samedi 18 juin 2016

#ChallengeAZ - P comme un Plexe

Quoi ? On m'accuse de tricher ? J'avoue, c'est vrai ;-)

En effet, plexe ne veut rien dire, vous aurez bien compris que je vais vous parler d'implexe. Cet ancêtre qui apparaît plusieurs fois à des endroits différents de votre généalogie. Et j'avoue que j'aime encore plus ces implexes quand ils concernent des générations différentes.

Je vais ici vous parler de Jean DUVAU. Il serait né vers 1655 et est décédé le 11/03/1695 à Buno-Bonnevaux (91). Dans une paroisse qui doit avoir à l'époque entre 300 et 350 habitants, il y a forcément des chances que les lignées se croisent et se mélangent.

Par son 1er mariage avec Jeanne HAUTEFEUILLE, Jean DUVAU est le Sosa 1744 de mes enfants (11è génération). Lorsque celle-ci meurt le 25/02/1684, deux des cinq enfants nés de leur mariage sont encore vivants. Jean va donc se remarier rapidement. Il épouse Catherine BENARD le 05/06/1684 à Buno-Bonnevaux. Et devient sans le savoir le Sosa 3424 de mes enfants (12è génération). Inutile de vous préciser que, vu les dates dont nous parlons, Jean DUVAU est un des plus anciens ancêtres dans mon arbre. Un petit visuel pour faciliter les repérages.

Ascendants de Madeleine Berthe DASSY
Recherches personnelles

vendredi 17 juin 2016

#ChallengeAZ - O comme Oh la (double) belle cloche !

Quand on parcourt les registres, du début du XVIIIè siècle, on est forcément toujours surpris de voir une belle écriture, surtout isolée sur un quart de feuille blanche. Quel ne fut donc pas mon étonnement, en feuilletant un registre paroissial compris entre 1706 et 1737, de découvrir un mot écrit en ... 1833 ! Nous sommes à Nantes-en-Rattier, dans l'Isère.

En voici la transcription.
La cloche dont il est parlé cy contre
s'est fendue de bas en haut, en sonnant
la jour de la St Marc 1831, pendant
qu'on fesoit la procéssion à la croix de
Larenier
Le 3 7bre 1833 la cloche ci dessus a été
refondue, et on a ajouté trois quintaux de
nouvelle matière ; en sorte que la nouvelle
cloche pèse 1034 kgs. Elle a été bénite par
cinq prêtres et montée au clocher le 5 7bre
elle a été fondue à coté du four public
au Serret, ainsi l'atteste le soussigné

On apprend donc que la cloche du village, dont je vais transcrire la bénédiction un peu plus loin, s'est fendue le jour de la Saint-Marc de 1831, soit le 25 avril. On connaît l'importance des cloches pour la vie d'un village, surtout pour un petit village d'à peine 620 habitants à l'époque. Elles rythment les journées, au son des différents carillons. Elles indiquent l'heure, mais aussi la messe par exemple. Et pourtant, il aura fallu près de 2 ans et demi avant qu'elle ne soit refondue. Mais il est quand même magnifique qu'un prêtre (car je suppose que c'est le prêtre de 1833) prenne le temps de feuilleter les registres paroissiaux pour mentionner cette refonte de la cloche. Quant au poids de cette cloche, on atteint avec l'ajout de métal la tonne !

Mais l'acte initial de bénédiction de la dite cloche est aussi très intéressant, notamment sur la manière dont est payée cette cloche.

Archives en ligne de l'Isère - Nantes-en-Rattier
Registres paroissiaux - 1706-1737 p64
 
Le vingt deuxième jour du mois de novembre
mil sept cent dix neuf nos avons fait la benediction
de la grosse cloche de cette paroisse pesant huit
quintaux qui reviennent y compris la façon ou
le dechet du metail a mille hores dont la communauté
en a payé cinq cent de rembourcement des fourrages
fournis en 1706 et le restant sera payé par les contables
a la ditte communauté sur leur rendement de compte en qualité
de consuls. Le sieur Clavier archipretre de la mure en a
fait la benediction assisté du Sieur critton curé cievol (?)
morel curé de St Laurant de pellasol curé de la vallette
chant chapelain du molinvieux a la valdent Miard
vicaire de la mure le parrain a esté Sr pierre terra
chatelain du mandement qui a donné vingt trois hores
et la marraine Louise bard qui luy a imposé son
nom et et qui en reconnaissance de cette honneur a payé
dix huits chandeliers argentées des petits autels en foy
de ce jay signé


jeudi 16 juin 2016

#ChallengeAZ - N comme les Nardon à Milly-la-Forêt

La commune de Milly-la-Forêt se situe dans le sud du département de l'Essonne, à la frontière de la Seine-et-Marne, et non loin du Loiret. Le fameux triangle généalogique des ancêtres paternels de ma femme.

