile BAUDET, Canonnier conducteur au 59è RA, né le 09/07/1889 à Gironville-sur-Essonne (91), MPLF le 23/09/1914 à Fresnes-en-Woëvre (55)
Raymond Joseph BAUDET, 2è cl. au 276è RI, né le 27/02/1887 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 05/09/1914 à Plessis-l'Evêque (77)
BESNARD
Gaston Auguste BESNARD, Sergent au 26è Bataillon de Chasseurs, né le 22/08/1883 à Gironville-sur-Essonne (91), MPLF à Heippes (55)
BEZ
Antoine BEZ, 2è cl. au 22è RIC, né le 10/04/1881 à Chalabre (11), MPLF le 25/09/1915 à Massiges (51)
BOIVIN
Désiré Albert BOIVIN, soldat au 22è SCOA, MPLF le 30/09/1917 à Boigneville (91)
BOUDINEAU
Henri BOUDINEAU, 2è cl. au 58è RIC, né le 29/11/1873 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 28/05/1915 à Seddul Bahr (Turquie)
BREGE
Fernand Emile BREGE, 2è cl. au 176è RI, né le 17/05/1894 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 21/06/1915 à Seddul Bahr (Turquie)
BRIZEMUR
Jules André Lucien François Victor BRIZEMUR, 1è cl. au 196è RI, né le 01/03/1898 à Paris 9 (75), MPLF le 25/04/1918 à Heuvelland (Belgique)
Lucien Victor BRIZEMUR, capitaine au 29è RIT, né le 12/02/1873 à Prunay-sur-Essonne (91), MPLF le 24/02/1916 à Verdun (55)
BRUNEAU
Armand BRUNEAU, soldat au 31è RI, né le 20/08/1881 à Boigneville (91), MPLF le 12/06/1919 à Boigneville (91)
BUREAU
Louis Emile BUREAU, Caporal au 82è RI, né le 09/09/1888 à Sury-aux-Bois (45), MPLF le 04/01/1915 à Vauquois (55)
CAILLEAUX
Albert Paul Jules Augustin CAILLEAUX, 2è cl. au 10è BCP, né le 28/05/1895 à Etampes (91), MPLF le 04/09/1916 à Soyécourt (80)
CHAPART
César Arthur Casimir CHAPART, Caporal au 66è Bataillon de Chasseurs, né le 04/05/1884 à Neuvy-en-Beauce (28), MPLF le 13/07/1915 à Lachalade (55)
CHATELAIN
Fabien Alexandre CHATELAIN, 2è cl. au 82è RI, né le 02/01/1891 à Nanteau-sur-Essonne (77), MPLF le 24/09/1914 à Cheppy (55)
COLLEAU
Marcel Gustave COLLEAU, Sergent au 160è RI, né le 23/06/1887 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 13/07/1916 à Maricourt (80)
DARCHY
Raphaël Daniel DARCHY, 2è cl. au 151è RI, né le 04/09/1896 à Beaumont-du-Gâtinais (77), MPLF le 20/10/1916 à Rancourt (80)
DASSY
Jules DASSY, 2è cl. au 31è RI, né le 07/08/1880 à Malesherbes (45), MPLF le 17/02/1915 à Vauquois (55)
Marcel Henri DASSY, sergent au 26è BC, né le 20/05/1884 à Maisse (91), MPLF le 28/02/1916 à Suippes (51)
Victor Edmond DASSY, 2è cl. au 43è RIC, né le 19/11/1885 à Boutigny-sur-Essonne (91), MPLF le 20/08/1914 à Dieuze (57)
DAVY
René Joseph DAVY, 2è cl. au 32è RI, né le 19/11/1888 à Thouarcé (49), MPLF le 24/04/1918 à Rouvrel (80)
DENECE
Alcide DENECE, Caporal au 76è RI, né le 02/04/1890 à Valpuiseaux (91), PMLF le 28/10/1914 à Ronceux-Neufchâteau (88)
Maurice Charles DENECE, 2è cl. au 31è RI, né le 25/06/1888 à Valpuiseaux (91), MPLF le 23/08/1914 à Longuyon (54)
DIDIER
Jules Etienne DIDIER, 2è cl. au 354è RI, né le 05/01/1886 à Paris 14è, MPLF le 16/09/1914 à Osly-Courtil (02)
DUCOUP
Paulin Eugène DUCOUP, soldat au 331è RI, né le 01/05/1896 à Boigneville (91), MPLF le 13/10/1916 à Bouchavesnes-Bergen (80)
FEUILLAS
Maurice Prosper FEUILLAS, 2è cl. au 82è RI, né le 20/07/1888 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 17/01/1915 à Boureuilles (55)
FOIRY
René François FOIRY, caporal au 169è RI, né le 07/01/1893 à D'Huison-Longueville (91), MPLF le 09/09/1918 à Nanteuil-la-Fosse (02)
GAURAT
Henri Alfred GAURAT, 2è cl. au 146è RI, né le 10/08/1887 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 23/09/1914 à Lironville (54)
GENEVELLE
Eugène Léon GENEVELLE, 2è canonnier conducteur au 2è RAL, né le 10/09/1883 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 04/02/1915 à Bar-le-Duc (55)
HAMOND
André Louis Emile HAMOND, soldat au 37è RIC, né le 18/06/1895 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 09/09/1918 à Skra-di-Legen (Grèce)
Toussaint Jules Gustave HAMOND, soldat au 131è RI, né le 31/08/1874 à Semoy (45), MPLF le 08/09/1915 à Paris 15 (75)
HERBLOT / HERBELOT
André Charles HERBLOT, 2è cl. au 167è RI, né le 04/02/1896 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 18/07/1918 à La Savière (02)
Désiré Emile HERBLOT, 2è cl. au 143è RI, né le 21/05/1878 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 31/10/1915 à Sommepy-Tahure (51)
HUREAU
Arthur HUREAU, Soldat au 8è Régiment de Hussards, né le 14/03/1893 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 08/07/1918 à Ognon (60)
LABRU
Emile Armand LABRU, 2è cl. au 4è RI, né le 31/03/1888 à Boigneville (91), MPLF le 22/08/1914 à Signeulx (Belgique)
LABRU-CAILLAT
Louis Abel LABRU-CAILLAT, 2è cl. au 231è RI, né le 25/11/1880 à Noyers (45), MPLF le 17/11/1915 à Souchez (62)
LANDRY
Léon Emile LANDRY, soldat au 139è RI, né le 01/01/1896 à Orveau-Bellesauve (45), MPLF le 21/09/1916 à Hargicourt (80)
LEPICIER
Armand Alexandre LEPICIER, 2è cl. au 31è RI, né le 21/08/1883 à Gironville (91), MPLF le 05/10/1915 à Bar-le-Duc (55)
Auguste Alexandre LEPICIER, 2è cl. au 239è RI, né le 06/12/1877 à Engenville (45), MPLF le 23/06/1916 à Fleury-devant-Douaumont (55)
