Ancestramil est un site web consacré à l'histoire militaire de la France. Ce site est géré par une association, dont l'un des buts principaux est de "rendre accessible à tous, gratuitement, toujours via Internet les documents d'archives permettant la connaissance de tel ou tel domaine de l'histoire militaire française, particulièrement à des fins généalogiques". Les sources qui permettent d'obtenir les informations publiées sur le site sont le SHD, les Archives Nationales, ainsi que divers ouvrages détenus par les adhérents de l'association.
La première fois que je suis tombé sur ce site est un complet hasard. L'AGP de ma femme est décédé au plateau de Notre-Dame-de-Lorette en mai 1915, au sein du 289è Régiment d'Infanterie. Allant faire un tour sur le site Mémoire des Hommes, déception quand le journal de marche est absent pour cette période. Mon ami moteur de recherche préféré me sort alors le site Ancestramil, où je trouve l'historique du 289è RI. Cet ancêtre n'y est pas présent, mais cet historique me permet de faire un peu le point sur la situation et l'action aux alentours de la date de sa mort.
Sur la gauche de l'écran, un menu plutôt intuitif.
Cliquez par exemple que Généralités -> Outils de recherche -> Cotes et vous verrez apparaître un certain nombre de documents, principalement des inventaires spécifiques disponibles au SHD (contrôle des troupes par exemple) qui vous permettront d'obtenir des références pour vos recherches futures.
Dans cette partie, le point le plus intéressant est l'outil "Patronymes", qui va vous permettre d'interroger la base de données du site, quel que soit l'endroit où le nom est cité (historique des régiments, MPLF des régiments, ...).
Ensuite passons à l'onglet Terre, qui va vous permettre d'interroger par arme et par période la base de données du site et vous permettre d'obtenir des historiques de régiments. Ces historiques sont plus nombreux pour la 1ère Guerre Mondiale, mais vous pourrez y trouver des informations intéressantes également pour les autres périodes.
Pour la Mer, l'historique de certains bâtiments ou de certaines batailles, tout comme pour l'onglet Air.
Je vous invite à consulter les autres onglets, remplis d'informations toutes plus précieuses que les autres (avec vraiment un travail remarquable) :
- Morts pour la France, qui recense les MPLF de certaines unités
- Batailles et combats qui nous relate certains combats, le plus ancien étant la Bataille de Dreux en 1562
- Généalogies et Biographies, qui comme son nom l'indique, propose certaines généalogies ou biographies de militaires français.
Dans Divers, des documents divers et variés, mais non moins importants, sur la Commune de 1870 par exemple ou des listes de prisonniers (guerres Napoléoniennes, Commune de 1870).
Enfin, l'onglet Organisation qui comme son nom l'indique traite de l'organisation militaire, mais dans ses grandes largeurs, allant de la situation de l'Armée d'Espagne en juillet 1810, à des informations sur le recrutement des milices de 1686 à 1742, ou à la liste des camps de prisonniers en Allemagne en 1915.
Bref, des ressources hétéroclites mais un site à mettre en favori pour ceux qui ne l'ont pas encore, tant sa richesse est importante.
Voyage au temps de nos aïeux, sur les traces de ceux qui nous ont construits... (et mon site pro c'est par là : http://www.histoiresdaieux.com)
samedi 31 mai 2014
lundi 12 mai 2014
Bénédiction de cloches à Maisse en 1757
J'ai entamé l'épluchage des registres de la commune de Maisse, dont sont originaires une partie des ancêtres de ma femme. Et en 1757, on peut trouver au milieu des actes "classiques" la bénédiction des moyennes et petites cloches de la paroisse.
Le vingt sept juin au dit an ont etés benites la
moyenne et la petite cloche par nous prêtre
curé soussignés qui ont eus pour parain haut
et puissant Seigneur Messire Henry Pomponne
du Reffuge Lieutenant general des Armées du
Roy Seigneur de ce lieu et autres, et pour
marainne haute et puissante dame Madelainne
du Reffuge Marquise de Montenay, et ont
occupés pour les dits seigneur et dame Louis
Henry Allaire Lieutenant des Justices et prevoté
de maisse, Jean Jacques Allaire, fils du Sieur
Jean Thomas Allaire Receveur de la terre
et Seigneurie de maisse, et pour marainne Demoiselle Marie
Jeanne Allaire fille du dit Sieur Jean Thomas Allaire
Receveur de la terre et Seigneurie de ce
lieu et Demoiselle Lucie Naneau femme du
dit Sieur Louis Henry Allaire qui ont
signes avec nous
AD Essonne en ligne - Maisse Notre-Dame de Maisse 1742-1765 - 4E_1868
Le vingt sept juin au dit an ont etés benites la
moyenne et la petite cloche par nous prêtre
curé soussignés qui ont eus pour parain haut
et puissant Seigneur Messire Henry Pomponne
du Reffuge Lieutenant general des Armées du
Roy Seigneur de ce lieu et autres, et pour
marainne haute et puissante dame Madelainne
du Reffuge Marquise de Montenay, et ont
occupés pour les dits seigneur et dame Louis
Henry Allaire Lieutenant des Justices et prevoté
de maisse, Jean Jacques Allaire, fils du Sieur
Jean Thomas Allaire Receveur de la terre
et Seigneurie de maisse, et pour marainne Demoiselle Marie
Jeanne Allaire fille du dit Sieur Jean Thomas Allaire
Receveur de la terre et Seigneurie de ce
lieu et Demoiselle Lucie Naneau femme du
dit Sieur Louis Henry Allaire qui ont
signes avec nous
vendredi 11 avril 2014
Hommage à un maître des petites écoles
Voici un acte trouvé dans les registres paroissiaux de la commune de Maisse (91). Jacques Delafosse vient de décéder, et au moment d'inscrire son acte sur les registres, le curé tient à lui rendre hommage. A priori, Jacques Delafosse a eu une forte importance pour la commune.
Il est dit
- arpenteur juré (Wikipédia nous dit que "sous l'ancien régime français les « arpenteurs-jurés » sont des spécialistes de la mesure et du droit du sol")
- maître des petites écoles
- fort bel écrivain, non pas auteur, mais doté d'une belle écriture
- zélé pour l'office divin, auquel il doit prendre part pour la préparation notamment je pense
Tout ceci lui vaut le privilège d'être inhumé dans l'église de la paroisse, derrière la banc d'oeuvre*.