Une halle (classée aux Monuments Historiques) y est construite à la fin du XVè siècle, ce qui permet alors à Milly-la-Forêt de disposer d'une des principales foires de la région. Henri IV fait plusieurs séjours dans la ville, celle-ci disposant alors d'un relais de poste. Les routes vers Lyon s'écartant petit à petit d'elle, la ville perd peu à peu de son intérêt. Mais elle devient un lieu de villégiature. Jean Cocteau y passe notamment une partie importante de sa vie et y décède. Il y est d'ailleurs enterré, dans la Chapelle Saint-Blaise-des-Simples. La maison où il habitait est devenue un musée.

Mais ce sont surtout les ancêtres de ma femme qui m'ont fait m'intéresser à cette commune. C'est dans cette ville qu'est né son grand-père paternel. Et ses ancêtres patronymiques sur plus de 10 générations, jusqu'à la fin du XVIIè siècle. A l'exception d'un, né à Courances, commune voisine de Milly-la-Forêt. Les ancêtres de ma femme ont d'ailleurs peut-être croisé ceux de M. Gazette des Ancêtres ;-)

Et encore, je dois pouvoir remonter un peu plus. Mais à l'époque de mes recherches sur cette branche, il y avait des lacunes dans les archives en ligne. Ces lacunes ont été réparées, grâce aux registres communaux et il existe maintenant des registres avant 1630 ! A ajouter donc à ma liste de recherches à faire (liste déjà beaucoup trop remplie, bien sûr).

Ascendance de René Ambroise Nardon
Recherches personnelles

mercredi 15 juin 2016

#ChallengeAZ - M comme Mariage entre Sosas

Pour rappel, la numérotation Sosa-Stradonitz nous permet d'identifier par un numéro unique chacun de nos ancêtres dans des recherches ascendantes. Je vous passe ici le calcul des dits numéros, que vous devez connaître, sinon regardez par ici.

Vous allez me dire, quoi de plus normal pour deux Sosa d'être mariés (ou au moins concubins) ? Et vous avez raison, sans cette union de Sosa, pas d'enfant et donc pas de descendance et donc pas de nous.

Mais là, il s'agit d'un mariage un peu particulier.

Pierre COURTELLEMONT est le Sosa 836 de mes enfants. Il apparaît à la génération 10. Il serait né vers 1705. Il se marie avec Catherine BRUNET le 21/07/1727 à Maisse (91). Au décès de celle-ci, il va se remarier, mais pas avec n'importe qui.

Marguerite MINIER est le Sosa 853 de mes enfants. Elle apparaît également à la génération 10, mais dans une toute autre branche. Elle serait née vers 1701. Elle se marie le 21/06/1718, à Maisse également, avec Antoine PETIT. Au décès de celui-ci, elle a encore 5 enfants en vie, dont la dernière n'a que 3 ans. Elle va se remarier, mais elle va attendre 9 ans pour ça.

Vous me voyez donc venir. Pierre COURTELLEMONT et Marguerite MINIER se marient le 09/10/1753 à Maisse. Malheureusement, elle décèdera 4 ans plus tard, à peine. Pierre se remariera ensuite une dernière fois, peu de temps avant de mourir.

Ascendance Jules Dassy
Recherches personnelles

mardi 14 juin 2016

#ChallengeAZ - L comme Louis, trouvé sous les halles

J'ai découvert Louis quand j'ai commencé à remonter les branches de ma grand-mère paternelle.

Recherches personnelles

Louis est le Sosa 306 de mes enfants, il est donc de la 9ème génération. Il apparaît pour la première fois sur l'acte de mariage de sa fille, Jeanne, qui se marie le 15/10/1848 à Saint-Lambert-du-Lattay avec Jean MEGE. Enfin, il n'y apparaît que brièvement, car il n'est pas présent à ce mariage. En effet, il est décédé déjà plus de trente ans auparavant.