Felix Victor LEPICIER, sergent au 31è RI, né le 24/05/1883 à Maisse (91), MPLF le 13/10/1916 à Bouchavesnes-Bergen (80)
LUCHARD
Anselme Alphonse LUCHARD, 2è cl. au 82è RI, né le 19/10/1897 à Mespuits (91), MPLF le 14/09/1918 à Courlandon (51)
MACE
Jules MACE, 2è cl. au 295è RI, né le 21/03/1889 à Brinay (18), MPLF le 19/10/1914 à La Bassée (59)
MIGNOT
Emile Joseph MIGNOT, 2è cl. au 82è RI, né le 18/03/1888 à Orveau-Bellesauve (45), MPLF le 02/10/1914 à Lachalade (55)
Marius MIGNOT, 2è cl. au 168è RI, né le 29/12/1869 à Prunay-sur-Essonne (91), MPLF le 05/02/1917 à Jouy-sur-Morin (77)
MOREAU
Charles Léopold MOREAU, 2è cl. au 4è Zouave de Marche, né le 25/11/1890 à Mespuits (91), MPLF le 30/08/1914 à Villers-le-Sec (02)
Emile Honoré MOREAU, 2è cl. au 4è RI, né le 10/10/1891 à Mespuits (91), MPLF le 22/08/1914 à Signeulx (Belgique)
NARDON
Camille Dominique NARDON, 2è cl. au 289è RI, né le 01/06/1879 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 25/05/1915 au Plateau de Notre-Dame de Lorette (62)
Léon Louis NARDON, 2è cl. au 1er ETEM, né le 30/08/1881 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 13/10/1918 à Urbès (68)
NORMAND
Ernest Firmin NORMAND, 2è cl. au 4è RI, né le 28/12/1889 à Boigneville (91), MPLF le 13/11/1915 à Clermont-Ferrand (63)
PERAULT
Lucien Eugène PERAULT, 2è cl. au 89è RI, né le 22/11/1892 à Boigneville (91), MPLF le 22/08/1914 à Longuyon (54)
PERICA
Charles Lucien PERICA, Soldat au 405è RI, né le 13/03/1894 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 28/09/1915 à Neuville-Saint-Vaast (62)
Fernand Joseph PERICA, 2è cl. au 29è Régiment de Dragons, né le 09/05/1891 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 18/12/1914 à Nieuwpoort (Belgique)
Henri Georges PERICA, 2è cl. au 12è Régiment de Cuirassiers, né le 23/03/1890 à Buno-Bonnevaux (91), MPLF le 26/09/1916 à Deauville (14)
PEROT
Armand PEROT, 2è cl. au 113è RI, né le 28/03/1894 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 21/03/1915 à Pougues-les-Eaux (58)
Louis Léon PEROT, 2è cl. au 31è RI, né le 02/10/1888 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 24/08/1914 à Longuyon (54)
POINTEAU
Albert Adrien POINTEAU, soldat au 271è RIT, né le 24/01/1873 à Marsainvilliers (45), MPLF le 17/11/1918 à Clavier (Belgique)
RAYER
Léo Edouard Pierre RAYER, Maréchal des Logis au 1er Groupe d'Aviation, né le 01/10/1891 à Montgeron (91), MPLF le 27/12/1917 à Châlons-en-Champagne (51)
ROYNE
Georges Auguste ROYNE, 2è cl. au 2è RMZT, né le 13/01/1886 à Moisenay (77), MPLF le 02/05/1916 à Douaumont (55)
Lucien ROYNE, Caporal au 331è RI, né le 09/03/1887 à Moisenay (77), MPLF le 24/09/1914 à Cheppy (55)
SANTERNE
Georges Charles SANTERNE, sergent au 74è RI, né le 22/04/1888 à Boigneville (91), MPLF le 23/05/1916 à Douaumont (55)
SCHARFF
Amédée Jean SCHARFF, 2è cl. au 279è RI, né le 24/11/1886 à Paris 14 (75), MPLF le 25/08/1914 à Courbesseaux (54)
SIMONET
Louis Julien SIMONET, 2è cl. au 82è RI, né le 20/08/1892 à Paris 12 (75), MPLF le 26/09/1914 à Varennes-en-Argonne (55)
SIROTEAU
Ernest Célestin Modeste SIROTEAU, sergent au 276è RI, né le 07/01/1878 à Tigy (45), MPLF le 16/08/1917 à Bezonvaux (55)
SYLVAIN
René Emilien SYLVAIN, 2è classe au 89è RI, né le 16/04/1894 à Boigneville (91), MPLF le 25/09/1916 à Bouchavesnes-Bergen (80)
TABOUREL
Prosper Adolphe Louis TABOUREL, soldat au 321è RI, né le 19/5/1879 à Saint-Georges-de-Reimtembault (35), MPLF le 18/8/1918 à Malesherbes (45)
THEVENOT
Eugène THEVENOT, soldat au 14è RI, né le 27/02/1879 à Boigneville (91), MPLF le 10/10/1917 à Verdun (55)
Marcel André THEVENOT, Caporal au 10è BCP, né le 19/01/1890 à Boigneville (91), MPLF le 20/09/1914 à Suippes (51)
TOURET
Clément Louis TOURET, 2è cl. au 169è RI, né le 01/10/1891 à Brouy (91), MPLF le 26/05/1915 à Ecrouves (54)
Henri Désiré TOURET, 2è cl. au 21è RIC, né le 29/09/1889 à Brouy (91), MPLF le 06/09/1914 à Ecriennes (51)
TRANCHANT
Adrien Eugène TRANCHANT, 2è cl. au 26è RI, né le 19/01/1891 à Milly-la-Forêt (91), MPLF le 26/09/1914 à Dompierre-Becquincourt (80)
VELLARD
Georges Désiré Eugène VELLARD, Maréchal des Logis au 45è RA, né le 09/11/1893 à Coinces (45), MPLF le 04/05/1915aux Islettes (55)
Voyage au temps de nos aïeux, sur les traces de ceux qui nous ont construits... (et mon site pro c'est par là : http://www.histoiresdaieux.com)
jeudi 5 décembre 2013
jeudi 21 novembre 2013
#Geneatheme Une famille décimée
Contrairement à beaucoup de généalogistes, je n'ai pas d'ancêtres directs décédés lors du conflit de 14-18. Des frères, des cousins, des oncles de SOSA, mais pas de SOSA. Ma femme en a pour sa part 3 : ses deux arrière-grands-pères paternels, ainsi qu'un arrière-arrière-grand-père du côté maternel.
Mais je vais les laisser de côté, au moins pour l'instant, pour montrer une nouvelle fois que cette guerre a coûté très cher à beaucoup trop de familles. C'est en indexant le monument aux morts de Buno-Bonnevaux (91) sur Mémoire des Hommes que j'ai noté les informations dont je vais traiter.