"Le sept avril mil sept cent quarante cinq
a été inhumé dans l'église, derrière
le banc d'oeuvre, après avoir recu les
sacremens, le corps de Jacques Delafosse
arpenteur juré tenant les petites écoles
de ce lieu la plus belle main pour l'écriture
qu'il y eut de son temps, zélé pour que
l'office divin fut fait avec (xx) et
avec pompe, âgé de quarante six ans,
ayant instruit la jeunesse pendant vingt trois
ans, la dite inhumation faite présence [...]"
S'ensuivent la liste des témoins et une bonne quinzaine de signatures.
*Le banc d'œuvre ou banc de l'œuvre est un type de mobilier liturgique consistant en un banc réservé aux membres du conseil de fabrique d'une paroisse. Caractérisé par l'importance de sa taille et de son décor, le banc d'œuvre est situé le plus souvent face à la chaire à prêcher. Sa destination peut être indiquée par une inscription.
Il désignait le banc où étaient assis les marguilliers, conseillers paroissiaux ou personnes notables de la paroisse. (source : Wikipédia)
Il est dit
- arpenteur juré (Wikipédia nous dit que "sous l'ancien régime français les « arpenteurs-jurés » sont des spécialistes de la mesure et du droit du sol")
- maître des petites écoles
- fort bel écrivain, non pas auteur, mais doté d'une belle écriture
- zélé pour l'office divin, auquel il doit prendre part pour la préparation notamment je pense
Tout ceci lui vaut le privilège d'être inhumé dans l'église de la paroisse, derrière la banc d'oeuvre*.
"Le sept avril mil sept cent quarante cinq
a été inhumé dans l'église, derrière
le banc d'oeuvre, après avoir recu les
sacremens, le corps de Jacques Delafosse
arpenteur juré tenant les petites écoles
de ce lieu la plus belle main pour l'écriture
qu'il y eut de son temps, zélé pour que
l'office divin fut fait avec (xx) et
avec pompe, âgé de quarante six ans,
ayant instruit la jeunesse pendant vingt trois
ans, la dite inhumation faite présence [...]"
S'ensuivent la liste des témoins et une bonne quinzaine de signatures.
Source : AD91, Maisse 1742-1765 (cote 4E_1868)
*Le banc d'œuvre ou banc de l'œuvre est un type de mobilier liturgique consistant en un banc réservé aux membres du conseil de fabrique d'une paroisse. Caractérisé par l'importance de sa taille et de son décor, le banc d'œuvre est situé le plus souvent face à la chaire à prêcher. Sa destination peut être indiquée par une inscription.
Il désignait le banc où étaient assis les marguilliers, conseillers paroissiaux ou personnes notables de la paroisse. (source : Wikipédia)
jeudi 3 avril 2014
Des photos sur des noms
Ma résolution du mois de mars était de faire du tri dans les vieilles photos que j'ai en ma possession. J'ai un peu de retard, mais mieux vaut tard que jamais, surtout vu le contenu des photos.
En fait, je ne les ai pas vraiment en ma possession. J'avais demandé dernièrement à ma grand-mère maternelle, s'il lui serait possible de me montrer ses vieilles photos, car je savais qu'elle avait chez elle quelques albums de vieux clichés. Elle ne voulait pas sortir les photos des albums, ce que je peux comprendre, donc j'en ai pris des photos, ce qui peut expliquer parfois la moindre qualité.
Mais ces albums sont de véritables trésors. J'ai ainsi enfin pu mettre un visage sur mes tous arrières-grands-parents maternels, et même 3 AAGP ! Je dois bien dire que ça fait quelques chose, et chacun de vous qui a déjà découvert ces visages et enfin pu les mettre sur des noms et des prénoms a également dû ressentir cette émotion.
J'ai sélectionné une photo en particulier, qui réunit 3 générations.
Cette photo a été prise à Dixmont, dans l'Yonne. Elle date de l'été ou de l'automne 1935. Ce qui me permet de dater cette photo aussi précisément ? Ma grand-mère, née en janvier 1935, qui est à gauche portée par sa mère, Noémie Léontine MERCIER. Au centre, les 3 premiers frères et sœurs de ma grand-mère, Mauricette, Maurice et Emilienne. Tout à droite, Emilienne, une tante de ma grand-mère. Et au fond, au milieu de la photo, Charlotte Camille MOUTURAT, la grand-mère paternelle de ma grand-mère, et donc ma AAGM, alors âgée de 54 ans. En zoomant un peu, on voit deux ombres à l'intérieur de la maison, peut-être le père et le grand-père de ma grand-mère, mais on ne peut l'affirmer. Les trois générations semblent vivre sous le même toit, ce qui n'est pas forcément étonnant pour l'époque.
Si vous en avez l'occasion, faites parler ces photos que vous avez en votre possession ou que votre famille garde précieusement. Cherchez à savoir qui sont toutes les personnes présentes sur ces clichés, interrogez vos parents, vos grands-parents, avant que ces mémoires ne disparaissent...
En fait, je ne les ai pas vraiment en ma possession. J'avais demandé dernièrement à ma grand-mère maternelle, s'il lui serait possible de me montrer ses vieilles photos, car je savais qu'elle avait chez elle quelques albums de vieux clichés. Elle ne voulait pas sortir les photos des albums, ce que je peux comprendre, donc j'en ai pris des photos, ce qui peut expliquer parfois la moindre qualité.
Mais ces albums sont de véritables trésors. J'ai ainsi enfin pu mettre un visage sur mes tous arrières-grands-parents maternels, et même 3 AAGP ! Je dois bien dire que ça fait quelques chose, et chacun de vous qui a déjà découvert ces visages et enfin pu les mettre sur des noms et des prénoms a également dû ressentir cette émotion.
J'ai sélectionné une photo en particulier, qui réunit 3 générations.