Je cherche naturellement le mariage de Louis avec Louise Morin à Somloire, commune de naissance de leur fille. Je le trouverai finalement dans la commune limitrophe de La Plaine. Louis y est dit fils de père et mère inconnus, né à Argenton-Château, non loin de La Plaine, mais dans le département voisin des Deux-Sèvres.

Louis est à ce jour la seule personne dans mon arbre qui est née de père et de mère inconnus. Il faudra que j'aille aux AD des Deux-Sèvres pour voir s'il existe un dossier à son nom. Il a forcément été placé dans une famille. Peut-être pourrais-je trouver quelques informations supplémentaires sur lui.

A noter que sa fille a "récupéré" le prénom de son père comme nom de famille, ce qui était fréquent à l'époque pour les enfants nés d'un père "enfant naturel".

Voici l'acte de naissance de Louis, "trouvé sous les halles".

Archives en ligne des Deux-Sèvres - Argenton-Château
Registres paroissiaux 1780-1792 - 1 MI EC 241 R 678

Le dixieme jour de juin mil sept
cent quatre vingt douze Louis
enfant trouvé sous les halles
la nuit derniere né de père
et mère inconnus a ete baptisé
par moi soussigné. A ete parain Louis
guerin garçon et la maraine genevieve
Baudouin qui ne signent

lundi 13 juin 2016

#ChallengeAZ - K comme Khé

Une des rares lettres personnelles dans ce Challenge AZ.

Olivier Georges SIGNORATO était le frère aîné de mon grand-père maternel. Il est né en 1926 à Dixmont, dans l'Yonne. En 1946, il commence son service militaire et part rapidement en Indochine, pour cette Guerre d'Indochine qui coûtera si cher en hommes à la France.

Malheureusement, il fera partie des nombreux soldats morts sur place. Sa fiche sur le site Mémoire des Hommes nous indique qu'il est tué au cours d'une attaque le 07/05/1948 à That Khé, ex Tonkin. Il était Caporal au sein du 1er Régiment d'Infanterie Coloniale Marocaine. Il porte donc la mention de Mort pour la France.

Source : Mémoire des Hommes

samedi 11 juin 2016

#ChallengeAZ - J comme Jumeaux de trois jours

Dans le cadre de mes recherches sur les communes du sud de l'Essonne dont sont originaires la plupart des ancêtres paternels de ma femme (Maisse, Gironville-sur-Essonne, Boigneville, Buno-Bonnevaux notamment), je me suis pris d'affection pour Léger Jeulin. Aucune raison particulière à cela, il n'est même pas un ancêtre direct de mes enfants. Malgré tout, peut-être est-il le neveu de Gillette Jeulin, leur Sosa 6245 (génération 13) ? Pour en savoir plus, les registres ne m'apprendront rien (nous sommes entre 1640 et 1670), il faudrait que j'aille aux AD91 pour fouiller les archives notariales.

Non, ce sont d'autres raisons qui m'ont amené à m'intéresser à lui. Tout d'abord, sa première femme (il a été marié trois fois) s'appelle Philippe. Pas de mariage pour tous à l'époque, juste que Philippe peut être au XVIIè et au XVIIIè un prénom féminin. On peut rencontrer également Philippesse , qui n'est pas forcément beaucoup plus féminin ;-)

Ensuite, les enfants avec sa 1ère femme. Léger Jeulin et Philippe Desroziers se marient le 26/04/1695 à Prunay-sur-Essonne (91). Philippe tombe rapidement enceinte, comme très souvent à l'époque. Mais tout ne se passe pas forcément comme prévu. Elle accouche le 27/12/1695 d'un fils, que les époux prénomment Nicolas. Soit les époux ont fauté avant mariage, soit l'accouchement est prématuré de quelques semaines. Et c'est cette seconde hypothèse que je privilégie. Voyons d'abord l'acte de naissance de Nicolas Jeulin.

Archives communales - Buno-Bonnevaux
Photographie Cyril Davy

Cet acte est classique, rien d'exceptionnel.