Eugène Honoré PERICAT et Adèle Eugénie BARDIN font partie de familles collatérales alliées de celle de ma femme. Ils se marient à Buno-Bonnevaux le 19/10/1887. Naissent de cette union deux filles : Henriette Adèle Eugénie en 1887 et Fernande Marie en 1889. Suivent quatre garçons : Henri Georges en 1890, Fernand Joseph en 1891, Charles Lucien en 1894 et enfin Alphonse Maurice en 1896.
Lorsque la guerre éclate, Henri Georges et Fernand Joseph ont a priori terminé leur service, sauf s'ils sont encore sous les drapeaux alors que la loi Barthou fait passer le service de 2 à 3 ans. A noter qu'Henri Georges est de la classe 1911, alors qu'il est né en 1890 (les registres sont formels, je ne sais pas d'où vient cette erreur). Charles Lucien est quant à lui appelé l'année du début de la guerre. Je pense qu'Alphonse Maurice sera appelé ensuite, le temps venu (à vérifier aux AD sur les registres matricules).
Sur les fiches Mémoire des Hommes, Henri Georges est affecté au 12ème Régiment de Cuirassiers, Fernand Joseph au 29ème Régiment de Dragons et Charles Lucien au 405ème Régiment d'Infanterie.
Fernand Joseph au sein du 29ème Régiment de Dragons commencera la guerre en Belgique, avant de revenir vers Paris, puis de reprendre le chemin des Flandres. L'historique du régiment sur Gallica nous indique les événements suivants pour décembre 1914.
"Dans les premiers jours de décembre 1914, le 29ème Dragons [...] est prêt à prendre part à nouveau au combat.
Il semble que l'ennemi, épuisé par la sanglante bataille de l'Yser, renonce à ses projets offensifs. Le Commandement français décide de saisir l'occasion pour élargir la tête de pont de Nieuport, afin de pousser jusqu'à Ostende.
[...] Le 15, l'escadron à pied franchit l'Yser et participe aux attaques de la Grande Dune. Pendant 12 jours, il se maintient avec la S.M. sur le terrain conquis malgré de lourdes pertes et les difficultés chaque jour plus grandes d'une lutte qui se poursuit dans les tranchées de sable."
Fernand Joseph sera de ces lourdes pertes, tué à l'ennemi le 18/12/1914 aux dunes de Nieuport.
Charles Lucien a dû intégrer le 405ème Régiment d'Infanterie lors de sa création en mars 1915 (cf Historique du Régiment sur le BDIC). Après quelques semaines en Champagne, le Régiment part en direction du nord, où il sera présent de nombreux mois dans le Pas-de-Calais. En juillet, "le 405ème aborde le secteur de Neuville-Saint-Vaast, où tant des siens seront destinés à verser leur sang.
Il y reste avec quelques pertes, sensibles surtout au 1er Bataillon, du 26 juillet au 5 août. Puis il va se reposer vingt jours [...]. Ce repos est employé surtout à enseigner le lancement des grenades et le travail des sapes, puis le 23 août commence une longue période de tranchées, riche en pertes et en rudes travaux. [...]
La préparation d'artillerie lourde commence, en vue de l'offensive prochaine. [...] Le 25 au matin, le Régiment est en tranchées, entre Mont-Saint-Eloi et la ferme de Bethonval, prêt à appuyer l'attaque soit sur Souchez, soit sur Vimy. A 13h30, les Bataillons s'ébranlent en colonnes doubles, les Compagnies en ligne de sections par quatre, sous le feu des 150 et 105 allemands. [...] Enfin, le 28 à minuit, la Régiment tout entier va prendre position sur le terrain déjà conquis devant le Bois de la Folie par les 5ème et 6ème Divisions. [...] Puis, à partir de 11h20, toutes les unités sont successivement engagées, prenant la tranchée Nietzsche, le boyau des Communs, les retournant, les organisant, non sans avoir perdu les deux tiers des Officiers (tués ou blessés) et un millier d'hommes. Le 405ème a beaucoup souffert certes, mais il a fait l'admiration de tous ceux qui ont eu le privilège de le voir à l'œuvre."
C'est pendant ces combats que Charles Lucien est tué à l'ennemi, le 28/09/1915, à Neuville-Saint-Vaast. En l'espace de 9 mois, la guerre vient de tuer deux des fils d'Eugène Honoré et d'Adèle Eugénie...
Presqu'un an jour pour jour plus tard, les deux parents recevront une 3ème mauvaise nouvelle. Henri Georges décède le 26/09/1916 à Deauville, à l'hôpital 31, des suites de blessures de guerre. Dans l'attente de consulter la fiche matricule aux AD, je n'en sais pas plus sur les circonstances de ces blessures.
21 mois auront suffi pour décimer la quasi totalité des hommes de la famille, comme dans de trop nombreuses familles en France.
Mais je vais les laisser de côté, au moins pour l'instant, pour montrer une nouvelle fois que cette guerre a coûté très cher à beaucoup trop de familles. C'est en indexant le monument aux morts de Buno-Bonnevaux (91) sur Mémoire des Hommes que j'ai noté les informations dont je vais traiter.
Monument aux morts Buno-Bonnevaux, collection personnelle
Lorsque la guerre éclate, Henri Georges et Fernand Joseph ont a priori terminé leur service, sauf s'ils sont encore sous les drapeaux alors que la loi Barthou fait passer le service de 2 à 3 ans. A noter qu'Henri Georges est de la classe 1911, alors qu'il est né en 1890 (les registres sont formels, je ne sais pas d'où vient cette erreur). Charles Lucien est quant à lui appelé l'année du début de la guerre. Je pense qu'Alphonse Maurice sera appelé ensuite, le temps venu (à vérifier aux AD sur les registres matricules).
Sur les fiches Mémoire des Hommes, Henri Georges est affecté au 12ème Régiment de Cuirassiers, Fernand Joseph au 29ème Régiment de Dragons et Charles Lucien au 405ème Régiment d'Infanterie.
Fernand Joseph au sein du 29ème Régiment de Dragons commencera la guerre en Belgique, avant de revenir vers Paris, puis de reprendre le chemin des Flandres. L'historique du régiment sur Gallica nous indique les événements suivants pour décembre 1914.
"Dans les premiers jours de décembre 1914, le 29ème Dragons [...] est prêt à prendre part à nouveau au combat.
Il semble que l'ennemi, épuisé par la sanglante bataille de l'Yser, renonce à ses projets offensifs. Le Commandement français décide de saisir l'occasion pour élargir la tête de pont de Nieuport, afin de pousser jusqu'à Ostende.
[...] Le 15, l'escadron à pied franchit l'Yser et participe aux attaques de la Grande Dune. Pendant 12 jours, il se maintient avec la S.M. sur le terrain conquis malgré de lourdes pertes et les difficultés chaque jour plus grandes d'une lutte qui se poursuit dans les tranchées de sable."
Fernand Joseph sera de ces lourdes pertes, tué à l'ennemi le 18/12/1914 aux dunes de Nieuport.