Source : Collection personnelle
Cette photo a été prise à Dixmont, dans l'Yonne. Elle date de l'été ou de l'automne 1935. Ce qui me permet de dater cette photo aussi précisément ? Ma grand-mère, née en janvier 1935, qui est à gauche portée par sa mère, Noémie Léontine MERCIER. Au centre, les 3 premiers frères et sœurs de ma grand-mère, Mauricette, Maurice et Emilienne. Tout à droite, Emilienne, une tante de ma grand-mère. Et au fond, au milieu de la photo, Charlotte Camille MOUTURAT, la grand-mère paternelle de ma grand-mère, et donc ma AAGM, alors âgée de 54 ans. En zoomant un peu, on voit deux ombres à l'intérieur de la maison, peut-être le père et le grand-père de ma grand-mère, mais on ne peut l'affirmer. Les trois générations semblent vivre sous le même toit, ce qui n'est pas forcément étonnant pour l'époque.
Si vous en avez l'occasion, faites parler ces photos que vous avez en votre possession ou que votre famille garde précieusement. Cherchez à savoir qui sont toutes les personnes présentes sur ces clichés, interrogez vos parents, vos grands-parents, avant que ces mémoires ne disparaissent...
lundi 31 mars 2014
Pourquoi un blog de généalogie ?
A l'occasion de la Fête de l'Internet, Sophie de la Gazette des Ancêtres nous invite à nous pencher sur les raisons de la création de nos blogs respectifs. Je vais jouer le jeu, surtout que mon blog fêtera (déjà) son premier anniversaire demain !
C'est en effet le 1er avril 2013 que j'ai créé le blog Histoires d'Aïeux. A cet époque, j'étais déjà présent sur Twitter et je lisais avec assiduité les différents billets postés par chacun, avec l'envie d'y venir aussi. Et finalement je me suis décidé, au premier jour du Challenge AZ, à me lancer dans l'aventure.
Pourquoi ? Très bonne question. Je dois faire de la généalogie sérieusement (sous-entendu y consacrer un minimum de temps chaque jour) depuis bientôt une dizaine d'années maintenant. Tout a commencé avec un livret réalisé par un cousin lointain de ma branche paternelle, découvert chez ma grand-mère. Des heures de recherches compilées en arbres, histoires et autres photos d'actes. Le Graal pour tout généalogiste, qui m'a permis de mettre le pied à l'étrier. Sans tout copier de but en blanc mais en faisant les recherches moi-même et en vérifiant mes données avec celles du livret. Puis la naissance de mes enfants m'a incité à fouiller les racines de ma femme et ce sont ces racines qui occupent le plus clair de mon temps ! Pensez donc, une branche paternelle notamment qui n'a (quasiment) pas bougé au fil des siècles d'un triangle de 10 kms de côté nord Loiret / sud Essonne / ouest Seine-et-Marne. Disons que ça aide pour les recherches.
Mais malgré l'intérêt de ma femme et de la famille, j'avais envie de partager avec d'autres "adeptes". J'ai donc créer mon blog d'abord pour partager mes diverses expériences de recherches avec des passionné(e)s de généalogie. La blogosphère est suffisamment importante pour publier des articles et avoir en retour des discussions toujours très enrichissantes, qui permettent d'améliorer nos méthodes de travail, de trouver des aiguilles dans des bottes de foin ou encore tout simplement de discuter autour de nos ancêtres. Et les génétwittos sont tellement sympas qu'il aurait été dommage de s'en priver !
Ensuite, mon blog permet de rendre hommage à tous ceux sans qui nous ne serions pas là, tous ces ancêtres qui ont tracé leur route, pas forcément toujours droite ou aisée, parsemée d'épreuves souvent difficiles, mais qui toujours sont restés dignes et fiers.
Un blog à l'honneur
Difficile de mettre un blog plutôt qu'un autre à l'honneur. Tous mériteraient d'être cités ici, tant leur variété apporte à tous. Je vais tout de même en citer deux.
Celui de Sophie bien sûr, La Gazette des Ancêtres, qui m'a donné l'envie de créer le mien avec le Challenge AZ. Sophie anime cette blogosphère avec tant de ferveur et de bonne humeur que notre GO mérite bien une haie d'honneur pour tous les encouragements qu'elle nous donne et toutes les idées dont elle fourmille (même s'il est vrai que le compteur sur son blog pour le prochain Challenge AZ me fait un peu peur !).
Ensuite je vais citer le blog de Brigitte, Chroniques d'antan et d'ailleurs. Globe-trotteuse généalogique (ses recherches l'emmènent par exemple vers l'Allemagne ou l'Ukraine), elle abat en ce moment un travail considérable sur les Morts pour la France et les registres militaires de certaines communes de la Vienne. Et cela force le respect, en donnant l'envie d'en faire de même sur mes zones de recherche.
C'est en effet le 1er avril 2013 que j'ai créé le blog Histoires d'Aïeux. A cet époque, j'étais déjà présent sur Twitter et je lisais avec assiduité les différents billets postés par chacun, avec l'envie d'y venir aussi. Et finalement je me suis décidé, au premier jour du Challenge AZ, à me lancer dans l'aventure.
Pourquoi ? Très bonne question. Je dois faire de la généalogie sérieusement (sous-entendu y consacrer un minimum de temps chaque jour) depuis bientôt une dizaine d'années maintenant. Tout a commencé avec un livret réalisé par un cousin lointain de ma branche paternelle, découvert chez ma grand-mère. Des heures de recherches compilées en arbres, histoires et autres photos d'actes. Le Graal pour tout généalogiste, qui m'a permis de mettre le pied à l'étrier. Sans tout copier de but en blanc mais en faisant les recherches moi-même et en vérifiant mes données avec celles du livret. Puis la naissance de mes enfants m'a incité à fouiller les racines de ma femme et ce sont ces racines qui occupent le plus clair de mon temps ! Pensez donc, une branche paternelle notamment qui n'a (quasiment) pas bougé au fil des siècles d'un triangle de 10 kms de côté nord Loiret / sud Essonne / ouest Seine-et-Marne. Disons que ça aide pour les recherches.
Mais malgré l'intérêt de ma femme et de la famille, j'avais envie de partager avec d'autres "adeptes". J'ai donc créer mon blog d'abord pour partager mes diverses expériences de recherches avec des passionné(e)s de généalogie. La blogosphère est suffisamment importante pour publier des articles et avoir en retour des discussions toujours très enrichissantes, qui permettent d'améliorer nos méthodes de travail, de trouver des aiguilles dans des bottes de foin ou encore tout simplement de discuter autour de nos ancêtres. Et les génétwittos sont tellement sympas qu'il aurait été dommage de s'en priver !