Le vingt septième decembre mil six cent quattre
vingt quinze Nicolas nay de ce jour fils de Leger
Jeuslin et de Philippe Desroziers ses père et mere
de cette paroisse mariés ensemble a receu les cérémonies du baptesme
par moy curé soussigné, auxquelles il a eu pour
parein Nicolas Desroziers demeurant a Ondreville
et pr mareine Marie Jeuslin femme de Nicolas
Lesperon de cette paroisse. Il avoit esté baptisé par
Jeanne Penot sage femme qui na pu signer ny la
mareine

Malheureusement, comme trop souvent, l'acte suivant est celui de son décès, deux jours plus tard. Mais c'est l'acte qui suit ce décès qui m'a interpellé. En effet, trois jours après la naissance du petit Nicolas Jeulin, la dite Philippe Desroziers accouche de nouveau, donc du frère jumeau de Nicolas. A l'époque, pas d'échographie et de surveillance continue de la grossesse. Et le dit jumeau est viable, pas mort-né en tout cas. Voyons cet acte.

Archives communales - Buno-Bonnevaux
Photographie Cyril Davy

Le 30 decembre 1695 la dite Philippe Desroziers femme
du dit Leger Jeuslin est accouchee d'un second fils qui a
esté baptisé par la susdite Jeanne Penot et a receu les
ceremonies du bapteme par moy curé soussigné ayant pr parein René
Jeuslin et pr mareine Louise Godin qui n'ont  pu signer
il a été nommé Leger

La curé est tellement abasourdi par ces jumeaux de trois jours qu'il a failli en oublier le prénom du second ! Malheureusement, l'acte qui suit est l'acte de décès de ce second jumeau.

vendredi 10 juin 2016

#ChallengeAZ - I comme Inconnu ou presque

Nous voici maintenant à Maisse, sud est de l'actuel département de l'Essonne, aux limites du Loiret et de la Seine-et-Marne. Commune qui m'est chère, car une grande partie des ancêtres de ma femme y a vécu. J'ai commencé (et effectué à peu près à 50%) le relevé (quasi intégral) des registres de cette commune et j'ai commencé à en photographier le cimetière.

Au détour d'un registre, je tombe sur un acte qui, forcément, interpelle. Dans la marge est écrit "Décès d'un inconnu". Mais nous allons nous rendre compte que cet inconnu ne l'est pas tant que ça. A mon avis, il est surtout déclaré inconnu, car n'étant pas du coin.

On découvre (copie en est insérée à l'intérieur du registre) qu'il possède sur lui un billet de sortie de l'Hôpital du Val de Grâce.

Archives en ligne de l'Essonne - Maisse
Registres d'état civil - 4E_1875

Du dix mars l'an mil huit cent sept
Acte de décès d'un inconnu decedé le
neuf mars à cinq heures du soir chez le
sieur Toussaint Minier aubergiste (n'ayant
dautre papier qu'une feuille de route moitié déchirée)
ou etoit inscrit mois de février 1807 a l'hôpital
militaire a paris par billet est sorti
cejourd'huy trois du mois de mars
1807 [...]
d'apres les renseignements que nous avons
pu recueillir cest un conscrit parti depuis
deux mois de moulin en bourbonnois. Son
etat paroissoit être cultivateur vetu d'un
gilet pantalon gris melé foncé et un
autre gilet blan le tout en gros lainage
taille d'environ cinq pied deux pouce n'ayant
reconnu aucune marque ni cicatrice sur son
corp nous avons trouvé xxx en argent
dont partie a servie pour le faire enterez [...]


Quant au billet en question, il nous en dit en peu plus sur son identité.

Archives en ligne de l'Essonne - Maisse
Registres d'état civil - 4E_1875

Billet de sortie
58e régiment d'infanterie de ligne 8e Bataillon 8e Compagnie
Le nommé Jean Segaud chasseur agé de 19 ans natif de
Cindré canton de Jaligny departement de l'allier domicilié de droit
a cindré entré le dix sept du mois de fevrier 1807 a lhopital
militaire du val de grace par billet est sortie ce jourd'huy
trois du mois de mars 1807

jeudi 9 juin 2016

#ChallengeAZ - H comme Hollandais, ces soldats

Nous changeons complètement de région pour atterrir à Breteuil, dans l'actuel département de l'Oise. La commune se situe quasiment au centre d'un triangle Amiens-Beauvais-Compiègne.