Source : Mémoire des Hommes
Charles Lucien a dû intégrer le 405ème Régiment d'Infanterie lors de sa création en mars 1915 (cf Historique du Régiment sur le BDIC). Après quelques semaines en Champagne, le Régiment part en direction du nord, où il sera présent de nombreux mois dans le Pas-de-Calais. En juillet, "le 405ème aborde le secteur de Neuville-Saint-Vaast, où tant des siens seront destinés à verser leur sang.
Il y reste avec quelques pertes, sensibles surtout au 1er Bataillon, du 26 juillet au 5 août. Puis il va se reposer vingt jours [...]. Ce repos est employé surtout à enseigner le lancement des grenades et le travail des sapes, puis le 23 août commence une longue période de tranchées, riche en pertes et en rudes travaux. [...]
La préparation d'artillerie lourde commence, en vue de l'offensive prochaine. [...] Le 25 au matin, le Régiment est en tranchées, entre Mont-Saint-Eloi et la ferme de Bethonval, prêt à appuyer l'attaque soit sur Souchez, soit sur Vimy. A 13h30, les Bataillons s'ébranlent en colonnes doubles, les Compagnies en ligne de sections par quatre, sous le feu des 150 et 105 allemands. [...] Enfin, le 28 à minuit, la Régiment tout entier va prendre position sur le terrain déjà conquis devant le Bois de la Folie par les 5ème et 6ème Divisions. [...] Puis, à partir de 11h20, toutes les unités sont successivement engagées, prenant la tranchée Nietzsche, le boyau des Communs, les retournant, les organisant, non sans avoir perdu les deux tiers des Officiers (tués ou blessés) et un millier d'hommes. Le 405ème a beaucoup souffert certes, mais il a fait l'admiration de tous ceux qui ont eu le privilège de le voir à l'œuvre."
C'est pendant ces combats que Charles Lucien est tué à l'ennemi, le 28/09/1915, à Neuville-Saint-Vaast. En l'espace de 9 mois, la guerre vient de tuer deux des fils d'Eugène Honoré et d'Adèle Eugénie...
Source : Mémoire des Hommes
Presqu'un an jour pour jour plus tard, les deux parents recevront une 3ème mauvaise nouvelle. Henri Georges décède le 26/09/1916 à Deauville, à l'hôpital 31, des suites de blessures de guerre. Dans l'attente de consulter la fiche matricule aux AD, je n'en sais pas plus sur les circonstances de ces blessures.
21 mois auront suffi pour décimer la quasi totalité des hommes de la famille, comme dans de trop nombreuses familles en France.
Source : Mémoire des Hommes
jeudi 31 octobre 2013
#geneatheme Mon arrière-grand-mère
(archives personnelles)
Cette photo est la seule que je possède de mes arrière-grands-parents paternels, les parents de ma grand-mère. Pierre Paul Georges René TROUVE a épousé Marie Thérèse MEGE le 7 avril 1927 à Faye-d'Anjou (49). Lui y est né en 1900, elle est née à Rablay-sur-Layon, commune voisine, en 1909. Ils ont l'air sérieux sur cette photo, dans leurs habits du dimanche. Mais au quotidien, c'était bleu de chauffe pour ces agriculteurs.
Elle a à peine 18 ans lorsqu'ils se marient, elle les aura une semaine plus tard. Ce mariage a peut-être été un peu précipité, car on découvre que ma grand-mère Annie (dont j'ai déjà parlé sur ce blog) naît tout juste deux mois après leur union. Viendront ensuite Marie-Jo Raymonde en 1928, "Tonton Pierrot" en 1933, Léone en 1936, "Tante Michelle" en 1941 et "Tonton Gaby" en 1942.
Je n'ai jamais connu grand-père Trouvé, décédé en 1976, soit 3 ans avant ma naissance, mais j'aimais aller voir Grand-mère (c'est comme ça qu'on l'appelait). C'est la seule de tous mes arrière-grands-parents que j'ai connue. Elle habitait à Thouarcé (49), au lieu-dit de Misolive, hameau déjà présent sur les cartes de Cassini.
Je me rappelle sa maison, avec toilettes dans un cabanon dans le jardin. Un détail complètement inimaginable pour le petit garçon que j'étais ! Avec l'âge, et pour plus de confort, elle a ensuite emménagé dans une maison de ville à Faye-d'Anjou et continuait à faire un petit bout de jardin avec l'aide de ses enfants. Elle est décédé en 1992, une semaine à peine avant ma première communion, à 83 ans. Et a priori, elle a transmis ses secrets de santé à ma grand-mère, toujours en pleine forme à 86 ans !
lundi 30 septembre 2013
#geneatheme Mon organisation
Le thème du mois de septembre du généathème est l'organisation, ou plutôt l'organisation de chacun. C'est parti !
Matériel
Un PC portable Asus, écran 17", Windows 7, disque dur 1,2 To (ça laisse voir venir). J'en suis très satisfait. Il fonctionne bien, répond rapidement à tout ce qu'on lui demande, donc a priori, sauf casse, il va me faire encore un petit moment.
Logiciel
Heredis 12 pour ma part. J'ai acheté Heredis il y a maintenant 5 ou 6 ans, et j'achète globalement une mise à jour sur 2. A voir si la version 14, annoncée pour très prochainement, m'incitera à le renouveler. Je suis très satisfait de ce logiciel, compte tenu de mon utilisation. Je ne fais pas de saisie d'acte ou autres choses du genre, donc pour rentrer des ancêtres dans un logiciel, il le fait très bien !
Un compte Geneanet, pour publier mes données, mais aussi pour rechercher le cas échéant des indices de déblocage (l'option privilège est alors essentielle !).
Mes recherches
J'en ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog, je dépouille pour l'instant des communes où mes ancêtres ont vécu (en fait, les ancêtres de ma femme pour l'instant). Au début, comme tout le monde, je remontais toutes les branches (du moins j'essayais). Et puis, je ne sais pas pourquoi, je me suis passionné pour cette branche de ma femme, et depuis, je ne la lâche plus. Peut-être au début parce que les archives du 91 étaient ergonomiques et fonctionnaient bien, je ne sais pas. L'inconvénient est que, du coup, je laisse complètement en jachère mes autres recherches (sauf quand j'en ai marre de certains registres...).
J'ai donc un fichier Word, intitulé "En cours", avec une liste de communes (une vingtaine environ, aux frontières de l'Essonne, du Loiret et de la Seine-et-Marne), que je voudrais éplucher. J'en ai fait 5 pour l'instant, il reste beaucoup de travail sur ce point là.
Pour chaque commune, je note les registres disponibles en ligne, au début en rouge. Chaque registre en cours passe en surligné jaune et une fois fini, devient noir. Ca me permet de ne rien oublier.
Pas d'Evernote pour moi, ni de petit cahier noir, juste une clé USB (très précieuse).
Mon organisation
Mon disque dur est partitionné en 4, et une partition est consacrée à la généalogie.