Ensuite, mon blog permet de rendre hommage à tous ceux sans qui nous ne serions pas là, tous ces ancêtres qui ont tracé leur route, pas forcément toujours droite ou aisée, parsemée d'épreuves souvent difficiles, mais qui toujours sont restés dignes et fiers.
Un blog à l'honneur
Difficile de mettre un blog plutôt qu'un autre à l'honneur. Tous mériteraient d'être cités ici, tant leur variété apporte à tous. Je vais tout de même en citer deux.
Celui de Sophie bien sûr, La Gazette des Ancêtres, qui m'a donné l'envie de créer le mien avec le Challenge AZ. Sophie anime cette blogosphère avec tant de ferveur et de bonne humeur que notre GO mérite bien une haie d'honneur pour tous les encouragements qu'elle nous donne et toutes les idées dont elle fourmille (même s'il est vrai que le compteur sur son blog pour le prochain Challenge AZ me fait un peu peur !).
Ensuite je vais citer le blog de Brigitte, Chroniques d'antan et d'ailleurs. Globe-trotteuse généalogique (ses recherches l'emmènent par exemple vers l'Allemagne ou l'Ukraine), elle abat en ce moment un travail considérable sur les Morts pour la France et les registres militaires de certaines communes de la Vienne. Et cela force le respect, en donnant l'envie d'en faire de même sur mes zones de recherche.
jeudi 20 mars 2014
#geneatheme M...comme métier, celui de garde-moulin
Le thème de ce mois-ci pour le #geneatheme est M comme métier, qui nous permet de mettre en avant un métier méconnu, oublié ou beaucoup pratiqué par nos ancêtres.
Je triche un peu, en vous invitant à (re)lire mon article du dernier #challengeAZ concernant le garde-moulin.
Je triche un peu, en vous invitant à (re)lire mon article du dernier #challengeAZ concernant le garde-moulin.
mardi 11 mars 2014
François Fils et ses femmes
François FILS fait partie d'une des branches collatérales de ma femme. Il naît le 08/03/1764 à Boigneville (Essonne), fils de Barthélémy FILS et de Denise GUDIN. Il exercera le métier de cultivateur.
Le 5 Ventôse an 3 (23/02/1795), il va se marier à Buno-Bonnevaux, commune voisine, avec Marie Anne BUTET, de 10 ans sa cadette. Elle est la fille de Louis François BUTET et de Marie Anne POIRIER.
Voici l'acte de mariage, un acte rien de plus classique.
Ils auront deux enfants, dont un seul Amand François survivra et se mariera. Marie Anne BUTET décède cependant trop jeune, en 1802 à l'âge de 27 ans, quelques semaines avant sa fille, à peine âgée de 2 ans.
François FILS, tout à son chagrin, ne se remariera pas aussitôt, élevant son garçon très certainement seul, ses parents étant décédés déjà avant son mariage.
Enfin, en 1804, il franchit le pas et décide de se remarier. Le mariage apparaît toujours sur les registres de Buno-Bonnevaux, où il est installé. Le 10 Ventôse an 12 (01/03/1804), il épouse donc en secondes noces.....Marie Anne BUTET ! Celle-ci est fille de Jean BUTET et de Anne CHARPENTIER, et veuve de Jean Pierre PREVOST. Se seconde femme est donc la parfaite homonyme de sa première femme décédée.
Les deux Marie Anne BUTET ne sont en plus pas étrangères l'une à l'autre, étant cousine par leurs pères.
Pour la petite histoire, la seconde Marie Anne BUTET décédera quelques années après le mariage, en 1807 et François FILS se remariera en 1810 avec Marie Louise Lucas.
Le 5 Ventôse an 3 (23/02/1795), il va se marier à Buno-Bonnevaux, commune voisine, avec Marie Anne BUTET, de 10 ans sa cadette. Elle est la fille de Louis François BUTET et de Marie Anne POIRIER.
Voici l'acte de mariage, un acte rien de plus classique.
Sources : Archives 91, Buno-Bonnevaux, cote 4E_0453
Ils auront deux enfants, dont un seul Amand François survivra et se mariera. Marie Anne BUTET décède cependant trop jeune, en 1802 à l'âge de 27 ans, quelques semaines avant sa fille, à peine âgée de 2 ans.
François FILS, tout à son chagrin, ne se remariera pas aussitôt, élevant son garçon très certainement seul, ses parents étant décédés déjà avant son mariage.
Enfin, en 1804, il franchit le pas et décide de se remarier. Le mariage apparaît toujours sur les registres de Buno-Bonnevaux, où il est installé. Le 10 Ventôse an 12 (01/03/1804), il épouse donc en secondes noces.....Marie Anne BUTET ! Celle-ci est fille de Jean BUTET et de Anne CHARPENTIER, et veuve de Jean Pierre PREVOST. Se seconde femme est donc la parfaite homonyme de sa première femme décédée.
Source : Archives 91, Buno-Bonnevaux, cote 4E_0454
Les deux Marie Anne BUTET ne sont en plus pas étrangères l'une à l'autre, étant cousine par leurs pères.
Source : mon arbre Geneanet
Pour la petite histoire, la seconde Marie Anne BUTET décédera quelques années après le mariage, en 1807 et François FILS se remariera en 1810 avec Marie Louise Lucas.
lundi 24 février 2014
Frères d'armes
Il est parfois des destins particuliers, quand des voisins, des amis peut-être se croisent, se retrouvent, sur le chemin de cette guerre qui va les voir tomber.
Alcide Désiré Auclerc est né le 14/04/1875 à Buno-Bonnevaux, petit village de l'Essonne dont j'ai déjà parlé maintes fois. Selon sa fiche matricule, il exerce la profession de maçon. Il est appelé sous les drapeaux le 16/11/1896 et y passera presque 3 ans, jusqu'à son envoi en disponibilité en septembre 1899. Malheureusement pour lui, la guerre va le rappeler à l'activité par suite de la mobilisation générale. Il intègre le 35ème Régiment Territorial d'Infanterie. Il passera ensuite au 405è RI le 04/09/1915.