Nous voici au début de l'an 3, pendant la Révolution Française. La France, en plus des remous créés par la dite révolution, doit affronter la Première Coalition. Techniquement, c'est la France qui déclare la première la guerre au Roi de Hongrie et de Bohème en 1792. Les mois et les années suivantes verront s'affronter les belligérants, que ce soit dans le nord de la France, en Belgique ou aux Pays-Bas notamment.

1794 fut le théâtre de nombreuses batailles :
- la Bataille de Tourcoing en mai 1794, remportée par la France
- la Bataille de Tournai toujours en mai 1794, remportée par les Coalisés
- la Bataille de Fleurus en juin 1794, remportée par le France. Cette bataille voit par ailleurs la première utilisation militaire d'un ballon d'observation
- la Bataille de Sprimont en septembre 1794, remportée par la France

Lors de ces différentes batailles, la France a probablement fait de nombreux prisonniers, et a priori certains d'entre eux ont atterri à Breteuil, pas si loin finalement des différents théâtres d'opération.

On trouve leurs traces dans les registres des décès de cette période. Je ne trouve en revanche trace nulle part de ce 8 fructidor an 2 lors des diverses batailles, si certains ont des informations, n'hésitez pas.

On trouve de même des soldats français décédés également sur ce même champ de bataille.

En date du 18 vendémiaire an 3

Archives en ligne de l'Oise - Breteuil
Registres d'état civil - 2MI/ECA 104 R5

[...] lesquels
nous ont déclaré que Kleckener, hollandois natif de
Masto Sergent au Régiment Douglas fait prisonnier
à l'Ecluse le huit fructidor dernier, est mort ce jour d'huy
en la maison de l'hospice de cette commune [...]

En date du 23 vendémiaire an 3

Archives en ligne de l'Oise - Breteuil
Registres d'état civil - 2MI/ECA 104 R5

[...] lesquels
nous ont déclaré que Tricouge né suisse, servant
dans le Régiment Darmstadt hollandois fait prisonnier
à l'Ecluse el huit fructidor dernier est mort ce jour d'huy
en la maison de l'hospice de cette
commune [...]

Et beaucoup d'autres actes du genre sur les pages suivantes.

mercredi 8 juin 2016

#ChallengeAZ - G comme Géomètres amateurs

Nous restons dans la commune actuelle de Miramont-de-Guyenne (Lot-et-Garonne), mais dans l'ancienne paroisse Saint-Etienne de Befferry. Je conseille d'ailleurs au passage à ceux qui ne connaissent pas cette ville d'y passer faire un tour, notamment pour y découvrir sa bastide.

Cette commune est située entre Agen (47) et Bergerac (24), un peu à l'est de Marmande. Et est limitrophe d'Armillac, dont nous allons parler dans l'acte qui nous intéresse.

Source : Google Maps

Nous voici donc chemin faisant avec les curés desdits Armillac et Befferry. Le but est de délimiter plus précisément ces deux paroisses, pour des raisons administratives mais aussi, à n'en pas douter, pour des questions de (gros) sous. Pour essayer d'être le plus juste possible, on emmène les plus anciens paroissiens pour aider à la tâche. Dommage que le registre soit tâché sur une partie du texte, qui nous gâche en partie la compréhension de certains passages.

Archives en ligne du Lot-et-Garonne - Miramont-de-Guyenne
Registres paroissiaux 1739-1792 - E SUP_1483

Ce jourd huy 30 juillet 1768 Mr le curé d'armillac et moy
nous sommes transportéz avec les plus anciens de nos paroissiens
connaissant mieux que nous la divise de la paroisse d'Armillac
d'avec celle de Befferry, et avons fait piqueté la dite divise
qui prend a quarante pas ou trente neuf depuis le coin de la maison
de Mademoiselle Briffaut en suivant le chemin ou il y a un picquet placé
dès aujourd'huy en suivant en droite ligne au ruÿsseau de xxx
dupar (?) qui est au coin du jardin du dit Briffaut portage xxx
et près de meme qu'un petit ruisseau xxx ou il y a aussi xxx
sur le terrier ou un coignassier. Route ou la xxx
d'armillac avait accoutumé de passé avant qu'on ne defrichat quelque
lambeau de pré, et pour ne pas gater et domagé le terrain en
semance, Mr le Curé d'armillac passe au dessus de la maison
de Mademoiselle Briffau. Ce a quoy j'ai consenti quoy que cela feut
dans ma paroisse, sans toutefois me porter aucun prejudice ny a mes
successeurs.