Contrairement à beaucoup de monde (d'après les différents articles parus sur le sujet ce mois-ci), pas de classement par n° SOSA, ou par individu. De par mes recherches, j'ai beaucoup d'individus non SOSA, donc ce serait trop fastidieux.
J'ai opté depuis le début, et cela me convient parfaitement, pour un classement que je qualifie de simple : un dossier avec les actes de naissance / baptême, un autre pour les actes de décès / sépulture, un autre pour les mariages (aussi un pour les divorces, mais très peu d'actes).
A l'intérieur, tous les fichiers sont nommés NOM prénom date. Ainsi l'acte de naissance de mon AAGP est dans le dossier Actes de naissance, sous la référence DAVY Jean 31011855.
"Actes à trier" contient, comme son nom l'indique, les actes à trier que j'ai conservés, car sur les communes épluchées, le nom est dans ma généalogie, mais ne peut pas être rattaché à mon arbre pour l'instant. A l'intérieur, même système, un dossier naissance, mariage et décès, avec un sous-dossier par commune, pour ne pas mélanger tout ça. J'essaie de faire du tri une à deux fois par an dans ce dossier, principalement l'été quand les connexions Internet ne sont pas excellentes.
"Livrets de famille" contient les photos / scans des livrets de famille que j'ai pu récupérer. Ils sont une des bases des recherches généalogiques.
"Livrets militaires" contient les photos du livret militaire du grand-père de mon épouse. C'est sa grand-mère qui m'a permis de le consulter. En attendant les suivants.
"Photos" contient, comme son nom l'indique, des photos, mais qui ne recèlent aucune information "traitable" en tant que tel. Divers sous-dossiers : églises, individus, lieux, mariages, monuments aux morts, naturalisations, sépultures.
Enfin, un dernier gros morceau avec le dossier "Registres". Il contient les photographies faites des registres communaux, non disponibles sur les AD en ligne, mais que je suis allé photographier directement dans les mairies en question. Trois communes de l'Essonne pour l'instant : Boigneville, Buno-Bonnevaux et Gironville.
Tout ceci est sauvegardé sur une disque dur externe, à une périodicité que je vais devoir raccourcir, étant pour l'instant très aléatoire (globalement tous les 4 ou 5 mois).
La suite
On ne s'arrête jamais quand on a commencé sa généalogie. Les prochaines étapes pour moi :
Matériel
Un PC portable Asus, écran 17", Windows 7, disque dur 1,2 To (ça laisse voir venir). J'en suis très satisfait. Il fonctionne bien, répond rapidement à tout ce qu'on lui demande, donc a priori, sauf casse, il va me faire encore un petit moment.
Logiciel
Heredis 12 pour ma part. J'ai acheté Heredis il y a maintenant 5 ou 6 ans, et j'achète globalement une mise à jour sur 2. A voir si la version 14, annoncée pour très prochainement, m'incitera à le renouveler. Je suis très satisfait de ce logiciel, compte tenu de mon utilisation. Je ne fais pas de saisie d'acte ou autres choses du genre, donc pour rentrer des ancêtres dans un logiciel, il le fait très bien !
Un compte Geneanet, pour publier mes données, mais aussi pour rechercher le cas échéant des indices de déblocage (l'option privilège est alors essentielle !).
Mes recherches
J'en ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog, je dépouille pour l'instant des communes où mes ancêtres ont vécu (en fait, les ancêtres de ma femme pour l'instant). Au début, comme tout le monde, je remontais toutes les branches (du moins j'essayais). Et puis, je ne sais pas pourquoi, je me suis passionné pour cette branche de ma femme, et depuis, je ne la lâche plus. Peut-être au début parce que les archives du 91 étaient ergonomiques et fonctionnaient bien, je ne sais pas. L'inconvénient est que, du coup, je laisse complètement en jachère mes autres recherches (sauf quand j'en ai marre de certains registres...).
J'ai donc un fichier Word, intitulé "En cours", avec une liste de communes (une vingtaine environ, aux frontières de l'Essonne, du Loiret et de la Seine-et-Marne), que je voudrais éplucher. J'en ai fait 5 pour l'instant, il reste beaucoup de travail sur ce point là.
Pour chaque commune, je note les registres disponibles en ligne, au début en rouge. Chaque registre en cours passe en surligné jaune et une fois fini, devient noir. Ca me permet de ne rien oublier.
Pas d'Evernote pour moi, ni de petit cahier noir, juste une clé USB (très précieuse).
Mon organisation
Mon disque dur est partitionné en 4, et une partition est consacrée à la généalogie.
Contrairement à beaucoup de monde (d'après les différents articles parus sur le sujet ce mois-ci), pas de classement par n° SOSA, ou par individu. De par mes recherches, j'ai beaucoup d'individus non SOSA, donc ce serait trop fastidieux.
J'ai opté depuis le début, et cela me convient parfaitement, pour un classement que je qualifie de simple : un dossier avec les actes de naissance / baptême, un autre pour les actes de décès / sépulture, un autre pour les mariages (aussi un pour les divorces, mais très peu d'actes).
A l'intérieur, tous les fichiers sont nommés NOM prénom date. Ainsi l'acte de naissance de mon AAGP est dans le dossier Actes de naissance, sous la référence DAVY Jean 31011855.
"Actes à trier" contient, comme son nom l'indique, les actes à trier que j'ai conservés, car sur les communes épluchées, le nom est dans ma généalogie, mais ne peut pas être rattaché à mon arbre pour l'instant. A l'intérieur, même système, un dossier naissance, mariage et décès, avec un sous-dossier par commune, pour ne pas mélanger tout ça. J'essaie de faire du tri une à deux fois par an dans ce dossier, principalement l'été quand les connexions Internet ne sont pas excellentes.
"Livrets de famille" contient les photos / scans des livrets de famille que j'ai pu récupérer. Ils sont une des bases des recherches généalogiques.
"Livrets militaires" contient les photos du livret militaire du grand-père de mon épouse. C'est sa grand-mère qui m'a permis de le consulter. En attendant les suivants.
"Photos" contient, comme son nom l'indique, des photos, mais qui ne recèlent aucune information "traitable" en tant que tel. Divers sous-dossiers : églises, individus, lieux, mariages, monuments aux morts, naturalisations, sépultures.
Enfin, un dernier gros morceau avec le dossier "Registres". Il contient les photographies faites des registres communaux, non disponibles sur les AD en ligne, mais que je suis allé photographier directement dans les mairies en question. Trois communes de l'Essonne pour l'instant : Boigneville, Buno-Bonnevaux et Gironville.
Tout ceci est sauvegardé sur une disque dur externe, à une périodicité que je vais devoir raccourcir, étant pour l'instant très aléatoire (globalement tous les 4 ou 5 mois).