Charles Lucien Pericat est né quant à lui le 13/03/1894, dans le même village de Buno-Bonnevaux. Même s'il réside à Tousson (proche commune de Seine-et-Marne) en 1914 selon sa fiche matricule, on peut aisément supposer qu'il connaît Alcide Auclerc. Dans ce village de 323 âmes en 1911, tout le monde se connaît. Alcide Auclerc a peut-être connu sur les bancs de l'école un des oncles de Charles Pericat, né dans les mêmes années que lui.
J'ai déjà évoqué les frères Pericat, tous trois décédés en quelques mois sur le front ici.
Charles Lucien est passé au 405è RI le 15/03/1915, où il sera donc rejoint le 04/09/1915 par Alcide Désiré. Peut-être se sont-ils croisés, peut-être ont-ils profité du défilé le 24 septembre à Izel-les-Hameaux devant le Colonel et devant le Général Toulorge pour parler de leur village qu'ils aimeraient tant retrouver. Ils peuvent se remémorer les rues du village, les bals du 14 juillet, la place de l'église où l'on aime à se retrouver entre amis pour discuter.
La suite sera forcément moins gaie, comme tous les combats auxquels ils ont déjà pris part. "Le 25 au matin, le Régiment est en tranchées, entre Mont-Saint-Eloi et le ferme de Bethonval, prêt à appuyer l'attaque soit sur Souchez, soit sur Vimy. A 13h30, les Bataillons s'ébranlent en colonnes doubles, les Compagnies en ligne de sections par quatre, sous le feu des 150 et 105 allemands. La nuit se passe en avant de la route de Béthune, à hauteur de Neuville-Saint-Vaast. Le 26, de la seconde ligne une partie du 2ème Bataillon appuie le mouvement du 407ème et perd quelques dizaines de tués ou blessés. Le lendemain 27 est calme. Enfin, à minuit, le Régiment tout entier va prendre position sur le terrain déjà conquis devant le bois de la Folie par les 5ème et 6ème Divisions. Le 405ème est mis à la disposition du Général commandant la 11ème Brigade. La 5ème Compagnie s'empare à le grenade de deux points importants , puis, à partir de 11h20, toutes les unités sont successivement engagées, prenant le tranché Nietzsche, le Boyau des Communs, les retournant, les organisant, non sans avoir perdu les deux tiers des Officiers (tués ou blessés) et un millier d'hommes. Le 405ème a beaucoup souffert certes, mais il a fait l'admiration de tous ceux qui ont eu la privilège de le voir à l’œuvre." (Historique du 405è RI)
Les deux compagnons sont décédés le même jour, le 28 septembre 1915, à Neuville-Saint-Vaast, lors d'une de ces offensives destinées à gagner un bois, une plaine, une butte, qui de toute manière sera très certainement perdu les jours suivants, quand ce n'était pas le jour même.
D'après sa fiche matricule, Charles Lucien Pericat est déclaré disparu, il fait parti de ces hommes dont le corps ne sera pas retrouvé, parce que les obus, les grenades ont creusé des trous où souvent sont enfouis les corps de soldats morts et que leurs camarades n'ont pas le temps d'ensevelir convenablement.
Alcide Désiré Auclerc aura plus de "chance". Son décès a été constaté le 12/11/1915 et son corps est inhumé au cimetière de la Motte (Pas-de-Calais), d'après son registre matricule. Mais son décès a bien été fixé au 28/09/1915 par jugement déclaratif de décès du Tribunal Civil d'Etampes.
Alcide Désiré Auclerc est né le 14/04/1875 à Buno-Bonnevaux, petit village de l'Essonne dont j'ai déjà parlé maintes fois. Selon sa fiche matricule, il exerce la profession de maçon. Il est appelé sous les drapeaux le 16/11/1896 et y passera presque 3 ans, jusqu'à son envoi en disponibilité en septembre 1899. Malheureusement pour lui, la guerre va le rappeler à l'activité par suite de la mobilisation générale. Il intègre le 35ème Régiment Territorial d'Infanterie. Il passera ensuite au 405è RI le 04/09/1915.
Charles Lucien Pericat est né quant à lui le 13/03/1894, dans le même village de Buno-Bonnevaux. Même s'il réside à Tousson (proche commune de Seine-et-Marne) en 1914 selon sa fiche matricule, on peut aisément supposer qu'il connaît Alcide Auclerc. Dans ce village de 323 âmes en 1911, tout le monde se connaît. Alcide Auclerc a peut-être connu sur les bancs de l'école un des oncles de Charles Pericat, né dans les mêmes années que lui.
J'ai déjà évoqué les frères Pericat, tous trois décédés en quelques mois sur le front ici.
Charles Lucien est passé au 405è RI le 15/03/1915, où il sera donc rejoint le 04/09/1915 par Alcide Désiré. Peut-être se sont-ils croisés, peut-être ont-ils profité du défilé le 24 septembre à Izel-les-Hameaux devant le Colonel et devant le Général Toulorge pour parler de leur village qu'ils aimeraient tant retrouver. Ils peuvent se remémorer les rues du village, les bals du 14 juillet, la place de l'église où l'on aime à se retrouver entre amis pour discuter.
La suite sera forcément moins gaie, comme tous les combats auxquels ils ont déjà pris part. "Le 25 au matin, le Régiment est en tranchées, entre Mont-Saint-Eloi et le ferme de Bethonval, prêt à appuyer l'attaque soit sur Souchez, soit sur Vimy. A 13h30, les Bataillons s'ébranlent en colonnes doubles, les Compagnies en ligne de sections par quatre, sous le feu des 150 et 105 allemands. La nuit se passe en avant de la route de Béthune, à hauteur de Neuville-Saint-Vaast. Le 26, de la seconde ligne une partie du 2ème Bataillon appuie le mouvement du 407ème et perd quelques dizaines de tués ou blessés. Le lendemain 27 est calme. Enfin, à minuit, le Régiment tout entier va prendre position sur le terrain déjà conquis devant le bois de la Folie par les 5ème et 6ème Divisions. Le 405ème est mis à la disposition du Général commandant la 11ème Brigade. La 5ème Compagnie s'empare à le grenade de deux points importants , puis, à partir de 11h20, toutes les unités sont successivement engagées, prenant le tranché Nietzsche, le Boyau des Communs, les retournant, les organisant, non sans avoir perdu les deux tiers des Officiers (tués ou blessés) et un millier d'hommes. Le 405ème a beaucoup souffert certes, mais il a fait l'admiration de tous ceux qui ont eu la privilège de le voir à l’œuvre." (Historique du 405è RI)
Les deux compagnons sont décédés le même jour, le 28 septembre 1915, à Neuville-Saint-Vaast, lors d'une de ces offensives destinées à gagner un bois, une plaine, une butte, qui de toute manière sera très certainement perdu les jours suivants, quand ce n'était pas le jour même.