La suite
On ne s'arrête jamais quand on a commencé sa généalogie. Les prochaines étapes pour moi :
- scanner les documents papiers que j'ai (principalement des actes du XXème siècle, reçus des mairies)
- traiter les photos que ma grand-mère maternelle m'a données, et qui permettent enfin de mettre des visages sur des noms (un article prochainement sur le sujet)
- rechercher les registres matricules des ancêtres décédés lors de la Grande Guerre
- essayer de laisser tomber de temps en temps mes recherches dans l'Essonne pour débroussailler mes autres branches qui en ont grandement besoin pour certaines !
vendredi 13 septembre 2013
CSI Buno : une mort naturelle pour Marie Bruneau ?
Un nouveau spin-off pour la célèbre série ? D'accord, la paroisse de Buno, dont j'ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog, c'est moins sexy que Las Vegas, Miami ou Manhattan. Mais tout de même, déjà en 1668, les légistes avaient leur mot à dire...
Le curé de l'époque, plutôt bavard à plusieurs reprises, nous "narre" ici l'enterrement, puis le "déterrement" de la malheureuse Marie Bruneau, servante âgé de 15 ou 16 ans... Et égratigne au passage la justice de l'époque.
"Marie Bruneau servante de Charles Rouzelle laboureur
a Buno apres avoir recu les s sacrements pendant sa maladie
derniere a ete enterrée a costé de la tour de cette eglise aagée de
quinze ou seize ans le lundy vingt et un may mil six cent
soixante et huit de par autorité de justice deterrée le lendemain
pour etre visitée sur le bruit qui couroit qui sa mort luy avoit
ete causée que quelques coups quelle avoit depuis peu ressut (?), et
fut remise a sa fosse le mesme jour apres avoir eté ouverte du
chirurgien, elle avoit pourtant eté laissée libre apres sa mort pres
de vingt quatre heures avant que destre portée en terre sur quoy
le juge pretendit cause d'ignorance
Elle nestoit pas de cette paroisse"
Le curé de l'époque, plutôt bavard à plusieurs reprises, nous "narre" ici l'enterrement, puis le "déterrement" de la malheureuse Marie Bruneau, servante âgé de 15 ou 16 ans... Et égratigne au passage la justice de l'époque.
Sources : archives communales
"Marie Bruneau servante de Charles Rouzelle laboureur
a Buno apres avoir recu les s sacrements pendant sa maladie
derniere a ete enterrée a costé de la tour de cette eglise aagée de
quinze ou seize ans le lundy vingt et un may mil six cent
soixante et huit de par autorité de justice deterrée le lendemain
pour etre visitée sur le bruit qui couroit qui sa mort luy avoit
ete causée que quelques coups quelle avoit depuis peu ressut (?), et
fut remise a sa fosse le mesme jour apres avoir eté ouverte du
chirurgien, elle avoit pourtant eté laissée libre apres sa mort pres
de vingt quatre heures avant que destre portée en terre sur quoy
le juge pretendit cause d'ignorance
Elle nestoit pas de cette paroisse"
samedi 31 août 2013
#geneatheme Thouarcé, le village de mes ancêtres
Mieux vaut tard que jamais ! Pendant les mois de juillet et août, Sophie Boudarel, de La Gazette des Ancêtres, nous emmène une fois de plus sur leurs traces, avec la (re)découverte de leur village.
Une fois n'est pas coutume, je laisse un peu de côté les ancêtres de ma femme, pour m'intéresser à ma lignée patronymique.
Les Davy, aussi loin que remontent les archives, viennent du département du Maine-et-Loire. Ceux auxquels je vais m'intéresser aujourd'hui viennent de Thouarcé.
Située dans la vallée du Layon, qui la traverse, elle est située au sud d'Angers et à l'ouest de Saumur. On y produit notamment du Bonnezeaux, un vin blanc liquoreux classé AOC, que je conseille à tous.
Thouarcé est un petit village plutôt calme, qui tend à attirer de jeunes familles, ce qui permet de redynamiser un peu le village. Son histoire est plutôt banale, rien d'exceptionnel, hormis deux incendies dans le bourg, lors de la Guerre de Vendée avec ses colonnes infernales.
Les DAVY arrivent à Thouarcé en 1842, lorsque Louis René DAVY, né en 1815 à Gonnord, dorénavant commune de Valanjou, épouse le 2 juillet Christine Potentienne Ludivine LAMOUREUX, née en 1822 à Vauchrétien, à quelques kms de là. Ils viennent de fixer à La Tremblaye, chez René, le père de Christine.
Le lieu-dit de La Tremblaye est assez ancien, apparaissant déjà sur les cartes de Cassini. Sur cette carte Google plus récente, on le situe un peu à l'écart du bourg, non loin des Chasnières, dont j'ai parlé ici lors du Challenge AZ, où réside ma grand-mère. Egalement non loin Le Paradis, où habitait mon grand-oncle Pierre Trouvé et aussi Misolive, où habitait mon arrière-grand-mère Marie-Thérèse Mège.
Cette maison de La Tremblaye est depuis le milieu du XIXème siècle dans la famille. Elle l'était en tout cas jusqu'au décès de mon grand-oncle Maurice, en septembre 2011. A priori, elle a été vendue depuis, malheureusement serais-je tenté de dire.
Mes grand-père, arrière-grand-père et arrière-arrière-grand-père y sont tous nés et y ont tous vécus. Je n'ai pas de photo récente de La Tremblaye, et Google Maps n'y est pas passé, vu les petits chemins de campagne. A peine peut-on l'apercevoir au loin sur le Street View ci-dessous.
Une fois n'est pas coutume, je laisse un peu de côté les ancêtres de ma femme, pour m'intéresser à ma lignée patronymique.
Les Davy, aussi loin que remontent les archives, viennent du département du Maine-et-Loire. Ceux auxquels je vais m'intéresser aujourd'hui viennent de Thouarcé.
Source : Google Maps
Située dans la vallée du Layon, qui la traverse, elle est située au sud d'Angers et à l'ouest de Saumur. On y produit notamment du Bonnezeaux, un vin blanc liquoreux classé AOC, que je conseille à tous.
Thouarcé est un petit village plutôt calme, qui tend à attirer de jeunes familles, ce qui permet de redynamiser un peu le village. Son histoire est plutôt banale, rien d'exceptionnel, hormis deux incendies dans le bourg, lors de la Guerre de Vendée avec ses colonnes infernales.
Ascendance Cyril Davy
Les DAVY arrivent à Thouarcé en 1842, lorsque Louis René DAVY, né en 1815 à Gonnord, dorénavant commune de Valanjou, épouse le 2 juillet Christine Potentienne Ludivine LAMOUREUX, née en 1822 à Vauchrétien, à quelques kms de là. Ils viennent de fixer à La Tremblaye, chez René, le père de Christine.
Source : Google Maps
Le lieu-dit de La Tremblaye est assez ancien, apparaissant déjà sur les cartes de Cassini. Sur cette carte Google plus récente, on le situe un peu à l'écart du bourg, non loin des Chasnières, dont j'ai parlé ici lors du Challenge AZ, où réside ma grand-mère. Egalement non loin Le Paradis, où habitait mon grand-oncle Pierre Trouvé et aussi Misolive, où habitait mon arrière-grand-mère Marie-Thérèse Mège.