D'après sa fiche matricule, Charles Lucien Pericat est déclaré disparu, il fait parti de ces hommes dont le corps ne sera pas retrouvé, parce que les obus, les grenades ont creusé des trous où souvent sont enfouis les corps de soldats morts et que leurs camarades n'ont pas le temps d'ensevelir convenablement.
Source : Registres matricules archives 78
Alcide Désiré Auclerc aura plus de "chance". Son décès a été constaté le 12/11/1915 et son corps est inhumé au cimetière de la Motte (Pas-de-Calais), d'après son registre matricule. Mais son décès a bien été fixé au 28/09/1915 par jugement déclaratif de décès du Tribunal Civil d'Etampes.
Source : Registres matricules archives 78
lundi 13 janvier 2014
Des tableaux et beaucoup de boulot !
Ma résolution du mois de janvier peut paraître plutôt simple : recenser mes ancêtres (ceux de mes enfants en fait) et les actes qui vont avec sur les dix premières générations. Le but est de savoir où j'en suis. Ces derniers temps, je me suis en effet beaucoup concentré sur certaines branches (principalement du côté de ma femme), et j'en ai délaissé de nombreuses autres. Et bien, le moins que l'on puisse dire est qu'il y a un boulot monstre à effectuer (et que j'ai un peu honte aussi du retard pris par endroit) !
Mais pour faire un point, il faut d'abord un outil de travail. N'étant pas du tout papier ou cahier, ni Evernote, j'ai construit un outil simple et rapide sur Excel. Il n'a pas pour but d'être génialissime, ni même d'inventer la roue (certains ont sûrement déjà un outil du genre), mais juste d'être simple d'utilisation et de me permettre de visualiser en quelques instants mes SOSA sur 10 générations et les actes que j'ai en ma possession.
Les informations dont j'ai besoin : les prénoms et noms des SOSA, leurs dates, lieux et départements de naissance, mariage et décès. J'ai volontairement séparé lieux et départements pour pouvoir si besoin faire des statistiques plus facilement.
J'ai ensuite listé tous les numéros SOSA par génération et ce sur 10 générations donc.
Et j'obtiens le tableau suivant :
Bien sûr, le tableau continue sur les numéros SOSA suivants, il ne s'agit ici que d'une capture d'écran. Comme vous le voyez en bas à gauche, deux onglets : la liste des SOSA et le récap.
Si vous n'avez pas trouvé un acte, vous mettez la case de la date en rouge (ou dans toute couleur qui vous plaira ;-)). Une fois l'acte trouvé, vous décolorez la case.
En ce qui concerne la récapitulatif, en voici la capture d'écran.
Ici le but est de savoir où on en est de nos recherches. Par génération, sont listés le nombre d'ancêtres, théoriques tout d'abord, et trouvés. Ensuite, le nombre d'actes de naissance/baptême, théoriques et trouvés. Idem pour les actes de mariage et de décès/sépultures.
Illustrons un peu avec mes données pour exemple.
Je commence volontairement à la génération 5, pour ne pas avoir à cacher des données sur des contemporains. Avec des cases blanches, l'exemple ne serait pas idéal.
On voit donc ici que je connais tous les ancêtres de mes enfants à la 5ème génération. Tout du moins, je sais qui ils étaient. On voit aussi en rouge donc qu'il manque déjà 2 actes de naissance, 2 actes de mariage et quasiment tous les actes de décès. Je connais pourtant presque toutes les dates, je les ai obtenues soit dans les mentions marginales des actes de naissance, soit dans les précieux livrets de famille que j'ai pu consultés. Mais c'est vrai que je n'avais pas forcément fait la démarche de les demander aux différentes mairies concernées. Mais j'ai commencé à réparer tout ça en commençant avec les demandes d'actes en ligne de la mairie de Paris.
Et donc si on fait le bilan des actes en ma possession pour mes SOSA jusqu'à la 10ème génération, le résultat final n'est pas très brillant !
Ouf, je connais au moins les SOSA sur 6 générations. Le chiffre commence à diminuer ensuite, du fait de certaines branches complètement abandonnées (sur l'Italie notamment). Au total, il me manque 2/3 des individus. Je savais qu'il m'en manquait, mais je ne pensais pas que ce serait autant.
Pour les actes de naissance, les manques commencent dès la génération 5, du fait de l'Italie et également puisqu'il y a un acte dont je connais la date mais que je n'ai pas (encore) demandé. Ensuite, le pourcentage d'actes en ma possession baisse au fur et à mesure. Ce qui est logique, vu que le nombre d'individus trouvés diminue. Au final, j'ai honte de dire que je n'ai que 10% des actes de naissance.
Concernant les actes de mariage, le constat est presque identique. Les failles commencent dès la génération 3. Il me manque l'acte de mariage des parents de ma femme (les miens n'ayant jamais été mariés). Au final, un peu moins de 15% des actes de mariage trouvés.
Pour les décès, le résultat est pire. Les premières générations sont faussées, forcément. Mais ensuite, les résultats ne sont pas probants, avec un total bien faible de 6% d'actes en ma possession.
J'ai donc beaucoup de travail en perspective. Pour commencer, je vais déjà essayer de trouver (ou obtenir auprès des mairies) les actes dont j'ai les références. Et ensuite, il me faudra mettre les mains dans le cambouis pour remonter patiemment les générations et trouver les individus manquants. Et refaire des points d'étapes en cours d'année.