Cette maison de La Tremblaye est depuis le milieu du XIXème siècle dans la famille. Elle l'était en tout cas jusqu'au décès de mon grand-oncle Maurice, en septembre 2011. A priori, elle a été vendue depuis, malheureusement serais-je tenté de dire.
Mes grand-père, arrière-grand-père et arrière-arrière-grand-père y sont tous nés et y ont tous vécus. Je n'ai pas de photo récente de La Tremblaye, et Google Maps n'y est pas passé, vu les petits chemins de campagne. A peine peut-on l'apercevoir au loin sur le Street View ci-dessous.
Source : Google Street View
lundi 26 août 2013
Des vacances généalogiques
Avec le mois de septembre qui approche, et la reprise également (depuis une semaine déjà pour ma part), vient le temps de faire un bilan des vacances généalogiques.
Des registres à trier
Comme je l'ai déjà évoqué, pour les ancêtres de ma femme, originaires en grande partie du sud de l'Essonne, j'épluche une à une les communes qu'ils ont traversées, afin de les suivre le plus possible à la trace. Je m'étais déjà rendu dans 2 mairies, afin de photographier des registres manquants sur les AD en ligne.
Mais pour la commune de Buno-Bonnevaux (fusion des paroisses de Buno et de Bonnevaux au moment de la Révolution), il n'y a quasiment rien en ligne avant 1716, hormis 3 ou 4 années éparses.
J'ai profité dernièrement d'un moment libre pour y faire un saut et photographier ainsi tous les registres disponibles dans les archives communales. Au total, près de 50 années supplémentaires de registres paroissiaux ! Et pas loin de 1000 photos à trier. J'en ai épluché une grosse moitié déjà, ce qui m'a permis de remonter une à deux générations sur les Sosas de ma femme, et de regrouper certains individus (les remariages étant très fréquents à l'époque).
Des monuments aux morts publiés
J'avais également pris le temps dernièrement de photographier certains monuments aux morts, toujours dans la même région du sud Essonne. Et j'ai profité des vacances pour les publier sur Geneanet, afin d'en faire profiter les autres internautes. Cela m'a également permis de retrouver traces de plusieurs cousins éloignés des ancêtres de ma femme, tombés lors de la Grande Guerre. Sont donc dorénavant consultables les Monuments aux Morts des communes de Boutigny-sur-Essonne, Buno-Bonnevaux, Champmotteux, Mespuits, Moigny-sur-Ecole et Prunay-sur-Essonne.
Du ménage
Dans mon "épluchage" des registres des communes des aïeux de ma femme, je mets parfois de côté certains actes, dont je pense qu'ils peuvent se raccrocher à mes recherches, mais que je ne peux pas raccorder pour l'instant. Et bien sûr, l'été est la période propice pour faire un peu de ménage et justement tenter de bouturer ces branches aux autres déjà existantes, même si ce ne sont au final très souvent que des branches cousines éloignées.
Des vieilles photos
J'avais également fait part à ma grand-mère maternelle de mon souhait de voir les vieux albums photos qu'elles conservent chez elle. Et c'est chose faite depuis hier ! Que de générations remontées et des visages sur des noms, allant jusqu'à des arrières-arrières grands-parents. Il faut maintenant que je fasse du tri dans les clichés que j'ai pris de ces albums. Et ce sera peut-être l'objet d'un article ultérieur.
Et même en voyage...
Oui, même en vacances, au bord de la plage, toujours une pensée pour la généalogie. Nous sommes partis en Gironde cette année (sans aucune arrière-pensée généalogique à la base ;-)), et ce fut l'occasion au final de nous rendre dans la mairie de la ville de décès du grand-père de ma femme, afin de récupérer cet acte. Et également de passer devant sa dernière demeure...
Et vous ? Avez-vous profité des vos vacances pour avancer dans vos recherches ?
Des registres à trier
Comme je l'ai déjà évoqué, pour les ancêtres de ma femme, originaires en grande partie du sud de l'Essonne, j'épluche une à une les communes qu'ils ont traversées, afin de les suivre le plus possible à la trace. Je m'étais déjà rendu dans 2 mairies, afin de photographier des registres manquants sur les AD en ligne.
Mais pour la commune de Buno-Bonnevaux (fusion des paroisses de Buno et de Bonnevaux au moment de la Révolution), il n'y a quasiment rien en ligne avant 1716, hormis 3 ou 4 années éparses.
J'ai profité dernièrement d'un moment libre pour y faire un saut et photographier ainsi tous les registres disponibles dans les archives communales. Au total, près de 50 années supplémentaires de registres paroissiaux ! Et pas loin de 1000 photos à trier. J'en ai épluché une grosse moitié déjà, ce qui m'a permis de remonter une à deux générations sur les Sosas de ma femme, et de regrouper certains individus (les remariages étant très fréquents à l'époque).
Des monuments aux morts publiés
J'avais également pris le temps dernièrement de photographier certains monuments aux morts, toujours dans la même région du sud Essonne. Et j'ai profité des vacances pour les publier sur Geneanet, afin d'en faire profiter les autres internautes. Cela m'a également permis de retrouver traces de plusieurs cousins éloignés des ancêtres de ma femme, tombés lors de la Grande Guerre. Sont donc dorénavant consultables les Monuments aux Morts des communes de Boutigny-sur-Essonne, Buno-Bonnevaux, Champmotteux, Mespuits, Moigny-sur-Ecole et Prunay-sur-Essonne.
Du ménage
Dans mon "épluchage" des registres des communes des aïeux de ma femme, je mets parfois de côté certains actes, dont je pense qu'ils peuvent se raccrocher à mes recherches, mais que je ne peux pas raccorder pour l'instant. Et bien sûr, l'été est la période propice pour faire un peu de ménage et justement tenter de bouturer ces branches aux autres déjà existantes, même si ce ne sont au final très souvent que des branches cousines éloignées.
Des vieilles photos
J'avais également fait part à ma grand-mère maternelle de mon souhait de voir les vieux albums photos qu'elles conservent chez elle. Et c'est chose faite depuis hier ! Que de générations remontées et des visages sur des noms, allant jusqu'à des arrières-arrières grands-parents. Il faut maintenant que je fasse du tri dans les clichés que j'ai pris de ces albums. Et ce sera peut-être l'objet d'un article ultérieur.
Et même en voyage...
Oui, même en vacances, au bord de la plage, toujours une pensée pour la généalogie. Nous sommes partis en Gironde cette année (sans aucune arrière-pensée généalogique à la base ;-)), et ce fut l'occasion au final de nous rendre dans la mairie de la ville de décès du grand-père de ma femme, afin de récupérer cet acte. Et également de passer devant sa dernière demeure...