J'avoue que c'est un excellent exercice. J'avais remonté certaines branches assez loin (pour moi en tout cas, 14ème génération au maximum je crois), alors que d'autres sont restés des rameaux très fins. Je redécouvre des ancêtres, des régions inexploitées pour l'instant et tout cela me promet des recherches et des trouvailles fascinantes dans les prochains mois.
Mais pour faire un point, il faut d'abord un outil de travail. N'étant pas du tout papier ou cahier, ni Evernote, j'ai construit un outil simple et rapide sur Excel. Il n'a pas pour but d'être génialissime, ni même d'inventer la roue (certains ont sûrement déjà un outil du genre), mais juste d'être simple d'utilisation et de me permettre de visualiser en quelques instants mes SOSA sur 10 générations et les actes que j'ai en ma possession.
Les informations dont j'ai besoin : les prénoms et noms des SOSA, leurs dates, lieux et départements de naissance, mariage et décès. J'ai volontairement séparé lieux et départements pour pouvoir si besoin faire des statistiques plus facilement.
J'ai ensuite listé tous les numéros SOSA par génération et ce sur 10 générations donc.
Et j'obtiens le tableau suivant :
Tableau SOSA vierge - source : Cyril DAVY
Bien sûr, le tableau continue sur les numéros SOSA suivants, il ne s'agit ici que d'une capture d'écran. Comme vous le voyez en bas à gauche, deux onglets : la liste des SOSA et le récap.
Si vous n'avez pas trouvé un acte, vous mettez la case de la date en rouge (ou dans toute couleur qui vous plaira ;-)). Une fois l'acte trouvé, vous décolorez la case.
En ce qui concerne la récapitulatif, en voici la capture d'écran.
Tableau récapitulatif SOSA vierge - source Cyril DAVY
Ici le but est de savoir où on en est de nos recherches. Par génération, sont listés le nombre d'ancêtres, théoriques tout d'abord, et trouvés. Ensuite, le nombre d'actes de naissance/baptême, théoriques et trouvés. Idem pour les actes de mariage et de décès/sépultures.
Illustrons un peu avec mes données pour exemple.
Je commence volontairement à la génération 5, pour ne pas avoir à cacher des données sur des contemporains. Avec des cases blanches, l'exemple ne serait pas idéal.
Tableau SOSA rempli - source Cyril DAVY
On voit donc ici que je connais tous les ancêtres de mes enfants à la 5ème génération. Tout du moins, je sais qui ils étaient. On voit aussi en rouge donc qu'il manque déjà 2 actes de naissance, 2 actes de mariage et quasiment tous les actes de décès. Je connais pourtant presque toutes les dates, je les ai obtenues soit dans les mentions marginales des actes de naissance, soit dans les précieux livrets de famille que j'ai pu consultés. Mais c'est vrai que je n'avais pas forcément fait la démarche de les demander aux différentes mairies concernées. Mais j'ai commencé à réparer tout ça en commençant avec les demandes d'actes en ligne de la mairie de Paris.
Et donc si on fait le bilan des actes en ma possession pour mes SOSA jusqu'à la 10ème génération, le résultat final n'est pas très brillant !
Tableau récapitulatif SOSA rempli - source Cyril DAVY
Ouf, je connais au moins les SOSA sur 6 générations. Le chiffre commence à diminuer ensuite, du fait de certaines branches complètement abandonnées (sur l'Italie notamment). Au total, il me manque 2/3 des individus. Je savais qu'il m'en manquait, mais je ne pensais pas que ce serait autant.
Pour les actes de naissance, les manques commencent dès la génération 5, du fait de l'Italie et également puisqu'il y a un acte dont je connais la date mais que je n'ai pas (encore) demandé. Ensuite, le pourcentage d'actes en ma possession baisse au fur et à mesure. Ce qui est logique, vu que le nombre d'individus trouvés diminue. Au final, j'ai honte de dire que je n'ai que 10% des actes de naissance.
Concernant les actes de mariage, le constat est presque identique. Les failles commencent dès la génération 3. Il me manque l'acte de mariage des parents de ma femme (les miens n'ayant jamais été mariés). Au final, un peu moins de 15% des actes de mariage trouvés.
Pour les décès, le résultat est pire. Les premières générations sont faussées, forcément. Mais ensuite, les résultats ne sont pas probants, avec un total bien faible de 6% d'actes en ma possession.
J'ai donc beaucoup de travail en perspective. Pour commencer, je vais déjà essayer de trouver (ou obtenir auprès des mairies) les actes dont j'ai les références. Et ensuite, il me faudra mettre les mains dans le cambouis pour remonter patiemment les générations et trouver les individus manquants. Et refaire des points d'étapes en cours d'année.
J'avoue que c'est un excellent exercice. J'avais remonté certaines branches assez loin (pour moi en tout cas, 14ème génération au maximum je crois), alors que d'autres sont restés des rameaux très fins. Je redécouvre des ancêtres, des régions inexploitées pour l'instant et tout cela me promet des recherches et des trouvailles fascinantes dans les prochains mois.
mercredi 18 décembre 2013
#geneatheme Mon bilan 2013
Voilà une année bien chargée pour ma part, comme pour beaucoup d'autres généabloggeurs !
Twitter / le blog
Qui d'abord aurait pu croire il y a encore quelques mois que je serais en train d'écrire ce post aujourd'hui, pour faire le point sur mon année 2013 généalogique ? Sûrement pas moi pour commencer ! Même si j'ai ouvert mon compte Twitter fin 2012, j'ai vraiment commencé à interagir durant 2013, et bien m'en a pris. Cette communauté de Généatwittos est très enrichissante et, pour avoir rencontré quelques personnes "en vrai", ma foi très sympathique ;-) J'espère renouveler cette expérience lors des prochains Matins Malins de la RFG en mars.
Mais surtout la nouveauté cette année a été mon blog ! J'ai voulu relever le challenge AZ et ce blog a été créé ... le 1er jour du dit challenge. Je ne pensais pas pouvoir tenir le coup, mais au final, l'expérience fut très enrichissante (merci à ma femme pour son soutien moral ;-)). Pour mes débuts, je suis plutôt satisfait.
Au final, 40 articles écrits (en incluant ce bilan). J'ai généralement entre 70 et 100 visites sur chacun de mes articles, ce que je trouve plutôt bien, avec mon "best seller" à plus de 600 clics ! C'est mon article du Challenge AZ sur Louis XIV, qui reprend notamment une image de la lignée royale, ce qui est généralement ce qui conduit les gens sur cet article (dixit Blogger).
Mes recherches
J'ai pas mal avancé cette année, même si on n'avance probablement jamais aussi vite qu'on le voudrait. J'ai découvert 7 couples à la génération 14 pour mes 2 fils. Pour avancer plus loin, il me faudra consulter les archives "non classiques", notariales principalement, étant arrivé au bout des BMS disponibles.
J'ai complété beaucoup de lignées (directes ou non). Pour ce faire, j'ai fini d'éplucher complètement l'état civil et les registres paroissiaux des communes de Boigneville, Prunay-sur-Essonne et Gironville-sur-Essonne (toutes trois situées dans le département de l'Essonne). Globalement, je pense pouvoir dire que 80 à 85% des actes de ces communes se retrouvent dans ma généalogie (SOSA ou alliés proches ou lointains).
Résolutions pour 2014
La première sera d'écrire un peu plus sur ce blog. Dans le meilleur des mondes, j'aimerais écrire au moins un article par semaine, et surtout rentrer un peu plus dans les détails de mes recherches, ce que je n'ai pas assez fait pour l'instant à mon goût. A voir si je peux tenir le rythme. Et surtout, il va falloir assurer pour le prochain Challenge AZ au moins de juin, qui tombe mal car en plein pendant la Coupe du Monde de football ;-) Il faudrait cette fois que j'ai planifié mes articles à l'avance, ce serait quand même beaucoup plus simple.
Le deuxième grand chantier sera de compléter mes SOSA. Avec mes histoires de dépouiller des communes entières (ce que je ne regrette pas, mais c'est très chronophage), j'ai laissé des branches entières à l'état de simples rameaux. J'aimerais trouver tous les actes concernant mes SOSA sur les 7 ou 8 premières générations. Ce serait déjà un bon début, en sachant que pour certains, je n'ai quasiment aucune information à ce jour.
Enfin, la dernière résolution sera l'entraide et l'indexation. Il y a tout d'abord le projet actuel d'indexation sur le site Mémoire des Hommes. Ensuite le projet de Clément sur l'indexation d'un tableau d'honneur de la grande guerre. Et enfin, divers sites sur lesquels j'ajoute des informations quand je les trouve au hasard de mes recherches, comme par exemple le site de l'Association Histoire du Premier Empire.
Bonnes fêtes de fin d'année à tous !
Twitter / le blog
Qui d'abord aurait pu croire il y a encore quelques mois que je serais en train d'écrire ce post aujourd'hui, pour faire le point sur mon année 2013 généalogique ? Sûrement pas moi pour commencer ! Même si j'ai ouvert mon compte Twitter fin 2012, j'ai vraiment commencé à interagir durant 2013, et bien m'en a pris. Cette communauté de Généatwittos est très enrichissante et, pour avoir rencontré quelques personnes "en vrai", ma foi très sympathique ;-) J'espère renouveler cette expérience lors des prochains Matins Malins de la RFG en mars.
Mais surtout la nouveauté cette année a été mon blog ! J'ai voulu relever le challenge AZ et ce blog a été créé ... le 1er jour du dit challenge. Je ne pensais pas pouvoir tenir le coup, mais au final, l'expérience fut très enrichissante (merci à ma femme pour son soutien moral ;-)). Pour mes débuts, je suis plutôt satisfait.
Au final, 40 articles écrits (en incluant ce bilan). J'ai généralement entre 70 et 100 visites sur chacun de mes articles, ce que je trouve plutôt bien, avec mon "best seller" à plus de 600 clics ! C'est mon article du Challenge AZ sur Louis XIV, qui reprend notamment une image de la lignée royale, ce qui est généralement ce qui conduit les gens sur cet article (dixit Blogger).
Mes recherches
J'ai pas mal avancé cette année, même si on n'avance probablement jamais aussi vite qu'on le voudrait. J'ai découvert 7 couples à la génération 14 pour mes 2 fils. Pour avancer plus loin, il me faudra consulter les archives "non classiques", notariales principalement, étant arrivé au bout des BMS disponibles.
J'ai complété beaucoup de lignées (directes ou non). Pour ce faire, j'ai fini d'éplucher complètement l'état civil et les registres paroissiaux des communes de Boigneville, Prunay-sur-Essonne et Gironville-sur-Essonne (toutes trois situées dans le département de l'Essonne). Globalement, je pense pouvoir dire que 80 à 85% des actes de ces communes se retrouvent dans ma généalogie (SOSA ou alliés proches ou lointains).
Résolutions pour 2014
La première sera d'écrire un peu plus sur ce blog. Dans le meilleur des mondes, j'aimerais écrire au moins un article par semaine, et surtout rentrer un peu plus dans les détails de mes recherches, ce que je n'ai pas assez fait pour l'instant à mon goût. A voir si je peux tenir le rythme. Et surtout, il va falloir assurer pour le prochain Challenge AZ au moins de juin, qui tombe mal car en plein pendant la Coupe du Monde de football ;-) Il faudrait cette fois que j'ai planifié mes articles à l'avance, ce serait quand même beaucoup plus simple.
Le deuxième grand chantier sera de compléter mes SOSA. Avec mes histoires de dépouiller des communes entières (ce que je ne regrette pas, mais c'est très chronophage), j'ai laissé des branches entières à l'état de simples rameaux. J'aimerais trouver tous les actes concernant mes SOSA sur les 7 ou 8 premières générations. Ce serait déjà un bon début, en sachant que pour certains, je n'ai quasiment aucune information à ce jour.
Enfin, la dernière résolution sera l'entraide et l'indexation. Il y a tout d'abord le projet actuel d'indexation sur le site Mémoire des Hommes. Ensuite le projet de Clément sur l'indexation d'un tableau d'honneur de la grande guerre. Et enfin, divers sites sur lesquels j'ajoute des informations quand je les trouve au hasard de mes recherches, comme par exemple le site de l'Association Histoire du Premier Empire.
Bonnes fêtes de fin d'année à tous !
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