Et vous ? Avez-vous profité des vos vacances pour avancer dans vos recherches ?
vendredi 28 juin 2013
#geneatheme Alliance et mariages croisés
Mes voyages récents en mairie, en plus de combler les vides manquants sur les AD91 en ligne, m'ont donné l'occasion de mettre la main sur certains actes intéressants. Notamment cet acte, dans la commune de Boigneville, en date du 14 novembre 1707.
Deux beaux mariages croisés, entre le frère et la soeur Dezerville (Charles André et Marguerite) et la soeur et le frère Poitou (Catherine et Charles). Deux familles désormais fortement alliées entre elles.
Le mariage Charles Dezerville / Catherine Poitou sera cependant plus fécond, l'autre branche s'éteignant a priori à la génération suivante.
"Le quatorze novembre mil sept cent sept ont
esté mariés en face de notre mère la sainte eglise les
fiançailles estants faites le jour précédent et
après la publication des trois bans sans qu'il se
soit trouvé aucun empeschement Charles André
Dezerville fils de deffunct Paul Dezerville et
deffuncte Jacqueline Guiet ses pere et mere
et Catherine Poytou fille de Jean Poytou et de
deffuncte Catherine Tiercelin ses pere et mere
Et ont este maries a la meme messe les
ceremonies cy dessus estant faites Charles Poytou
fils de Jean Poytou et de deffuncte Catherine
Tiercelin ses pere et mere
et Marguerite Dezerville fille de deffunct Paul
Dezerville et de deffuncte Jacqueline Guyet ses pere
et mere en presence de Jean Poytou d'Estienne
Guiet François Lestau"
Deux beaux mariages croisés, entre le frère et la soeur Dezerville (Charles André et Marguerite) et la soeur et le frère Poitou (Catherine et Charles). Deux familles désormais fortement alliées entre elles.
Le mariage Charles Dezerville / Catherine Poitou sera cependant plus fécond, l'autre branche s'éteignant a priori à la génération suivante.
Archives municipales de Boigneville
"Le quatorze novembre mil sept cent sept ont
esté mariés en face de notre mère la sainte eglise les
fiançailles estants faites le jour précédent et
après la publication des trois bans sans qu'il se
soit trouvé aucun empeschement Charles André
Dezerville fils de deffunct Paul Dezerville et
deffuncte Jacqueline Guiet ses pere et mere
et Catherine Poytou fille de Jean Poytou et de
deffuncte Catherine Tiercelin ses pere et mere
Et ont este maries a la meme messe les
ceremonies cy dessus estant faites Charles Poytou
fils de Jean Poytou et de deffuncte Catherine
Tiercelin ses pere et mere
et Marguerite Dezerville fille de deffunct Paul
Dezerville et de deffuncte Jacqueline Guyet ses pere
et mere en presence de Jean Poytou d'Estienne
Guiet François Lestau"
vendredi 21 juin 2013
Jusqu'à ce que la mort ne nous sépare pas
En continuant mes explorations de registres, je suis tombé sur cet acte, qui m'a beaucoup touché. J'avais déjà rencontré des époux/épouses inhumés peu de temps l'un après l'autre, mais inhumés en même temps, c'est la première fois. Sont-ils morts ensemble ? A un jour d'écart et inhumés ensemble ? On ne le saura certainement jamais...
"Le premier avril mile sept cent quante six furent inhumés dans le cimetière de la paroisse les corps de Marin Reveillé agé environ quarate quatre ans (manoeuvre ?), et Marie Pigneau sa femme âgée de quarante trois ans qui avant mourir ont resu tous leurs sacremens sepultures faites en presence de Marie Godard sa mere de Jean Reveille son frere, de Pierre Pigneau frere de la deffunte, de Pierre Broust beau frere et plusieurs autres parens et amis"
AD91 en ligne - Gironville-sur-Essonne - 4E_1582 pp 138
"Le premier avril mile sept cent quante six furent inhumés dans le cimetière de la paroisse les corps de Marin Reveillé agé environ quarate quatre ans (manoeuvre ?), et Marie Pigneau sa femme âgée de quarante trois ans qui avant mourir ont resu tous leurs sacremens sepultures faites en presence de Marie Godard sa mere de Jean Reveille son frere, de Pierre Pigneau frere de la deffunte, de Pierre Broust beau frere et plusieurs autres parens et amis"
mardi 4 juin 2013
Un curé assassiné
Je continue mes voyages au coeur des archives de la commune de Gironville-sur-Essonne (91). Je suis en train de traiter les photos que j'ai prises vendredi dernier en mairie des registres manquants en ligne. Et je suis tombé sur cet acte.
"L'an 1713 le vingt quatre janvier au dit an a été par moy prêtre desservant sousigné inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Messire Ambroise Grimault de Maupas en son vivant prêtre et curé de Golainville doyenné d'Etampes, agé de cinquante cinq ans, lequel s'est trouvé le vingt deux du présent mois et an assassiné sur le territoire de cette paroisse et après avoir levé son dit corps en présence de plusieurs habitants de cette dite paroisse qui m'avoient averty de sa mort et ce en présence de maître Robert Charles le Cauchois prêtre curé de Notre Dame de Maisse, de Charles Quatrehomme ancien habitant, Etienne Petit, Médard Bluet sonneur et de Barthelemy Leloup marguillier dont les uns ont signé les autres non, et après l'ouverture du corps dudit Sieur Grimault de Maupas qui en a été faite le vingt trois du présent mois et an par Charlost le jeune chirurgien de Milly et un autre chirurgien dudit Milly et de Marchand medecin audit lieu à la requeste de m Allaire procureur fiscal dudit lieu."
Pourquoi cet assassinat ? Il faudrait sûrement que je me rende aux archives, pour voir s'il subsiste la trace d'un éventuel procès. Pour l'argent qu'il aurait pu posséder sur lui peut-être ?
Archives Municipales de Gironville-sur-Essonne
"L'an 1713 le vingt quatre janvier au dit an a été par moy prêtre desservant sousigné inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Messire Ambroise Grimault de Maupas en son vivant prêtre et curé de Golainville doyenné d'Etampes, agé de cinquante cinq ans, lequel s'est trouvé le vingt deux du présent mois et an assassiné sur le territoire de cette paroisse et après avoir levé son dit corps en présence de plusieurs habitants de cette dite paroisse qui m'avoient averty de sa mort et ce en présence de maître Robert Charles le Cauchois prêtre curé de Notre Dame de Maisse, de Charles Quatrehomme ancien habitant, Etienne Petit, Médard Bluet sonneur et de Barthelemy Leloup marguillier dont les uns ont signé les autres non, et après l'ouverture du corps dudit Sieur Grimault de Maupas qui en a été faite le vingt trois du présent mois et an par Charlost le jeune chirurgien de Milly et un autre chirurgien dudit Milly et de Marchand medecin audit lieu à la requeste de m Allaire procureur fiscal dudit lieu."
Pourquoi cet assassinat ? Il faudrait sûrement que je me rende aux archives, pour voir s'il subsiste la trace d'un éventuel procès. Pour l'argent qu'il aurait pu posséder sur lui peut-être ?
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